‹ Chine ancienne et nouvelle. Impressions et réflexionsChapitre 60 sur 77 · Décret du 7 décembre · texte numérisé non relu

Décret du 7 décembre

exercices à feu *. L'Impératrice commande spécialement des Mauser et des canons à tir rapide pour l'armement des troupes impériales 2. Une fois, elle va jusqu'à donner l'étranger en exemple à la Chine : « Voyez les divers royaumes de l'Occident : quoique leurs coutumes et leurs lois diffèrent sur quelques points de celles de la Chine ; cependant, dans les affaires industrielles et commerciales, ils doivent s'appliquer sérieusement, et réussissent effectivement à s'enrichir et à se fortifier ^. »

Il n'est pas certain que l'Impératrice ait précipité la crise actuelle. On peut supposer avec autant de vraisemblance qu'elle a été entraînée par le mouvement réactionnaire beaucoup plus loin qu'elle n'aurait voulu. Il est permis de penser que les tentatives bien intentionnées des réformateurs ont fait autant pour provoquer le soulèvement auquel nous venons d'assister que la demiréaction de l'Impératrice.

Les humiliations sans précédent que dans ces trois dernières années les puissances européennes ont infligées à la Chine, sont au contraire sans conteste possible une des causes principales de la crise.

Pour la première fois, les étrangers se sont emparés de parties, de parcelles intégrantes du territoire chinois. L'Annam, le Tonkin, Formose n'avaient jamais été considérés comme sol chinois. Hong-Kong n'était qu'un îlot insignifiant. A Canton, à Changhaï, à Hankaou, à Tientsin les Européens payaient la redevance à l'Empereur pour leurs concessions. Mais Port-Arthur, Kouangtchéou, Wei-haï-wei et le territoire de Kowlun, étaient des morceaux de terre chinoise enlevés aux Chinois.

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