VOIE FLUVIALE
La route de Kouei-yang-fou à Wou-tcheou-fou (voie fluviale. Voir R. 8. Kouei-tcheou) entre au Kouang-si à Mei-tchai.
Houai-yuan-hien, dans un îlot, et vis-à-vis le confluent d'un ruisseau. Cette sous-préfecture relève du Lieou-tcheoufou. Enceinte de '2.600 pieds de long, entourée d'un mur de terre. Quatre portes. La ville qui, au xiv* siècle, se trouvait à l'embouchure de la rivière Ta-jong, fut déplacée lors de sa reconstruction, en 1591.
Sous les Ilan, partie septentrionale du bien de T'j.::-tchong et territoire des populations Man ou autochtones du Tsa ko. Sous les T'anp:, territoire du Yong-tcheou, puis des Man de K- u-tcheou. Les Soug y Atablirent, en \\i)\ le Houai-yuan-klun, puis le P'ingtciioou et le Houai-yuau-hien. C.ette sous-préfecture, supprimée d'abord par le premi'er empereur Ming (1377), fut bientôt rétablie M384) et placée sous la dépendance du Lieou-tcheou-fou. Détruite par les aborij^ènes Yao vers ir>GO, elle fut reconstituée en 4591 et a été maintenue par la dynastie actuelle.
TcKang-ngan; chef-lieu de canton, et port fluvial important qu'atteignent les grosses jonques du Si-kiang.
FeoU'Cho-hiu, Po-cha, au confluent de rivières.
Yong-hien, sous-préfecture du Lieou-tchpou-fou, sur la r^ve dr. du cours d'eau qui prend alors le nom de T'ankiang. Les murailles de la ville ont 9 li de périphérie et sont percées de trois portes.
Sous les Ilan, territoire du T'an-tchong-hien. Les Ts'i y établirent le bien et le kiun de Ts'i-bi. Sous les Lean^': Ton<j:-uiu^'-tr,lieou, cliîingé, sous les Souei (508), eu Yonf^-tcheou et Yi-bi-hien. Les T'ang tirent de la sous-préfecture le Yong-cbouei-hien, puis le kiun du même nom. Les Yuan y créèrent un ngan-fou-sseu, puis le lou de Yong-tcheou. La circonscription n'est plus qu'une sous- préfecture depuis les Ming (4377), et ressortit au fou de Lieou-tcheou.
Cha-hong-t'ang, en face le confluent d'un ruir^seau venant de rO.
Ta-pou-hiu. Dans l'E., l'étang du Dragon, Long-t'an, au milieu d'un amas de roches.
LieoU'tch'eng-hien, sur la rive g. du T'an-kiang et vis-
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à-vis le confluent du Long-kiang venant du King-yuan-fou. Cette sous-j.réfecture dépend du Lieou-tcheou-fou.
Le territoire actuel de Farrondissement faisait partie, aux temps primitifs de l'occupation chinoise dans le Nan-yue, du bien de T'antcliong; sous les Ts'i (47i)-50i), le pays constitua le Long-tch'enghien, qui dépendait du kiun de Chen-ngan. Au début de la dynastie desT'ang(618-y07), le territoire fut réparti entre deux sous-préfectures, celle de Long-tcheou et celle de Lieou-ling-hien; mais, dès t>3:i ces deux divisions furent supprimées et le hien de Long-tch'eng fut reconstitué et rattaclié au Lieou-tcheou. dont le gouvernement eut son centre, de 1265 à 4370 à Lieou-tch'eng-hien, avant d'être transporté à Ma-p'ing-hien (Lieou-tcheou-fou).
La cité fut ceinte d*une muraille en 1369, réparée et refaite en maçonnerie; elle a 15 pieds de hauteur et 12 d'épaisseur ; le périmètre est de 3.502 pieds; trois portes, N., S et O., donnent sur la campagne et le fleuve.
