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LES PORTUGAIS LUI

Chine où ils arrivèrent en 15i4. Ils y mirent de la persévérance et on a conservé le uom de Raphaël Perestrello qui, en 1516, parvint à Canton sur une Jonque. En 1521, un ambassadeur portugais Thomas Pires, arrivait à Pékin, pendant qu'un autre portugais Simon de 4ndrade s'installait à Canton, d'où, malheureusement, ses allures impérieuses le firent chasser. Cependant les Portugais réussirent à prendre pied dans le Céleste-Empire ; ils eurent à Ning-po, dans le Tcho-kiang, un établissement considérable, qui fut prospère pendant plusieurs années : ils abusèrent de ce succès et finirent par exaspérer la population indigène qui, en 1545, se souleva contre eux détruisit complètement leur établissement, massacrant, avec les huits cents Portugais qui le peuplaient, environ douze mille Chinois convertis au Christianisme. Le même sort atteignit, en 1549, une autre colonie portugaise, Ts'iuan-tcheou, dans le Fou-kien. Les Portugais durent alors se contenter de comptoirs dans les îles voisines des canaux menant à Canton, puis plus tard, vers 1553, s'installèrent à Macao, où les Chinois les laissèrent tranquilles, en fermant toutefois par une barrière l'isthme qui rejoint la ville au territoire chinois. A ce moment, l'influence portugaise décroît en même temps que la puissance continentale de cette nation allait en s'afl'aiblissant. En 16t)7, l'empereur K'ang-hi reçut une ambassade portugaise et lui donna des garanties pour la possession de Macao, qui resta cependant soumis au paiement d'un tribut de 500 taëls, indépendamment des droits perçus par une douane chinoise établie dans la ville à côté de la douane portugaise. Plus tard, l'importance commerciale de Macao eut à souffrir de l'établissement des Anglais à Hong-kong et l'influence des Portugais fut ruinée en Chine. Ils y (conservent cependant Macao dont, après quelques péripéties, la Chine leur permit l'occupation perpétuelle par un traité conclu en 1887.

Espagne. — Les Espagnols, venus longtemps après les Portugais, obtinrent certains privilèges commerciaux avant les autres nations européennes ; Chinois et Portugais les avaient autorisés à trafiquer à Macao et ils eurent un comptoir à Amoy. D'autre part, ils envoyèrent en Chine, au Fou-kien, des missionnaires dominicains qui purent y faire un établissement.

Hollande. -- Les Hollandais, navigateurs et commerçants avisés et entreprenants, établis dans leur colonie de Java, dirigèrent de Batavia leurs premières entreprises vers la Chine. Après avoir tente vjiinement de s'emparer de Macao, ils s'établirent d'abord aux îles Pescadores, puis, en 1624, dans la grande île de Formose. Ils en furent chassé», eu 1061, par le dernier défenseur de la dynastie des Min*;, Tchen-konu , qui tint pendant quelques années Formose en son pouvoir. Los Hollandais avaient négocié avec la dynastie Maut cboue, à la(juelle ils envoyèrent plusieurs ambassades et ils lui offrirent même le concours d'une escadre de guerre pour reprendre

HISTORIQUE

Fonnosc. (îctte expédition D'eul pas lieu par suite du défaut d'entente entre les deux alliés et, plus tard, les rebelles de Formose se {fournirent aux Chinois. La puissance maritime de la Hollande allant en s'afTaiblissant, les relations de cette nation avec la Chine ne reprirent jamais une sérieuse activité.

Autres nations. —La Russie, dans sa marche lente et progressive vers le N.-E , ne pouvait manquer d'avoir de fréquents contacts avec la Chine, mais elle ne commença k traiter sérieusement avec elle que vers 1727 et encore le traité qu'elle conclut à cette époque et un second, en 1768, n'eurent-ils que peu de résultats. Ce n'est qu'au milieu du xix* siècle que la Russie retira de ses négociations des avantages appréciables, dont elle cherche actuellement à réaliser toutes les conséquences. La Suède, le Danemarck, la Prusse, l'Autriche eurent aux xvii* et xvm* siècles quelques relations commerciales avec la Chine. Les Etats-Unis d'Amérique, à peine indépendants, dirigèrent des expéditions commerciales sur la Chine où leurs intérêts devinrent peu à peu considérables et sont, de nos jours, fort importants.

Angleterre. —Les relations de l'Angleterre avec ta Chine, qui devaient avoir par la suite une action si décisive sur la politique extérieure du Céleste-Empire, furent, au début, purement commerciales et rencontrèrent, à Canton surtout, un mauvais vouloir incessant, une résistance âpre, qui devaient amener des résultats contraires à ce qu'espéraient les Chinois.

Dès les dernières années du xvi« siècles et les premières du xvn*, des Compagnies anglaises, favorisées par la reine Elisabeth et le roi Jacques 1", furent fondées pour faire le commerce nver. l'Extrême- Orient; plus tard, le protecteur Cromwell en autorisa d'autres. Ces Compagnies se firent d'abord concurrence, puis réunirent leurs tnoyens et leurs intérêts et, aux premières années du xvm* siècle, le commerce anglais avec l'Asie méridionale et orientale se trouva quasi-monopolisé par une fusion de la Compagnie des Indes orientales avec la Compagnie de Londres, sous le nom de The United Company of Merchant tradies to the East Indies.

Des comptoirs furent établis sur plusieurs points delà Cùli* asiatique orientale, mais c'est à Canton que se déploya surtout l'activité commerciale anglaise et ils y rencontrèrent difficultés sur difllcultés.

L'action gc>nvernenienlale dut intervenir: on 174i>,le conimortorc Anson nioutn^ à Canton un navire de guerre, mais éprouve, coiunio les commerçants, les elTcts du niau\ais vouloir cliinV>is ; vingt aii« après, un Anglais, Fliut, annonct» son intention d'aller à Pékin comme ambassadeur, il rst arrêté rt subit une détention de trois ans . plus tard, les Anglais oui à se plaindre de l'excciition brutale de deux de leurs nationaux pour des crimes imaginaires. La situa-

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