De Hing-yi-fou à Cao-batng
Cet itinéraire réunit le Kouei-tcheou au Tonkin en passant par rOuest du Kouang-si.
Hing-yi-fou (R. 4, Kouei-tcheou).
Le sentier descend sur le Hong-chouei-kiang qu'il atteint à P'O'kiOy port fluvial (500 m. d'alt ), à la limite de la navigation du bras septentrional qui forme, en aval, le Si-kiang. On descend la vallée, puis, en aval du confluent de la rivière qui vient de Sîn-tcheou, on traverse le fleuve à Panpa. On quitte le Kouei-tcheou pour le Kouang-si.
Si-long-tcheou, sous-préfecture, ceinte d'une muraille
construite en 1731, réparée en 1739. Les Chinois tuèrent dans
cette ville le P. Ghapdelaiue (27 févr. 1856). Ce meurtre fut
une des causes qui amenèrent la campagne de 1860.
Depuis l'antiquité, pays occupé par les Man ou sauvages connus sous le nom générique de Po-yue. Les Yuan ou Mongols y établirent le Nganlong-tchai, dépendant du Sseu-tch'eng-tcneou. Les Ming, en 1403, en lirent le tch'ang-kouan-sseu de Ngan-long ; transformt», sous la dynastie actuelle (1600^) en Si-long-tcheou relevant du Sseungen-fou, puis (1725) en tche-li tchcou du même nom, ressortissant, depuis 1730, au fou de Sseu-tch'eng.
KieoU'tcheoUf résidence d'un mandarin.
On quitte le versant du Hong-chouei-kiang, pour un affluent du You-kiang
Pan-t'ao. — Lou^tch'ençy marché.
Lo-liy centre de vente du sel: limite de la navigation des
petits sam pan. Le P. Mazel y fut massacré lel*"^ avril 1897,
On peut aller directement sur Pai-sseu, par Wang-tien et Hintien.
Li-tcheou. — Tso-li.
* Sseu-tch'eng-fou (Se-tch'en, l.)y 6.000 hab. La ville est la résidence d'un préfet duquel dépendent trois arrondissements, du sous-préfet du Ling-yunhien , d'un kouan-tai (commandant) et d'un t'ou-fou, descendant des anciens princes indigènes, mais dont rautoritô est à peu prés nulle, sauf sur les montagnards Yao.
74 KOUANO-SI
Le territoire de cette préfecture, occupé par les Man» ou sauvages, depuis l'antiquité (pays des Po-yue)t ne passa sous la domination chmoise qu'a l'époque des Song, qui y fondèrent le Sseutcti'eug-tctieou. Les Mongols le rattachèrent, sous' la même appellation, au lou de Tieu-tcheou et les Ming à la trésorerie du Kouang-si. En 1658, devint un fou, bientôt transformé en kiun-min-fou dépendant de la préfecture de Sseu-ngen. En 17i7, un préfet de race ctiinoise y fut installé avec l'administration régulière chinoise.
Sseu-teh'eng-fou est située sur la rivière Sseu-tch'eng-ho, qui sort d'une vaste grotte & dix li au N. de la cité. Elle n*a jamais eu de muraille, étant entourée de hauteurs rocheuses très escarpées, mais on a b&ti des pana de murs, avec portes fortifiées, dans la vallée, adossées aux montagnes, et réparées en 1902; les portes du Nord et du Sud ont le nom de Changkouan et de Hia-kouan.
La ville est divisée en deux parties inégales par la rivière ; deux ponts mettent en communication les quartiers des deux rives ; l'un d'eux, très bien exécuté, a 4 met. de largeur avec parapet en pierres et arches en plein cintre.
Dans le département de Sseu-tch'eng, la langue mandarine (dialecte du Sseu-tch'ouan) est le parler le plus répandu. Les Miaotseu, les Yao ont conservé leur langage ; les Gantonais, les Hac-ka se rencontrent, les premiers dans quelques villes, les seconds dans les campagnes.
En aval de Fen-tcheoUy la rivière disparait un moment sous terre.
Lin-tchan. — Kouei-lo.
Po-so-t'ing (Pe-se, l) est le chef-lieu d'une préfecture secondaire, divisée en trois arrondissements. La ville est & la limite de la navigation des jonques, à 140 met. d'alt. C'est la résidence d un tchen-t'ai (général).
On peut se diriger de Po-so sur Kouei-choueu-tcheou par Toug-tsin et Tou-ngan-hiu ; la route est plus directe.
Eul'Vang. — Traversée du fleuve. — Na-pOy sur la rive droite.
Fong-yi-tcheou, chef-lieu d'arrondissement du Tchenngan-fou, sur la rive droite du Yeou-kiang.
On quitte le fleuve et on prend la direction du S.
Tchen-ngan-fou, préfecture divisée en deux arrondissements et trois districts indigènes. La ville fut entourée d'un mur de terre de 3.250 pieds de long, construit sous les Song ;
TOHBN-NGAN-FOU
trois portes. La dynastie actuelle y a substitué, en 1737, une muraille de pierre.
Tchen-ngan, siège du sous-préfet du T'ien-pao-hien, est à 350 li à TE. de la frontière du Tonkin.
Depuis l'antiquité, pays des barbares Po-yue. Les Song y établirent le siuan-wei-sseu de Yeou-kiang- tchen-ngan, transformé par les Yuan ou Mongols en lou de Tchen-ngan, dépendant de la province de Hou-kouang. Les Ming (1309) en firent le Tchen-ngan-fou, rattaché au Kouang-si. A partir de 1663, des mandarins appartenant à la race et à l'administration régulière cliinoises y furent établis, relevant d'abord du fou de Sseu-ngen, puis (1729) de la capitale provinciale.
Kouei-chouen-tcheou, préfecture, a dans sa dépendance le district indigène de Tchen-pien. La ville est à 65 li au N. et à 85 li au N. E. des bornes annamites, sur la route-frontière de Po-so-t*ing à Long-tcheou par Hia-lei-tcheou.
On pénètre au Tonkin par le cercle de Trung-khanh Phu ou par celui de Cao-bang.
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FOUKŒN