Excursion: Au N. 0., dit Beauvais (le Kouang-si), grotte Louanyin forme une sorte de couloir circulaire. Autour de cette caverne : a ro. le pavillon Lin-si-ko; au N., le ïan-hia-t'ing , pavillon des nuages vermillons; au S., une terrasse rocheuse avec l'étang du Vase de Pierre, Che-p'eu-tch'e; au S.-E., la grotte des Esprits, Houei-sien-yen, où l'on remarquait autrefois un fourneau d'alchimiste, Tan-lou.
Lieou-tcheou-fou, préfecture, résidence du sous-préfet du Ma-p'ing-hien, et du lieutenant-gouverneur (tao-t'ai) du Yeou-kiang-tao (intendant du Cercle du fleuve de droite).
Le territoire de la préfecture actuelle fit partie sous les Ts'in (255- 200 av. J.G ) du kiun de Kouei-lin; sous les Ilan, elle passa sous la dépendance du kiunde Ts'ang-wou (Wou-tcheou), puis, à l'époque des « Trois royaumes » ellefut restituée à Kouei-lin. Après avoir appartenu au kiun de Long-tch'eng (Lieou-tch'eng-hien), elle devint, à partir des M ing (4368-1644), la préfecture du Lieou-tcheou-fou, et eut sous sa dépenciance six arrondissements.
La sous-préfecture formait, sous les Han, le hien de T'antchong ; sous les Souei (581-619), le territoire constitua le hien de Ma-p'mg, qui dépenditquclque temps du Siane-tcheou. Ce fut sous les Ming que la cité devmt la résidence du préfet de Lieou-tcheoufou.
Lieou-tcheou-fou^ 28,000 hab., est bâtie, à 130 m. d'alt., sur la rive g., dans une boucle que forme le fleuve, de sorte que la cité est entourée sur ses trois faces par le Lieoukiang dont la largeur atteint ici 300 mètres. De nombreuses jonques sont accostées le long des faubourgs ; quelques-unes ont un tonnage de 30 à 50 tonnes.
La ville est ceinte d'une première muraille en briques, datant de 1378, d'une étendue de 7,480 pieds et percée de
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cinq portes ; un second mur, construit en 1545, aboutit à ses deux extrémités au fleuve ; sa longueur est de 5.900 pieds, il est percé de trois portes.
Dans la ville, la colline Tche-kou-touei ou « Butte des Perdrix ». Ce mamelon est devant la résidence de Tlnspecteur des Etudes du district. Un dicton prétend que, si une perdrix s*envole de cette butte, il y aura, dans Tannée, un Tchouang-yuan (le premier du concours du doctorat) dans l'arrondissement.
Environs : Les alentours de la ville sont dénudés et presque déserts, les champs ne produisent qu'une petite brousse, mais les récifs calcaires, creusés de cavernes, donnent à la région un aspect particulier. On remarque parmi les curiosités naturelles :
Au S., en dehors de la ville, l'étang de Lo-tch'e sert à rirrlgatlon des champs ; à côté se trouve la pagode de Lieou Tsong-yuan.
Au N., le Pai'lien-tch'e ou « Etang des nénuphars blancs ». A
Eroximité, le Tsto-chan ou « Montagne des Pies » une des plus elles hauteurs du district.
A 3 11 à ro., le Ngo-ohan ou « Montagne des Oies », d'où tombe une cascade.
A 3 li au S., le Ta-long-chan « Mont du Grand Dragon », au pied de la Montagne du Tonnerre, Lel-chan. Aux époques de sécheresse, c'est auprès de cet étang que l'on va dire les prières pour demander la pluie. Tchang Tchong-kien y avait une terrasse pour pêcher des poissons et Lo Siang-san s y retirait dans la grotie de Long-yin-tong.
A 10 11 au S., la source de Lou-tao-sien, du pied du Sien-yen « Grotte des Esprits • (d'apr. J. Beau vais. Kouang-si).
Le fleuve, eu sortant de Lieou-tcheou, fait un brusque coude vers le X,
A 15 li N.-E. de la ville, le Long-pi-chan « Montagne du mur du Dragon ». Au milieu de cette hauteur, se trouve une paroi rocheuse, eu forme de mur, au pied de laquelle est un rapide. A
San-men-kiang y bac ; on entre dans le bien de Loyong.
