UNIVERS
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arfitmé une pantoufle qu'elle avait
roder elle-même, et la déposé sur le sein de sou amant.
A sim réveil. Koqo-|!on trouve la panthiiflv, l’examine, et reconnaît qu’il a manque l'heure dii berger. Plein d’honneur, ne pouvant survivre à sa honte, il rherohe à se donner la mort, et, pour y parvenir, emploie un singulier moyen. il avale le mouchoir de sa maîtresse et tombe étouffé. Le religieux chargé de l’inspection de lacltapeilr heurte en marchant un homme étendu a ses pieds; au même instant arrive le domestique de l’etudiant, qui, inquiet de ne pas voir revenir son maître, s’etait acheminé vers la pagode.
Une altercation des plus vives s'eleve entre le domestique et le religieux. Le premier accuse le second d’avoir commis un meurtre, prend la pantoufle et court au tribunal.
Le grand juge Pao-tching avait l’habitude d'ouvrir l'audience des l'aube du jour. Après l'exposé de la plainte, l'instruction du procès commence. On écoute le religicu*; mats, par un adroit stratagème, Pao-tching ne tarde pas a découvrir le mystère. Un employé du tribunal , déguisé en portefaix, se tnebyt parcourir lentement les rues de Lo-vang, avec la pantoufle.
Quaiyi il passe devant la boutique de parfumerie où demeure Wang-vüeyiug, crRc-ci réclame l’objet qu'elle avait laisse en gage. Amenée bientôt à l'audience par le faux portefaix, elle est interrogée par le sage Pao-tcbing. Cette scene est attachante et parfaitement écrite.
Conduite par te Tchang-tsien dans la chapelle de Rouan-vin , la jeune fille examine avec beaucoup d'attention le -cadavre de son amant, et aperçoit dans sa bouche un coin du mouchoir, qu'elle tire avec vivacité. Koüo-hoa revient aussitôt à la vie, adresse quelques mots à sa maîtresse et se lève. YAe-ying. accompagnée de son amant, retourne au tribunal, et Pao-telnng, apres «voir fait une mercuriale à la jeune fille, ordonne qu'on marie les deux amants.
Si cette piece ne paraît pas remarquable par les ressorts dramatiques que l'auteur y fait Jouer, elle est du reste fort décente. Dans la boutique de par-
fumerie, comme dans te temple de Kouan-yin, Tseng-touan-king asti conservei*a la jeune fille , malgré la véhémence de sa passion , la délicatesse et le charme de la pudeur (*).