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CÉRAMIQUE LXXXIX

Lorsqu'ils ne sont pas inspirés par la fantaisie des poètes, les d« cors des yases chinois — et principalement des plus précieux — sont dictés par Tusage auxquels ils sont destinés et il est une catégorie de céramique curieuse d'objets rituels, c'est-à-dire empli >yés aux manifestations du culte. Or, dans ce pays où la fixité des traditions est si remarquable, la forme de ces vases, leur décoration ne varient pas pendant de longues suites de siècles. La Bibliothèque Nationale de Paris et le Musée Guimct possèdent la collection des 42 volumes publiés par K'ien-long et donnent la description de iU4 vases, la plupart en bronze, du Musée impérial de Pél^in, inaccessible aux Européens; beaucoup de ces vases, dont plusieurs remontent à 1783 av. J.-C. (dynastie des Chang), ont servi de modèles à la céramique relativement moderne.

Les différentes religions en usage en Chine ont diversement influé sur l'art de la porcelaine.

La doctrine de Gonfucius, encore officielle, est surtout le culte des ancêtres, pratiqué dans chaque demeure ; aussi les vases rituels se rapportant à ce culte sont-ils nombreux; ce sont des brûle-parfums, des coupes et des plats pour les offrandes alimentaires. Ces objets reproduisent les animaux des anciens vases de bronze, notamment le dragon ou long^ symbole de l'Orient ou du printemps; il a cinq griffes sur les porcelaines impériales et quatre seulement sur les autres; la licorriC o\x hi-liriy qui personnifie la perfection et le bonheur; la tortue^ koueij symbole de la force; \e fong-hoiianÇf oiseau de bon augure que Ton croit avoir été, dans la haute antiquité, l'emblème impérial avant le dragon.

Avec le Taoïsme ou doctrine de Lao-tseu, nous trouvons sur les vases rituels, ou même en statuettes, la figure humaine appliquée à la représentation des multiples divinités de ce polythéisme confus : Chang-ti dieu du ciel, Cheou-lao^ dieu des étoiles et de la longévité (c'est Lao-tseu lui-même qui, suivant la légende est né avec des cheveux blancs).

Cheou-lao est parfois accompagné de huit personnages appelés Pa-sieti ou saints; ce sont des demi-dieux vénérés pendant leur vie terrestre. Nous ne pouvons ici donner la longue liste des nombreux personnages ainsi divinisés dans le Taoïsme et rei)résentjés dans le céramique rituelle.

On trouve fréquemment sur les vases inspirés par la doctrine de Lao-tseu des signes de longévité, car le grand désir du Chinois est de jouir le plus longtemps possible des joies de la terre, supérieures sans doute dans sa pensée à celles de la vie future, telles que ses croyances religieuses la lui font entrevoir. Ces signes de longévité sont parmi les végétaux, le pin, le prunier, le saule, le bambou et surtout le pêcher et son fruit, la pêche, dowX\^\QXxei^ ^"sX ^'^xv^'soNùonnée à de jjetits vases. GerlaViis aiATa^MimiXiX. fe%^cttis.\iN. «îr. '^'5^^'^"

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