XXXXII HISTORIQUE
j-alissime, prince de I^ang et, après avoir obligé TËmpcreur à transférer sa capitule û Lo^yany^ il le ilt assassiner. 11 mit à sa place un des jeunes iils de sa victime qui rê^j^na à peine deu\ ans, le força bientôt à abdiquer et se proclama empereur (907).
Les Cinq petites Dynasties. —De 907 à 9tI0, TËmpire traverse une période agitée où les révolutions dynastiques se succédèrent avec une singulière rapidité : les guerres étaient incessantes et les généraux se faisaient acclamer empereurs par leurs troupes. Ainsi se suivirent cinq Dynasties : la 14*, Heou-Leany (907-923), 2 empereurs; la 15*, HeoU'T'aiiy (923-930), 4 empereurs ; la 10', Ueou-Tsin (.93&-946), 2 empereurs ; la 17*, Heou-Hari (947-951), 2 empereurs ; la 18-, Heou-Tcheou {9bi'960)y 3 empereurs. Cette période fut signalée par de fréquentes invasions de Tartares ou des barbares du Nord ; sous la 18- dynastie, cependant, il y eut un moment de calme et de prospérité relative; son fondateur, A'oao-Wci, proclamé empereur sous le nom de T'ai-tsou, fut un prince capable et heureux dans ses entreprises militaires. Son fils adoptif, Che-tsony lui succéda, gouverna sagement et soumit à son pouvoir plusieurs des principautés qui, dans ces temps troublés, s'étaient faites indépendantes. 11 mourut jeune, laissant pour héritier un enfant de 7 ans ; les vassaux en profitèrent pour recommencer leurs rébellions et la régente lîuvoya contre eux un général renommé, Tchao ICouang-yin que l'armée acclama empereur et qui prit le nom de T'ai-tsou; une dynastie nouvelle était fondée et celle-là devait durer.
19« Dynastie, les Song. —06 960 à 1280; 18 empereurs: capitales K'ai-fong-fou, puis Hang-tcheou-fou. —T'ai-teo 16(960-975) montra de grandes qualités et reconstitua Tunité chinoise en ramenant sous l'autorité impériale une dizaine de principautés révoltées; il eut à s'emparer de Nankin et montra beaucoup d'humanité pour les vaincus; sous son règne la Corée se fit tributaire. T'ai-tsong {9Hi-9^1) fut également un prince sage; il était grand protecteur des lettres et se plaisait à rendre la justice. 11 eut à soutenir des luttes contre les Tartares Kl-tan. Tchen-lsong (998-1023) eut un règne heureux; il . réduisit les impôts, lit faire le dénombrement de la population agricole pour les répartir équitablement et ordonna la réimpressiou des anciens livres; il eut aussi à combattre les envahisseurs.
Jen-tsong (1023-1063) fut un prince pacifique, trop paciflque car, ayant à subir une nouvelle invasion des K'i-tanonLeaOy au lieu de les repousser par la force, il traita avec eux à des conditions humiliantes et au prix de tributs énormes. Sous Chen-tsong (1068-1085), l'étoile de l'Empire pâlit un peu; les expéditions militaires ne furent pas heureuses et des réformes fondamentales dans le régime administratif et' U^ca) enlevèrent à l'empereur les sympathies de toutes les . classes de U population chinoise. Ces. lois malencontreuses fureut abolies sous le règne suivant par la reina régente, pendant lamino-
co
LES SONG XXXXTTÏ
rite de Tcho-tsong (1086-1100) qui eut pendant quelques mois pour ministre un célèbre UhiOTien ch'inoïa Sseu-ma Kouang . HoueiUong (H0M125) commit la grande faute de relever l'influence des eunuqu(^s et de son règne on peut faire dater la période décadente de la dynastie. 11 eut à repousser une invasion des Tartares du Nord et et recourut à l'aide de Tartares occidentaux. Le royaume des KH-tan fut détruit, mais l'empereur chinois paya cher ce succès : celui qu'il avait appelé à son secours fonda le royaume de Kin^ prit le nom de T'ûw'-t50w,comme la plupart des fondateurs de dynasties et s'empara de deux provinces, le Tche-li et le Chan-si qu'un traité avecffOKei-t^owp lui garantit. Ce traité n'ayant pas été respecté par les Chinois, le roi de I^in attira l'empereur par une ruse, le flt prisonnier et l'envoya mourir dans le désert (Cha-mo) . Son flls, -^'in-fAoni;' (1126-1127), eut le même sort, les Tartares ayant pris et pillé la capitale.
