PRÉCIS DE LA MANIERE DE COMBATTRE PAR LE FEU
« Les différentes manières de combattre par le feu , telles que je viens de les indiquer, dit Sun-tse, sont ordinairement suivies d'une pleine victoire, dont il faut que vous sachiez recueillir les fruits. Le plus consi-
portait, à la tête des officiers généraux : 1" en commençant Ja campagne; 2° lorsqu'il commençait le siège de quelque place; 3° à la veille d'une bataille, et enfin toutes les fois qu'il y avait apparence de quelque grande action. Là, après les prosternations et les autres cérémonies, il avertissait ou donnait avis de ce qui était sur le point d'arriver. Il protestait à haute voix que, dans toute sa conduite, il ne ferait rien de contraire à l'honneur, à la gloire et à l'intérêt de l'État, et qu'il n'oublierait rien pour se montrer digne descendant de ceux dont il tenait la vie. Chaque chef de corps en faisait de même à la tête de ceux qu'il commandait dans son propre quartier. C'est peut-être à cette cérémonie que les Chinois ont donné le nom de serment militaire.
dérable de tous, et celui sans lequel vous auriez perdu vos soins et vos peines, est de connaître le mérite de tous ceux qui se seront distingués, c'est de les récompenser en proportion de ce qu'ils auront fait pour la réussite de l'entreprise. Les hommes se conduisent ordinairement par l'intérêt ; si vos troupes ne trouvent dans le service que des peines et des travaux, vous ne les emploierez pas deux fois avec avantage.
« Faire la guerre est en général quelque chose de mauvais en soi. La nécessité seule doit la faire entreprendre. Les combats, de quelque nature qu'ils soient, ont toujours quelque chose de funeste pour les vainqueurs eux-mêmes; il ne faut les livrer que lorsqu'on ne saurait faire la guerre autrement. » {Ibid., art. XII, p. 149.)