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De Kia-hing-fou à Kouang-to-tcheou

La route fait communiquer le N. du Tcho-kiaog avec le S. du Ngan-houei.

De Kia-hing-fou, le canal se dirige vers l'O.

WoU'tchen, bourg à la jonction de plusieurs canaux. — • Lien-che. — San-lieou-ki, à la réunion de canaux communiquant dans le N.avec la vaste nappe d'eau T*ai-hou, et vers le S. sur Hang-tcheou.

Hou-tcheou-fou, préfecture importante, commandant à sept arrondissements dont le Wou-tch'eng-hien et le Koueingan-hien, qui ont leur siège dans ses murs. Les murailles de la ville ont plus de 13 li de circonférence et furent élevées à la fin de la dynastie mongole, c'est-à-dire vers le milieu du XIV* siècle. Six portes.

Hou'tcheou-fou fut prise et occupée par les rebelles au mille a du xix* siècle. D'Aiguebelle avec son corps francochinois, suivi des troupeâ impériales, s'empara de ce dernier rempart des forces T'ai-p'ing dans la province du Tcho-kiang (juillet 1864).

Dans l'antiquité, réeion dépendante du Yang-tchcou ci, sous les Tcheou, des Etats de Wou, de Yue et de Tch'ou. Les T sin la rattachèrent au Kouei-ki-kiun et au Tchang-kiun ; les Han postérieurs, au Wou-kiun. En 266 après J.-C, les souverains de l'Etat de Wou y créèrent le kiun de Wuu-hing, qui est demeuré dans riiistoire le

{principal nom de la ville et de sa circonscription, jusqu'à Tadopion par les Souei (60i), les T'ang et les dynasties suivantes, de celui de Uou-tcheou. Fut le cbeMleu d'un lou sous les Mongols (1S76),

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en chef les troupes de la province, du préfet du Ning-po-fou dont Tadministration s'étend sur six arrondissements, du sous-préfet du Yin-hien et d'un évoque lazariste français. Le port fut fréquenté autrefois par les Arabes et les Persans» ; plus tard par les Portugais; il est ouvert officiellement aux » étrangers depuis mai 1861, conformément au traité de Nankin \ du 29 août 1842. Le mouvement commercial est de 15 à 18 millions de taëls.

Consulat : d'Angleterre.

A l'époque des « Tributs de Yu », le territoire du département actuel de Ning-po était compris dans le Yang-tcheou et, sous les Tcheou, dans l'Etat de Yue. Les T'sin le firent dépendre du kiun de Kouei-ki ; sous les Han, il fut englobé dans les trois sous-préfectures appelées Yin-hien, Meou-hien et Kiu-tchang-hien. En 621, les T'ang y créèrent le Yin-tcheou, puis (738) le Ming-tcheou, — dont le nom fut emprunté aux montagnes du voisinage, Sseu-ming-chan, et est resté la principale désignation historique de Ning-po, — puis, (742) le Yu-yaorkiun et, de nouveau (758), le Ming-tcheou. Pendant la période dite des « Cinq dynasties », fut compris dans la principauté vassale de « Wou et Yue >. Sous les Song: Ming-tcheou et fou de K'ing-yuan (1494) ; sous les Yuan, à partir de 1277, lou de K'ing-yuan; sous les Ming : Ming-tcheou-fou ; puis (1381) est adopté le titre officiel actuel de fou de Ning-po.

Après leur expulsion de Sancian, île au S. de Tembouchure du Sî-kiang, les Portugais remontèrent les côtes de Chine et créèrent, • en 4522, un établissement en aval de Ning-po, qu'ils appelèrent < ''f"Tnr^ Cette colonie devint bientôt florissante et, en 1542, on y complet un sénat, deux églises, deux hôpitaux, des centiiines de iésidences privées, 4.200 Portugais dont 3.000 hommes. Mais la rapacité de ces étrangers avait ameuté contre eux la population indigène, dont l'animosité fut bientôt portée à son comble par les actes de pillage que commirent, en 4542, quelques Portugais à la tête desquels se trouvait un certam Lancero Pereira. Les plaintes des Cninois furent portées au gouverneur, qui ordonna aussitôt de raser l'établissement et de tuer tous les « Barbares Occidentaux »

On dit que 60.000 Chinois avec 300 jonques armées furent réunis pour assiéger Liampo. L'attaque dura cinq heures, pendant laquelle ^00 Portugais furent massacrés, 25 vaisseaux européens et 42 jonques armées par les étrangers furent détruits et la colonie anéantie. On itense retrouver les traces de cet établissement dans les ruines de deux forts que l'on voit à l'entrée de la rivière, à Tchen-hai.

