‹ Chine moderne, ou Description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinoisChapitre 17 sur 292 · PROVINCE DE TCHI-LI OU PETCHI-LI · texte numérisé non relu

PROVINCE DE TCHI-LI OU PETCHI-LI

La province de Tchi-li [qui ne relève que d’eüe-même ] est aujourd'hui beaucoup plus étendue que du temps de la rédaction de la grande géographie impériale que nous avons citée (p. a).

A cette époque [1744], cette province ne s'étendait pas au nord plus loin que la grande muraille (*). Elle avait 1228/f de l’est à l'ouest et 1028 du midi au nord (**), ou 122 fi lieues sur 102 Maintenant]***) elle est bornée au nordest par le territoire de Ching-king , la ville sainte ou Moukden , par le fleuve Liào, à sa section nommée occidentale, et à celle où le même fleuve est nommé fleuve Jaune. Cette province touche aux frontières de la bannière du milieu de l’aile gauche des Kortsin (grande tribu de Kalkas mongols), et à la frontière de la bannière des Or-kortsin. Elle s'étend au nord-ouest jusqu’à la chaîne du repos élevé [Illng-gàn] et aux frontières de la bannière (Ce l'aile droite des O-pa-o-nar [/ Ibaganar , tribu mongole], et aux quatre bannières de l'aile gauche des Tcha-ko-eurh [ Tchakar ou Tsakar], Les provinces de Chansi, de Ho-nan et de Ckang-toung, la bornent au sud-ouest; la barrière des pieux la sépare à l’orient du territoire de la ville sainte, où elle est aussi limitée par le golfe de Pé-king (****). "

(*) Voy. t. I , p. m, et pi. I, <9.

(") Le li chinois actuel équivaut à 7; de notre ancienne lieue de a5 au degré. Comme cette dernière dénomination peut faire naître dans l’esprit du lecteur uue idée plus exacte, plus claire de la distaure que celle de li , même défini , nous réduirons dorénavant ces derniers en lieues de a5 au degré.

(***) D'après le Toi-thsing-lioeï-tien-thou , k. S~, P 11, qtti en donne ta carte avec une description des situations et des distance» seulement.

(•***) Taï-ihsing -hoei-tien-thou, lien cité.

Circonscriptions administratives (*). Cette province comprend onze département* [ /où], dix-neuf arrondissements [ tchéou ] , plu* six arrondissements et cent vingt et un cantons [hién] ressortissant directement au cheflieu du gouvernement.

Apbbçu général de la province.

A Varient, ses frontières maritimes sur le golfe de Pe-tchi-li et le grand canal de transport qui communique à la mer, construit sotts les Mongols (voy. t. I , p. 365), lui assurent un avantage considérable sur les outres provinces, et en font comme V organe vital (**) de l’empire , en la constituant le grand marché et la grande place de communication de la terre avec la mer. Au midi, elle communique avec toutes les provinces méridionales de l’empire, qui envoient leurs tributs à ia capitale en traversant la province de Chantoung , au moyeu de chars, de chevaux et de bateaux qui naviguent sur le grand canal. A l 'occident, elle est protégée par la montagne nommée Trithlng , qui a quelque centaines de lieues de circonférence. Au nord, elle confine au désert de Cha-tno, dans la Mongolie chinoise.

Ses montagnes les plus célèbres sont:

Héng-chàn , la montagne sacrée du nord, dans le ChoA-klng, et Tài-hingchttn , dont nous venons de parler, et qui plonge une de ses bases dans le fleuve Jaune. On compte aussi le grand rocher nommé KM , dont il est parlé dans le Ckoû-ktng. Au nombre de ses fleuves, le Pé-hô, qui a son embouchure

(*) Rien n’est si peu fixe que ces circonscriptions. La grande Géographie impériale fait connaître (à l’article Rièn-tchiyinkf, de chaque province), aux considérations générales , les nombreux changements que ces circonscriptions ont subis, sous les différentes dynasties, et même sous les différents régnes de la même dynastie, depuis les premiers temps de l'histoire. Elle donne aussi des cartes sans degrés de longitude et de latitude, de toutes 1rs provinces de la (’.lline ainsi que des départements et des arrondissements de chaque province. Ces cartes sont an nombre de aSo dans l'édition de 1744.

(**) VOrgnne de l’aspiration et de la respiration, Yên-hèoo. Toi - thsing - i - tioungtciii, k. 1 , 1° 5.

dans le golfe de Pé-tcki-U, et que les vaisseaux de haut hord peuvent remonter jusqu'à la ville départementale de l'hien-tsin, est le plus important.

On l’appelle aussi fleuve des mouvements du nord : Pé-yùn-hô.

Population de la province en 1743. Contribuables chefs de famille inscrits aux rôles ; 3,340,644.

Terres cultivées en 1743. 643,709 Ai/iÿ , g5 mëou , qui équivalent à 3,840,430 hectares.

Territoire adjoint du canton Kouangtchang de la province du Chan-si , 1881 k. 36 m. = 11,194 hectares.

Impôts fonciers , en argent , 2,432,128 liang , 3 tsién , équivalant en francs à 19,377,024 (*).

Impôts en nature. Riz 109,329 cht

ou hectolitres.

— Riz mondé 68 —

— Froment 42 —

— Légumes, fèves, etc. 8,133 —

— Foin, 96,607 chd ou bottes.

Population en 1812. Contribuables et bouches, 27,990,871.

Tebres imposées, 968,743 k. 23 m.

— 6,704,623 hectares.

Impôts fonciers , en argent , 3,346,283 liang. = 26,770,204 francs.

— en nature, grains, riz, légumes, etc., 205,164 cht.

*- bottes de foin, 611,687.

Page 1