A'ao-t50?ip (1127-1162); trouva une situation difficile; reculant devant l'audace croissante des Tartares installés au Nord, il transporta d'abord la Cour à Nankin, puis à Hang-tcheou, capitale de la province de Tcho-kiang; il conclut entln avec l'envahisseur une paix peu glorieuse.
En fait, la Chine fut de nouveau partagée en deux États, celui du Nord, les Kin, et celui du Midi, les Song^ appelés dès lors Nan Song. Le règne de Hiao-tsong (1163-1190). fut cependant assez paisible parce que le nouvel empereur du Nord fut lui-même assez pacifique. Il fut loin d'en être ainsi sous les règne suivants, Kouang-tsong (1190-1194), Ningtsonq (1195-1224) et Li-tsong (1225-1264). 11 y eut d'abord la grande invasion du célèbre empereur (khan) mongol Genyis (1214) qui franchit la Grande Muraille et ravagea la moitié du territoire. A la vérité le royaume des Kin fut détruit, mais le petit fils du grand conquérant mongol, Koubilai^ se tailla dans l'Empire Chinois, un vaste royaume, et s'attacha les peuples conquis par la considération qu'il eut toujours pour les lettrés, etles honneurs qu'il rendit à la mémoire de Confucius, qui sera toujours le grand homme, le demi-dieu delà race chinoise.
Proclamé empereur en 1260 sous le nom de Che-tsoUf Roubilai ût bâtir en 12G7 la ville qu'il appelaTai-tou et qui est aujourd'hui Pékin. Avec une persévérance qui ne se démentit pas, il accrut les limites de ses conquêtes et la sphère de son influence, et on put voir en lui le futur chef de l'Asie Orientale. Et, en effet, la dynastie des S07ig allait disparaître ; les derniers empereurs n'eurent qu'un lambeau de territoire et l'apparence d'une puissance. Touan-tsong (i^l6-iûTi) fut réduit à s'embarquer sur la flotte qui lui restait et ne tarda pas à mourir, âgé de 11 ans. Son frère Ti-ping (1278-1280) dut également prendre la mer, mais sa flotte fut rejointe et battue par celle des Tartares et la famille impériale se jeta dans les flots pour éviter la honte de la captivité. Ainsi finit (1280) la dynastie des somi.
TX-XXXIV HISTORIQUE
i>0* Dynastie, les Yuan. — D^ l!jt80 à 1368; emperonvs; capitale Pékin. -- Koubilai, qui prend place dans la liste des empereurs chinois sous le nom de Che-tsou, n^gnail depuis di(U)sJir sou royaume de Yuan lorsqu'on 1280 il succéda au dernier des Huno. (îe fut un priiK'e doué de grandes qualités, qui sut faire' ré jçn»*r la prospérité dans rimmense empire qu'il avait soumis à son autorité et où, par sa politique habile et tolérante, il lit oablier les massacres qui avaient accompagné ses conquêtes. 11 réorganisa Tadminislration et, rendant hommage à la supériorité de la civilisation chinoise, il lit instruire par des maîtres chinois les jeunes Mongols destinés aux fonctions publiques, il attira à sa cour des savants étrangers qui perferticumèrent ses astronomes dans la science? à laquelh» les Chinois aUaiîhent tant d'importance : il retint longtemps près de lui le célèbre voyageur vénitien Marco Polo, auquel il conlla des fonctions considérables et dont la curieuse relation promptement répandue en Europe fut hî premier document donnant aux Européens des notions précises et sérieuses sur les <hoses de la Chine. La religion des Mongols était le lamaïsme, dérivé du bouddhisme, et Che-lsou, tout en couvrant d'honneurs la mémoire de Confucius, laissa prendre auxto-wict beaucoup d'autorité: cela fut cause de conflits qui contribuèrent à la chute de sa dynastie. 11 n»' fut pas heureux, dans une tentative contre le Japon et ne put davantage conquérir le Tonkin et la Cochinchine. Avec l'aide d'un général de grande renommée, l'o-yen, il refoula en 1^67 une irruption de son oncle, le Khan des Tartares occidentaux qui, d'après Marco Polo, aurait été chrétien. Il mourut en 1294, âgé de 80 ans.
