‹ Chine du sud et de l'estChapitre 7 sur 131 · PASSEPORT · texte numérisé non relu

PASSEPORT

Consulats : Tien-tsin (20.000 f.) Tch'ong-k'iiig (30.000 f.) Foutcheoii. Canton (£5.000). Han-k'eou. Long-tcheou (24.000). Mong-tseii (24.000). Sseu-raao (26.000) (inoccupé). Pak-hoi, llong-kong (28.000).

Vice-consulats : Hoi-hao (14.000). Ho- k'cou, près Lao-kay (16.000). Soua-t'eou. Ainoy. Tclie-foii (avecNieou-tchouang). Tong-hin (près Moncay) (inoccupé).

Allemagne. Légation à i^'^kiii : minisire, 60.000 marcs; 1*' secrétaire, 15.000 m.; f secret., U.COO m.; 1" interprète, 15.000 m.; 2* interprète tKOOO m.; 1" chancelier, 8.r)00 m. ; 2' ciiancel., 6.000 m.

Consulat général à (]l)ang-liai : Consul général, 40.000 ni.; 2 vice-consuls à 12.000 ni. ; interprète à 12.000 m. ; 1" secret. 8.500; i* secret., 7.200 m.; huissier 3.600 m.

Consulats: Anioy, Canton, Fïan-k'eou, Yi-ïch'ang, Nankin, Souat'eou, Tche-fou, Tien-tsin, Ts'i-nan-fou, Pak-Iioi (avec Hoi-hao) Tch'ong-k'ing, Hong-kong.

Angleterre. Légation à Pékin.

Consulats généraux: Chang-hai, Tien-tsin. Yun-nan-fou.

Consulats : Nieou-tchonang. Tche-fou. Tchen-kiang. Nankin. Wou-hou. Kieou-kiang Han-k'eou. Cha-che. Yi-tch'ang. Sou-tcfieou, Hang-tcheou. Ning-po. Wen-tcheou. Fou-tchcou (et Ma-moi). Amoy Soua-t'eou. Macao. Canton. Wou-tcheou.

Japon

France. Légation à Tokyo (frais de représent. iO.OOO fr. ; plus le traitement).

Consulats : Yokohama (25.000).

Vic3-con3u\ats : Nagasaki (13.000). Kobé (14.000).

Allemagne, Angleterre, Etats Unis, etc., ont des Légations ou Consulats dans les mêmes villes.

Passeport. — Les étrangers peuvent résider en (]hine, sans passeport, dans les «Ports ouverts» et s'y livrer au commerce ou à l'industrie en toute sécurité et sans entrave d'aucune espèce. (Cf. Traité sino-francais de T'ien-tsin, du 27 juin 1858, art. VII).

Us sont également autorisés <à circuler autour de ces ports jusqu'à une distance de «100 li, pendant 10 jours». (Art. IV du traité sino-brésilien de Tien-tsin, du 3 oct. 1881.)

Cependant « les Français et les autres personnes établies dans les localités ouvertes à la frontière (sino-tonkinoise) pourront circuler sans passeport dans un rayon de 50 li autour de ces localités». (Traité sino-français, du 25 avril 188(5, art. V.i

Le traité sino-français de 1858 fixe le pied chinois à 0"',3.')8 ; le li aurait donc une valeur légale de 578",35.

H RENSEIGNEMENTS

Mais si ces étrangers désirent voyager dans l'intérieur de l*enipire, ils doivent alors se munir de passeports que leur délivreront leurs représentants consulaires. Ces papiers sont contre-scellés par les autorités locales et engagent par ce fait la responsabilité du gouvernement chinois.

« Les Français qui voudront se rendre dans les villes de l'intérieur ou dans les ports où ne sont pas admis les navires étrangers, pourront le faire en toute sûreté, à la condition expresse d'être munis de passeports rédigés en français et en chinois, légalement délivrés par les agents diplomatiques ou les consuls de France en (Ihine, et visés par les autorités chinoises. En cas de perte de ce passeport, le Français qui ne pourra pas le représenter, lorsqu'il en sera requis Jô},^alement, devra, si l'autorité chmoise du lieu où il se trouve se refuse à lui donner un permis de séjour, pour lui laisser

sage dans les ports ouverts au commerce étranger pourront circuler, sans passeport, dans leur voisinage immédiat, et y vaquer a leurs occupations aussi librement que les nationaux. » (Art. VllI du traité

de 1858).

Le personnel. — Après s'être assuré d'un passeport auprès de son consul et avoir réuni tous les renseignements et documents utiles pour entreprendre une étude et un voyage à travers les pays peu parcourus de l'empire, on choisit son personnel.