A la fin du xvu* siècle, la Compagnie des Indes anglaises plaça un comptoir commercial aux îles Tcheou-chan, mais cette factorerie n'ayant pas fait de brillantes affaires, elle fut supprimée en 1703 ex les vaisseaux anglais ne revinrent dans cette région qu'à deux ou trois reprises au xvm' siècle.

Pendant la « Guerre de l'Opium », 4839-42, Ting-hai-hien à Tcheou-chan, fut occupée le 4" octobre 4844 par les fdrces anglaises, qui attaquèrent ensuite Tchen-hai, puis, le 43 octobre, Ning-po, qui reçut une garnison étrangère jusqu'au 7 mai 4842.

Le traité de Nankin ouvrit cette cité au trafic anglais et, en décembre 1843, un consul britannique y fut installé.

Les pirates cantonais, désagréablement impressionnés par la présence d'étrangers dans le port ouvert, suscitèrent un soulèvement contre les Portugais q.m, montant des lorchas^ convoyaient

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l6s io&ques chinoises et les protégeâint tontfé les atM(]ueâ dei pirates^ Le 25 Juin 1857, la flotte cantonaise attaqua ies bateaux portugais dans le port, taudis que les mandarins laissaient piller les maisons particulières et massacer la colonie macaïtd.

Dientôt, le Tcho-kiang fut envalii par les troupes des rebelles T'ai-p'ing; Chao-hing-fou fut prise le 9 novembre 1861 et Ning-po tomba en leur pouvoir les 8-9 décembre de la même année.

Les relations entre les rebelles et les Européens Unirent par se rompre et, le 10 mai 186i2, les bâtiments français et anglais ouvrirent le feu contre les T'ai- ping, qui évacuèrent Ning-po, tandis que les alliés occupèrent la cite.

Près du pont, qui conduit du faubourg à la ville, une

pyramide octogone, haute de 50 pieds, est un souvenir français.

Une inscription dit : « Ce monument a été érigé sur l'emplacement et avec les pierres dMne batterie rebelle, et dédié : A la mémoire des ofiiciers et marins des navires français VEtoiië et le OonfiACius, qui furent tués a l'attaque de Nlng-po, le 10 mai 1868 » .

L« cité est close d'un mur d'enceinte de 18 li de tour, décrivant un ovale irréguliôr; il est bâti en briqueH, reposant sur des pierres de granit, et est entouré de larges fossés qui forment des canaux praticables aux petites embarcations. La muraille, haute de 8 met. et larg3 à son sommet de près de 5 met., est percée de huit portes dont deux donnent accès  la cité par eau ; elle date originairement des années hient'ong (860—873), sous la dynastie T'ang.

Les rues transversales S.-N, et E.-O. coupent la ville chinoise. Presqu*à la jonction de ces artères, dont quelques unes sont bordées de maisons avec des arcades, le Kou-leou « Tour du Tambour» (Drum Loft), se compose d'une construction en briques, surmontée d'une tour de garde^ où se tient le veilleur de nuit.

Le monument le plus ancien est le Tien-fong-t'a « Tour du Ciel»^ élevé au viii* siècle; il est situé près de la porte S. L'édifice est d*un style différent des pagodes qu'on rencontre ordinairement, et tombe en ruine. 11 a une forme hexagonale et S^éléve, sur sept étages, ù une hauteur de cinquante mètres. Un escalier intérieur en epiralo, do 150 marches, conduit à la plate-forme du sommet.

Le Tiefi-heou-kong «Temple de la reine du Ciel» est délié & Ma-tsou^po, divinité favorite des marins du Foukien; c'est également le cercle des commerçants fou*kienoiB de Ning-po. La pagode date du xii* siècle, et tombait eu ruine Igreque, à la suite d'un vœu, les gens du Fou*kien la ârent recoUBtfUirr, en 1680. On y i-emarque de très Ôoes eculptureB

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