Son petitnis, Tch'enytsonq (1295-1307) eut un règne assez incolore ; on lui doit cependant une réforme utile, la suppression du droit qu'avaient usurpé les grands d'infliger la peine capitale; il ordonna que toute sentence de mort lui serait soumise. Woa-tsony, son neveu, lui succéda (1308-i:îH) ; il rendit, comme Kouhilai, de grands honneurs posthumes à Confucius et lit traduire ses œuvres en langue mongole, mais cette tactique habile ne le détacha pas personnellement de sa prédilection pour les la-ma auxquels il laissait prendre une influence qui mécontentait l'élément chinois. Son frère Jentsong (1312-1320) chercha à mettre tin aux abus de cette influence croissante et punit sévèrement quelques-uns des ministres de son prédécesseur; il rétablit le Tribunal des historiens et se montra attentif a tout ce qui pouvait assurer la prospérité de l'Empire; son règne reçut l'éloge d'avoir été considéré comme trop court.
11 en fut de même pour celui de Yiny-tsony (1321-1323) qui s'appliqua à rapprocher les Mongols des Chinois etàse concilier ceux-ci en pratiquant les cérémonies des anciens empereurs; il fut assassiné, avec son ministre, à l'Age de 2t ans.
co
LES YUAN XXXXV
Tai-tiny (1324-1338) après avoir fait justice des assassins de son prédécesseur, fit une nouvelle division delà Chine en 18 provinces; il réprima certains abus des la-ma; son règne fut marqué par des calamités, famines et épidémies. Il y a peu de choses à dire de ses successeurs. Le dernier empereur de race mongole fut Chouen-ti (1333-1367). Il n'avait que 13 ans lorsqu'il monta sur le trône; ses débuts furent heureux, mais, par la suite, Il se laissa aller aux plaisirs, au luxe exagéré et abandonna, le soin du gouvernement à des ministres dont les fautes et notamment les travaux coûteux destinés à changer le lit du fleuve Houang-ho, soulevèrent un mécontement général. Un homme de naissance obscure, Tchou, sorti d'un couvent de bonzes, prit la tête d'un mouvement de rébellion. Ses grandes qualités lui valurent les sympathies du parti chinois fatigué de la domination étrangère et, malgré la résistance souvent héroïque des gouverneurs des grandes villes, presque tous de race mongole, il s'empara successivement des provinces et l'empereur prit le parti de lui laisser le terrain libre et se retira en Tartarie.
21' Dynastie, lesMing.— De 1368 à 1644; 17 empereurs; capitale a Nankin, puisa Pékin. — Tc/iom reçut le nom posthume dcT'ai-tsou « Grand Ancêtre ». Lorsqu'il parvint à la dignité impériale il avait le titre de duc de Wow, possédait une grande partie de l'empire, et avait fait de Nankin sa capitale. Il dut employer les premières années de son règne à affermir et à étendre son pouvoir en réduisant les débris du parti des Mongols et les rebelles indigènes qui avaient été ses rivaux. Il refit ainsi l'unité chinoise et il porta même son autorité au-delà de la Grande Muraille et jusqu'au Tibet. Il eut cependant toujours à repousser des incursions rapides des Tartares qui ne se décourageaient jamais et se retiraient chargés de butin dans leurs contrées peu accessibles. A l'intérieur, il eut soin de rétablir les anciens rites, les anciennes coutumes chinoises et mit tout en œuvre pour faire oublier la domination mongole; il tenta de mettre fin aux intrigues des eunuques en les évinçant des fonctions publiques. Son action s'étendit à toutes choses et son règne peut, à juste titre, être considéré comme l'un des plus célèbres. Aussi reçut-il plusieurs ambas.sades des principautés ou royaumes limitrophes ou lointains.
11 mourut en 1398, laissant le trône à son petii-filSy Kien-ioen-ti, âgé de 13 ans, qui ne le garda que jusqu'en 1403. 11 annonçait de brillantes qualités mais les grands le trouvaient trop jeune et un do ses oncles s'étant mis à la tète du soulèvement s'empara de Nankin et le détrôna. rcTi'tfWgr-tsow (1403-1424), après avoir exercé de cruelles vengeances sur ceux qui avaient résisté à son usurpation, se montra habile, et son règne niar(jue dans les annales chinoises. 11 porta la guerre chez les Mongols dont le lerriloivc ^•siNv^'^ ^^^:.s^.
'X'SX'XVI HISTORIQTTE
«hirrnise. A la septième ann^e de son r^p:ne, U transporta la Co«r Impériale à Pékin.
Jen^tsong no. ro^rna qu'un an. Son llls Sluan-tsony U426-14Sd), -qui fut un bon souverain, conféra :iu priure de Cocliinchine le titre de Roi, en se réservant l'investiture.