En principe, les gens de service doivent pouvoir servir à l'occasion d'interprètes, donc comprendre la langue de l'étranger et connaître des dialectes de l'intérieur, ce qui n'est pas toujours facile à trouver si le voyage s'étend loin du point de départ.

On prend parfois un lettré-interprèle , On en trouve un assez grand nombre à Pékin, à Chang-hai, à Canton i)arlant l'anglais ; ceux qui connaissent le français sont plus rares. Le diplômé chinois qui s'inlitule « lettré linguiste » est assez exigeant ; c'est un «Monsieur» qui se fait servir; ses honoraires mensuels sont de 70 à 100 piastres. 11 est parfois prétentieux, s'accommode mal des péripéties du voyage, et ne prend pas toujours dans les moments difUciles l'intérêt du maître-étranger.

Si l'on a pris le temps nécessaire pour recruter son monde et le bien connaître, on trouvera assez facilement un Chinois, moins titré, qui consentira à être un serviteur: appointement mensuel, une trentaine de piastres. Ce Chinois devra être suffisamment lettré pour écrire sa langue, faire de courtes traductions, connaître les règles compliquées de l'étiquette chinoise afin de servir d'intermédiaire dans les relations avec les autorités ; on l'emploiera aussi à faire le logement.

Un boy et un cuisinier compléteront le personnel. Gages mensuels 20 cà 25 piastres. Bien définir à chacun son service.

iO

UF.XSMKjNtMJiMî;

haut prix; une particularité assez curieuse, est que les eunuques seuls se servent de voitures traînées par des chevaux blancs et qu'ils vont toujours aussi vite que possible. Pour les voyages, deux mulets attelés en flèclie font 50 kil. par jour; ces botes sont infatigables comme leur conducteur. Pour être passablement installé dans ces véhicules, on y place un matelas, des oreillers, enfin tout ce qui peut amortir les épouvantables secousses provenant des routes toujours défoncées (Mgr Favier, Péhing). A Pékin, la journée (pour l'élrangei) est de 2 piastres, mais prise en province, i p. la journée, et la course d'une heure, 50 sapèques; il y a des tarifs différents pour cha(jue localité.

Le pousse-pousse est d'introduction récente; il ne se rencontre •ncore que dans quelques cités ouvertes au commerce et, depuis peu, à Pékin. Si le pousse-pousse a l'avantage d'être assez rapide sur les bonnes routes et de pouvoir être agréiiblement employé pour une course dans les grands centres, il devient inutilisable pour les excursioni, parce que les routes macadamisées n'exiftent pas encore sur le territoire relevant de l'administration cliinoise.

Pour les promenades et les voyages, beaucoup de personnes donnent leur préférence à la monture. On peut utiliser le cha)neau pour la traversée de la Mongolie, prendre un âne ou une mule dans les pays de montagne, mais l'animal le plus prisé est encore le cheval. Dans le Nord, dans l'Ouest et dans le Sud-Ouest, on rencontre beaucoup de cavaliers; il est admis, dans ces régions, que l'on peut montera cheval, tandis que dans d'autres, la convenance, le décorum voudront qu'on ne se serve que du palanquin.

Mesure itinéraire. — Les Chinois ont une mesure itinéraire, le Li, mais sa dimension varie selon les provinces et même les arrondissements. Au Yun-nan on compte 10 li par marche honiire, soit une étendue très peu supérieure à la lieue française. Dans quelques pays du Sud de la Cliine on distingue deux sortes de /( ; le Man-li ou « Li barbare » qui vaut 600 met. env., et le Kouan-li ou « Li mandarinal » qui est d'à peu près 400 met. C'est entre ces deux chiffres que se maintiennent les estimations.

Les Français, en vertu d'un agrément avec la Chine (traité de 1858), lixant le pied chinois à 0'"358, donnent au li une valeur légale de 578 m. 35, tandis que les Anglai.^ l'évaluent communément à un tiers de leur mille terrestre (l.COO met), soit 53G m. 35 env.

TABLEAU DK8 MONNAIES

Tableau des monnaies

Valeurs approximatives, au pair, en or et en argent

Le dollar américain est compté pour 5 francs, mais ii raut en banque environ 5 fr. 20. Le rouble or est coté 4 francs, et le rouble argent 2 fr. 66. Le florin hollandais é^ale 2 fr, 06. Le yen japonais est évalué à 2 fr. 50, mais vaut environ 2 fr. 55. Le Souverain anglais est coté en banque, à Paris, autour de 25 fr 13, V Aigle des Etats-Unis, 25 fr. 90, le Guillaume {±0 marcs), 24 fr. CO, Vlmpériale de Russie, 20 fr. 65.

-< tA

H)tt03

-«J'OOOSOOt'OàrtCiOl

Page 1