‹ Chine du sud et de l'estChapitre 80 sur 131 · HANG-TCHEOU · texte numérisé non relu

HANG-TCHEOU

mis au nombre des Dix merveilles du lac; le pont se continue par une digue. Cette chaussée dallée, construite par le gouverneur Po Kiu-yi, mène à l'île Solitaire, iCow-cTian. « Quand on a parcouru plus de la moitié de cette fraîche et jolie voie, on arrive à un autre pont de pierre jeté sur une interruption de la digue laissant un passage aux eaux entre les deux lacs. C'est le « Pont semblable à une Ceinture brodée ». De même que le premier, il n'est plus couvert, en son milieu, du kiosque qui figure sur les dessins chinois.

« Kou-chan. A droite, s'élève la montagne qui a donné son nom à l'île. Elle est assez haute, boisée, verdoyante, semée ça et là de kiosques et de petites constructions blanches abritant des inscriptions lapidaires, ces témoins du passé. A gauche, sur le bord des eaux, des pavillons, des temples, des débarcadères pour les bateaux de plaisance et, plus loin, un palais, ou plutôt un pied-à-terre impérial, entouré de murs peints en rouge brun (comme à Pékin), gravissant jusqu'à leur sommet les pentes méridionales du Kou-chan.

« Le premier pavillon qui, à gauche, avance sur les eaux du lac ses balcons de pierre, ses balustrades et son petit pont bien chinois, en ligne brisée, est un autre site catalogué du Si-hou. Il a pour devise : « Sur le lac tranquille, la lune en automne! » Détruit pendant l'occupation de la ville par les rebelles Tch'ang-mao, cet édifice a été rebâti depuis peu, comme le palais de passage destiné à l'empereur.

« De tous côtés, s'offrent aux regards, sur les bords du lac et dans les îles qui en occuoent le milieu, d'élégantes constructions entourées de feuillage, des temples, des villas particulières, qui ont succédé aux somptueux édifices où les empereurs Song semblent avoir, — si nous en croyons Marco Polo, — voulu s'attirer, par de singulières largesses, une facile popularité.

« Tout à l'entour de ce lac, dit le Vénitien, il y a moult beaux

Ealais et moult belles et riches maisons qui sont à des gentilsommes de la cité. Il y a moult d'abbayes et d'ôglises d'idolâtres. Au milieu de ce lac sont deux îles et il y a^ sur chacune un beau pali £1

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et instruments et tout ce qui servait à une fôte. Le roi pourvoyait a tout cela, pour honorer son peuple, et c'était commun a chacun qui voulait faire fête.

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à des altitudes diverses. Le chemin dallé, serpente au milieu d'arbres gigantesques, de fourrés touffus, parmi lesquels quelqu'inscription ou quelque portique commémoratif dresse sa masse grise. Tantôt à droite, tantôt à gauche, un ruisseau à Teau claire, coulant sur le gravier, fait entendre son murmure ou s*échappe en cascade. — Il faut une heure environ pour atteindre le monastère indien Inférieur. — La montagne qui y mène sert d'asile à Un grand nombre de mendiants, aux infirmités souvent hideuses. Après avoir passé sous un haut portique^ remarquable par l'élégance de ses toits superposés et par ses dimensions, on entend murmurer à ses pieds un torrent. On passe celui-ci sur un large pont; on s'arrête instinctivement pour contempler l'avenue superbe de grands arbres qui monte vers le sanctuaire. On quitte cette allée calme et grandiose en passant, à droite, un pont couvert d'un kiosque, d'où on voit le temple.

«A gauche: le flanc énoi me du rocher, dans les mille anfractuosités duquel les bouddhistes ont sculpté des personnages indiens plus grands que nature. A leurs pieds, passe le torrent. Dans le rocher même sont cinq grotteSy groupées dans un même lieu ; dans l'une de ces cavités, où sont alignées sur un autel quelques idoles dorées ; dans l'épaisseur du roc, il existe là une longue trouée fort étroite, formant cheminée. Cette sorte de tube est appelée par les Chinois t Un fil du CieU »

c Plus loin, toujours sur la gauche, en suivant le torrent et en regardant se dérouler la longue suite de statues taillées à même le roc, on arrive à un pavillon en face duquel est une inscription en caractères énormes portant les mots Fei-lai-fong 4 Pic venu en volant». C'est le nom donné ou plutôt confirmé par l'empereur K'ien-long à ce massif abrupt,

« En se retournant, on voit le peu qui reste du grand Monastère du miroir de la loi bouddhique, le Fa-king-sseu, dont l'origine remonte à la dynastie des Tsin et que la rébellion des Tch'ang-mao a ruiné. La grande salle d'entrée, que précède un large escalier , a cependant été restaurée et les divinités bouddhiques, y ont retrouvé un asile. A droite et à gauche, dans la cour, de vieux arbres, de grands brûleparfums de bronze et les rester mutilés de deux petites

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grands poètes lyriques de la Chine : In Digue de Sou Tongp*ouo ».

Plus loin, la haute pagode en ruines appelée Lei-fong-Va « Tour du pic du tonnerre », autre objet d'ornementation chinoise, sur papier, sur soie, sur porcelaine ou en broderie.

« La digue ramène au Kou-chan et le long du petit lac

Yo-hou. On traverse les pentes rocheuses de la « Montagne

des pierres présieuses » Pao-ch^-chan, que domine la vieille

pagode vue au début de la promenade ». (Vissière. L c,

Aux Environs:

Les THen-moii-cTian « Montagnes des yeux du ciel ». Dans ce massif se trouvent des temples bouddhiques célèbres.

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