Ytng-tsony (1436-1449), trop jeune, se confia à un eunuque, sou premier ministre, qui Pentraîna dans une guerre dé.sastrcuse contre les Tartares; il fut fait prisonnier et relégué à l'intérieur de leurs pays barbares.
En son absence, King-ti, son frère, gouveina (1450-1457) et négocia longuement pour obtenir la mise en liberté de Tempereur captif. Les négociations ayant abouti, Ying-tsoiig revint à Pékin, embrassa publiquement son frère et renonça au trône. Cependant, son frère étant mort sausenfants, il consentit à reprendre le pouvoir et commença un nouveau règne (1457-1464).
Hien-tsong fl 105-1487) eut deux expéditions heureuses contre les Tartares, éternels envahisseurs, et contre des brigands organisés en bandes qui ravageaient le Hou-kouang. 11 eut le tort de rendre l'autorité aux eunuques. //fao-t50??£/ (1488-1505) eut à réprimer la rébellion d'un bonze influent et son règne fut troublé par une série de calamités, peste, famine, tremblement de terre, sans préjudice des irruptions tartares. Le règne de Wou-tsong (150«-l52i; fut tout aussi désastreux et ce prince faible, livré a de frivoles amusements, ne sut apporter aucune résistance aux entreprises des Tartares Mantchous (Man-tclieou) dans le Nord de la Chine et aux brigandages de bandes révoltées.
Son fils, Che-tsong (1522-1566) lui succéda et la dynastie retrouva une période de grandeur et de prospérité. Les Tartares furent énergiquement repoussés, ainsi que trois tentatives des Japonais (jui, non contents d*avoir renoncé à l'envoi irrégulier de tributs, voulaient acquérir des territoires sur le continent. Malheureusement l'empereur, sous l'influence des bonzes, mécontenta les (' Vieux Chinois » en faisant détruire dans les temples les images de Confucius; il mourut après avoir pris un fameux breuvage d'immortalité dont les bonzes prétendaient avoir le secret. Mou-tsang (1567-1572), livré aux flatteurs, régna sans gloire et sans événements notables, laissant le trône à un enfant de 10 ans, Chen-tsong iibT.l- 1019), qui avait été élevé avec soin; son premier ministre Tchang- Kiu-tctieng, après avoir gouverné avec sagesse pendant plusieurs années, finit par s'arroger une omnipotence qui souleva une émeute dans laquelle il périt. Le jeune empereur prit la direction des affaires et montra de grandes qualités. Son long règne fut cependant traversé par de nouvelles calamités qui dépeuplèrent presque le Chàn-si, et par des invasions des Tartares Mantchous qui furent d'abord repousses. L'empereur put aussi chasser les Japonais de la
co
LES MINrr XXXKVIl
^!orée où ils tentaient de s'établir. Plus tard, les Mantchous revinrent à la charge, leur chef se cantonna dans le Leao-tong et se iiroclama empereur de la Chine sous le nom de T'ien-ming. En 1019, une armée de six cent mille Chinois tenle de le chasser ; elle est battue et le chef heureux des envahisseurs marche sur Pékin. L'empereur V(3ut alors se retirer dans sa seconde capitale, Nankin; on l'en (iôtourne, mais il meurt presgu'aussitôt. Son flls Kouang-tsony, qui aanonçait de sérieuses qualités, ne régna qu^un an.
Hi-tsong riÔSl-lGii?), âgé seulement de 16 ans, se laissa gouverner par les eunuques et fut impuissant à s'opposer aux entreprises (le Tien-miny qui mourut en plein succès (IC^7^ en même temps (|ue le faible empereur.