Le fleuve fait une boucle vers le S., puis reçoit sur la g., en face Pei-cha^ la rivière venant de Yong-fou-hien.
Yun-kiang-ts'ouen, à 130 li de Lo-yong-hien ; on entre dans l'arrondissement de Siang-tcheou.
Puis quelques îlots, dont Ilouang-chouen-tcheou.
Siang-tcheou, sous-préfecture du Lieou-tcheou-fou, située sur la rive g. du fleuve.
En forma
021, sous les T'ung, lo territoire actuel do rarroudissomeut le Icheou de Siang. Sa circonscription fut, à des époques
diverses, plus ou moins agrandie ou releva d'administrations plus importantes; son organisation n*a plus varié à partir de 1369 (Mmg).
Siang-tctieou tire son nom d'un récif calcaire situé sur la rive opposée, sur le bord du fleuve, et appelé Siang-chan «Montagne de l'Ëléphant » ; cette hauteur, de couleur blanche, aurait vaguement l'aspect de ce pachyderme.
L'éléphant blanc est devenu les armes de la ville et on a peint cet animal sur les portes de la cité.
Siang-tcheou n'est qu'une petite agglomération ; son mur d'enceinte date du xviii* siècle. Dans la partie septentrionale de la ville, le Long-kio-tch'e « Etang des Cornes de Dragon »> derrière l^ancien ya-men du préfet ; il en sort deux pointes rocheuses semblables à des cornes.
Aux Environs : A 30 li à TE., le village de Jo-chouet m Eaux chaudes », où sort de la plaine une source bouillonnante. Un peu plus loin, à 10 li env., le Che-nieoa-chan « Montagne du Bœuf de Pierre », d'où jaillit une source au milieu de pins et de sapins.
Che'long-hiUy\\)sxïL.lzï le Lieou-kiang et le Hong-choueikiang se réunissent et deviennent le Pei-kiang « Fleuve du Nord », affluent direct du Si-kiang.
Wou-siuan-hien, sur la rive g. du Pei-kiang, chef-lieu d'arrondissement du fou dd Sin-tcheou, et à 200 li de cette préfecture. L'enceinte date du xv* siècle.
Sous les T'ang, le territoire actuel portait le nom de Wou-sien ; il fut distrait du gouvernement de Kouei-lin et rattaché au Siangtcheou; mais, sous les Ming, le nom de l'arrondissement fut changé eu Wou-siuan; puis, en 1730, il fut mis sous la dépendance du tchefou du Sin-tcheou.
La cité actuelle de Wou-siuan date de 1431. L'ancien chef-lieu de l'arrondissement se trouvait autrefois plus à l'E., entre les rivières Ngan-hia et Yin, mais elle avait peu de moyens de défense et était continuellement assiégée par les tribus Yao du voisinage; c'est alors qu'on songea à déplacer le siège de Tadministration.
A l'E. de la cité, le Chouang-che-chan « Montagne des Deux Lions », où se trouve une caverne à l'entrée de laquelle est suspendue une cloche.
Environs : A 60 li à l'O., le Che-yang-chan « Montagne de la Chèvre de Pierre », sur laquelle se lisent six lignes d'écriture cursive.
Vers TE., ie Kin-long-chan v Montagne du Dragon d'Or ». Au sommet est un ancien temple ; une caverne est creusée dans sa base, et il en sort une rivière qui se jette dans celle de Tonghiang.
Hong-che-Vangy sur la rive g. ; puis, on pénètre dans l'arrondissement de Kouei-p'ing (Sin-tcheou-fou).
SJiEU-TOH*ENG-FOÛ '/S
Sln-tcbeou-fou (R. 4), au confluent du Peî-kiang et du Nan-klang, dont les eaux forment le Si-kiang.
Voir l'itinéraire 4 jusqu'à Wou-tcheou-fou, puis de là celui vers Canton, R. 6, Kouang-tong.