‹ Chine ancienne et nouvelle. Impressions et réflexionsChapitre 67 sur 77 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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toutes pièces, qui empêchera les Chinois, le jour où ils le voudront bien, de jeter les Occidentaux à la mer? Ils ont déjà failli réussir à Tientsin !

Jusqu'ici les militaires en Chine ont été peu respectés parce qu'ils n'étaient pas lettrés. La fondation des nouvelles Académies militaires est un symptôme grave, non seulement parce qu'elles formeront des officiers instruits de la stratégie moderne, mais surtout parce qu'elles doivent se recruter parmi les bacheliers i. Le jour où la Chine possédera une classe militaire haut placée dans la société, elle qui ne possédait jusqu'ici d'autres organisations anti-occidentales que le clergé bouddhiste et les ligues patriotiques, rien ne lui manquera plus vraiment pour réaliser son rêve d'exterminer les étrangers.

Que pourra -t- on attendre d'une sorte de « faux Japon » qui n'aura pas été, en dépit des écoles, réellement, foncièrement acquis à la civilisation moderne, qui ne lui aura emprunté ses armes que pour mieux la rejeter — et d'un Japon de 400 millions d'hommes!

Dira-t-on que sa demi-barbarie même le rendra peu dangereux? Mais ni les vertus, ni l'organisation militaires ne sont ce qu'il y a de plus difficile à prendre dans la civilisation occidentale. Ne voit-on pas que l'énorme supériorité du nombre compensera et au-delà l'infériorité de valeur militaire; ou veut-on que l'Europe entière ait à se mobiliser contre la Chine?

Comment donner de gaîté de cœur à un quart de la race humaine les moyens de se refermer plus farouchement que jamais au progrès, en quelque sorte de se « contreciviliser », et de devenir une menace pour le repos de l'humanité !

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