Le dernier des Ming fut Houai-tsony (1628-1643). 11 possédait liîs qualités nécessaires pour faire un souverain remarquable, mais Il était trop tard pour sauver la dynastie. Comme il arriva toujours dans ce vaste empire, les difficultés extérieures favorisaient les I roubles intérieurs et l'Empereur eut à lutter à la fois contre les Mantchous et contre d'importants soulèvements de rebelles. 11 lut trahi par un de ses généraux. Yuan qui tenta en 1635, de livrer Pékin à Tch'ong-to^ le souverain des Mantchous, auquel son père, en prévision de l'avenir , avait fait donner une éducation chinoise et qui savait s'attirer les sympathies des lettrés et des mandarins. Mais la trahison de Yuan échoua; ce ne furent pas les Mantchous qui s'emparèrent de Pékin ; ce fut un rebelle Li Tseutch^eng^déyà maître de plusieurs provinces lorsqu'il envahit le Tcheli et vint mettre le siège devant la capitale, t^ui lui ouvrit ses portes sans résistance sérieuse. L'empereur n'attendit pas le vainqueur et .se pendit dans les jardins du palais (1643J. Li Tseu-tch'eng ne profita pas de sa victoire; Tch'ong-to marcha sur Pékin, d'où le rebelle avait fui, mais il mourut avant d'y arriver; ce fut son fils. Chouentche qui entra dans la ville où il fut proclamé empereur par les habitants que les cruautés et les exactions de la courte dictature du général rebelle avaient exaspérés. Ainsi finit la dynastie des Ming qui, malgré cette chute, fut une époque brillante pour la Chine, par le développement des lettres, des sciences et des arts, ainsi que par l'extension des relations avec les nations étrangères. On dit pour la Chine « l'époque des Ming '>, comme on dit pour la France « le siècle de Louis XIV *.
2i' Dynastie: Les Ts'ing.— La CInne moderne. — La dynastie fondée par le conquérant mantchou est celle qui règne encore sur la Chine et, cependant, elle fut sur le point de disparaître à son origine. Mort avant d'arriver à Pékin, TcJi'ong-to avait désigné pour lui succéder son (ils^Choiien-tche, âgé seulement de six ans. 11 avait heureusement pour tuteur son oncle, A-ma-it5ar?<;, qui fut un habile politiciue, de taille à tenir lêlc aux événements. Cviv ^^^ «a.^vx^ \^
xxicxviii uistorique;
Tcheli, lassé de la tyrannie du rebelle Li Tseu-tch'eng, la nouvelle dynastie fui acclamée, il n*en fut pas de même dans les provinces où rélémeut ciiiuuis lutla courageusement et longuement contre les Mantchous, recherchant et proclamant empereurs, sur plusieurs points du territoire, des rejetons de la famille des Afing. A-mutoany triompha cependant de cette résistance, inspirée, en grande partie, par l'obligation, imposée par le vainqueur aux Chinois, de se raser le devant du crâne et de se natter les cheveux à la manière des Mantchous. Quand il mourut, en 1651, il laissait à son neveu un grand empire, presque entièrement pacifié et la dynastie était solidement établie.
L'intérêt de l'iiistoirede cette nouvelle dynastie est surtout dans ses relations avec les Européens, car la Chine commençait à s'entr'onvrir pour les étrangers. L'histoire de ces relations fera l'objet d'un chapitre spécial et nous nous bornerons à un rapide exjjosé des événements intérieurs.
K'aufj-hiy qui succéda à (^liouen-tche, régna de lôOi à 1722, contemporain par conséquent de Louis XIV, acheva la conquête du territoire chinois, reçut la soumission d'un chef de pirates, (|ui s'était fait une souveraineté de la grande ile de Formose, et repoussa une expédition menaçante des Tartares Eleuths. Durant son règne, il reçut avec faveur quelques missionnaires envoyés par le roi de France, nomma même un jésuite président du Bureau des Astronomes ; cet accueil ne l'empêcha pas, d'ailleurs, de prendre parfois des mesures sévères contre les chrétiens. (]ette intolérance intermittente prit un caractère plus accentué sous sou successeur, Yong-tcheny^ qui, tout en conservant à la Cour ceux des missiounaires qui s'étaient rendus utiles à l'Etat, lit reconduire les autres a Macao. 11 eut pour successeur JCidU-long qui, au cours de son long règne (173G-1795), combattit heureusement les Eleuths, dont le territoire devint lief chinois, et accueillit une immigration de Tourgouts, venus des rives de la mer Caspienne. Cet empereur eut à .soutenir une guerre contre les Birmans d'Ava, à pacifier le Tibet et à réduire à l'obéissance les Miao-tseu, arborigènes indépendants, installés depuis des siècles dans les montagnes du Kouei-tcheou. 11 reçut une ambassade anglaise et la France était représentée à sa Cour par le P. Amiot et ses compagnons, dont les travaux ont tant contribué à faire connaître la Chine.
Dès cette époque, la puissance chinoise est solidement établie et n'a plus à redouter les invasions multipliées qui ont rempli son histoire durant des siècles, mais elle trouve à l'intérieur de graves éléments de désordre dans les Sociétés secrètes, et, d'autre part malgré l'instinct qui la porte à rester fermée, elle voit les Européens s'installer sur plusieurs points de la côte ou dans des territoires que, malgré leur indépendance, elle considérait comme
co