SCULPTURE LXXXI
nombreuses planchés d*aprës des estampages soigneusement exécutés. Ils valent qu'on s'y arrête. Les bas-reliefs sont réparlis en deux groupes principaux, le premier, situé près d'une colline appelée Wou-tche-c?iant près de la sous-préfecture de Kia-siang, dans la fou de Yen-tcheou, le second placé au pied du Hiao-Vang-chan, près de Fei-tch'eng-hien du fou de T'ai-ngan.
Avant d'avoir été visités par l'auteur, ils étaient connus par un recueil chinois le Kin-che-sOy remontant au xvni* siècle, recueil important des anciennes inscriptions de la Cbine, et par des publications européennes et quelques estampages.
Les bas-reliefs du Won-tcTie-channe comprennent pas moins d'une quarantaine de dalles sculptées, aujourd'hui rassemblées dans une salle couverte, mais qui ont fait partie de chambres funéraires dont l'ensemble constituait, au ii* siècle de notre ère, la sépulture d'une famille Wou. Cette collection est extrêmement curieuse; les pierres sont couvertes de scènes sculptées accompagnées de légendes explicatives, se déroulant en zones horizontales sur chaque dalle.
Les figures sont planes, enlevées avec un faible relief sur le fond, quelques traits gravés accusent les détails ; la nature de la pierre ne se prête pas à une parfaite netteté des contours et l'artiste n'y a pas suppléé par la fermeté du dessin, les personnages disposés en sorte de procession, représentés de prolll, ont des attitudes gauches, d'un type presque uniforme; les visages sont sans variété et peu expressifs; par contre, on trouve plus d'allures et de vérité anatomique dans la représentation des animaux, notamment des chevaux qui sont fort nombreux.
Les sujets sont inspirés par Thistoire et la mythologie nationales ou par la pure fantaisie, sans qu'on y puisse reconnaître, comme on l'a voulu dire, aucune inspiration occidentale, qu'elle soit assyrienne ou égyptienne.
On y reconnaît les portraits de personnages légendaires des premiers temps de la tradition chinoise, des premiers empereurs, des personnages ayant joué un rôle historique ; on y trouve des scènes familières ou des combats épiques, des incidents historiques où les défunts auxquels le monument était consacré avaient pris part; les chevaux, libres ou montés, sont très nombreux, ainsi (pic des chars à deux roues d'un dessin uniforme ne variant que dans les dispositions de la tente qui les abrite et qui est tantôt supportcv' par une tige centrale, comme un parasol, tantôt appuyée sur des montants multiples ; on en voit même qui sont entièrement fermées ; d'autres objets peuvent fournir des indications précieuses sur le mobilier chinois à cette époque et, à ce point de vue, ces basreliefs ont un intérêt archéologique qui supplée à V^wt ^«w\^N"3k\vi\vç esthétique. Les animaux sont nombreim eV NW\fe%, fe\fe\\v^xvVî>, \a»^-