I.e ttodng-hû et le canal Impérial sont les principaux
Antiquités diverses 68
La l 'illede l'empereur Yao et celle de Tching-thang y sont comprises, de même que sept tours fort anciennes.
Forts détachés 10
Fonts 12
Diodes et jetées 9
Tombeaux célèbres 42
Dans ce nombre on compte celui de l’empereur Yao, situé à une lieue et demie au nord-est de l/n-tsi ; ce tomlirau a 14" 175 “* de hauteur cl 63" de diamètre. Un temple est construit à son sommet.
Temples 18
On distingue parmi ces temples ceux des anciens empereurs Yao et Chun.
Du temps des Han, il existait encore quatre inscriptions sur pierre dans le
firemier ; le second fut construit sous es Ming. On distingue aussi celui de l’ancien philosophe Tchouang - tseu , situé à quatre lieues au nord-ouest de llo-tsi. On le, nomme aussi « l’Obser- « vatoire de la fleur méridionale, » du nom donné au livre du philosophe. Il fut fondé en 627 de notre ère.
Monastères 5
Mandarins célèbres 90
Hommes célèbres 105
Passagers id 5
Femmes id 26
Anachorètes 8
Produits divers. Sel , étoffes de soie, taffetas uni. fleur nommée mioulan.
Iles dé/iemlantes du C/uxn-tuung.
Ces îles sont assez nombreuses; les plus remarquables sont celle de Chaînon , dépendante du département de Tang-tchéou ; lie fort peuplée, la plus grande de toutes, située dans le golfe de Tsâng ; son port offre une relâche fort commode pour les navires qui se rendent facilement de là en Corée , à Pé-king et dans le J.iao-lnung. On dit
ue cette île est fort riche en mines
’or, et qu’elle possède encore d'autres mines très-considérables que l’on empêche soigneusement d’étre exploitées, de crainte de tenter la cupidité des étrangers.
On distingue encore l’île de Simmen, celle des Trois montagnes fSiinchiin ) , et enfin celle de Tien-heng, d’où, lors de la persécution des lettrés sous l'empereur Thsin-chi-hoang cinq cents d’entre eux se précipitèrent, dit-on, dans la mer.
VI* province. Ho-nan. Capitale :
Kai-foung-fou (**).
Population en 1812: 23,037,171 habitants.
Aperçu général. La province du Hô-nûn (midi du fleure Jaune) a pour capitale Kai-foung-fou, ville située à 154 lieues au sud-ouest de Pê-king; elle a 122 lieues de l'est à l'ouest, et 129 du midi au nord. Elle comprend neuf départements , quatre arrondissements ressortissant à la province de Tchi-li; six arrondissements ordinaires, et quatre-vingt-seize cantons.
Les départements sont :
1 • Kai-foung-fou ;
2° Tchin-tchéou-fou ;
3° Koueï-te-fou ;
4° Tchang-te-fou ;
5‘ H'ei-hoel-fou ;
(*) Vov. 1. 1, p. «3.
/**; Tai-tlisin^-i-thoung-tclii ; k. ixi-i35.
toc
L’UNIVERS
6° Hoal-king-fou ;
7° Ho-nan-Jou:
8" Nan-yang-fou ;
U” Jou-ning-fou.
Caractère physique. La douceur du climat , la fertilité des terres de la province du Hô-nAn, la font regarder par les Chinois comme l'une des contrées les plus favorisées de l’empire.
On v trouve en abondance un grand nombre de produits : le froment, le riz, des oranges de toutes les espèces, des grenades, la plupart des fruits de l'Europe; le sol. généralement uni, excepté du cdté de l'occident, où il se trouve des montagnes couvertes de forêts, est arrosé par de nombreux cours d'eaux.
Les montagnes les plus renommées de cette province sont la montagne nommée Soung-kuo, qui est considérée comme la montagne centrale de la Chine; la grande chaîne nommée Ta\hlng. Ses principaux fleuves sont le grand fleuve Jaune, le fP'el-choul, le I.o-choul et le Jo-choul. Au nombre de ses passages les plus dangereux . on compte le « parc des tigres » [hoù laû) , situe dans le canton de Fen-c/ioui (*).
Capitale. Kaifoungfou , la capitale de la province, n’est guère éloignée que d’une lieue du fleuve Jaune. C’est une ville bien bâtie, de deux lieues environ de circonférence, avec enceinte fortifiée, ayant un commerce florissant et une population très-industrieuse; elle était la capitale de l’empire sous la dynastie des Soung. Par suite de l'endiguement du fleuve Jaune et de plusieurs de ses bras qui entourent la ville , les eaux du fleuve sont, depuis longtemps plus élevées que le sol sur lequel elle est bâtie ; aussi , malgré les digues qui la protègent, la ville est exposée aux inondations du grand fleuve.
Lors de la conquête de la Chine par les Tartares manlclious. actuellement régnant, les digues du fleuve Jaune ayant été rompues, Kai-foung fut submergée, et trois cent mille hommes périrent dans ses murs (vov. 1. 1, p. 418).
Ho-nan-fou , chef-lieu du département qui porte son nom, est aussi une
(*) Des considérations qui nous sont étrangères nous obligent à supprimer dorénavant l’analyse de la grande Géographie impériale.
des villes les plus remarquables de la Chine , quoiqu'elle ait moins d'une lieue de circonférence. Elle fut, à différentes époques, la résidence des empereurs, et elle est célèbre dans l'histoire chinoise sous le notu de Lo-yang. Ses faubourgs, ainsi que ses environs, sont ornés de magnifiques jardins , et l'on y voit encore un grand nombre de tombeaux des anciens empereurs.