‹ Chine moderne, ou Description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinoisChapitre 40 sur 292 · IS · texte numérisé non relu

IS

L’UNIVEKS.

remplies que dans les circonstances extraordinaires, et lorsque l’âge de l'empereur appelé à régner exige un conseil de regence. Il en est de même des trois premières dignités suivantes :

1" Kami. 2' classe [ globe de corai/].

Ceux qui appartiennent à cette catégorie sont : les vice-précepteurs ( chao ssé) ; les vice-gouverneurs (chao /ou) ; le vice-chancelier ( chao pao) de l’empire; le précepteur de l’héritier présomptif (toi tseù ldi ssé) ; son gouverneur (ldi foii) ; son gardien (ldi pao) ; les membres adjoints du conseil privé (hli pdn ta hiô ssé) ; les présidents ou secrétaires d’Etat des six principaux ministères (chdng choi i), s'ils ne sont pas membres du conseil privé ; les censeurs impériaux ou grands informateurs de la droite et de la gauche, ne relevant que de l’empereur (tou tcha youèn yû ssé).

T rang, f ’ classe ( pierre précieuse inférieure, rouge , ou corail ciselé en forme de fleurs J. Ceux qui font partie de cette catégorie sont: les vice-précepteur dé l’héritier présomptif, vice-gouverneur, vice-gardien; les gouverneurs de province (thsoüng tou) , et les assesseurs ou sous -secrétaires d’État des six grands ministères (ch i tant/).

2- rang. ï" classe [mêmes insignes, mais de moindre dimension]. Ceux qui font partie de cette classe sont : les lieutenants gouverneurs des provinces (foii youèn) ; les simples docteurs ou membres de second rang du conseil privé (Aid ssé ) ; les membres de l’académie impériale des Hàn-lin ( tchdng youèn hiii ssé)-, les receveurs ou trésoriers généraux desprovinces (poùtching ssé).

3’’ rang. I" classe [pierre précieuse sphérique bleue J. A cette classe appartiennent: les censeurs ou informateurs impériaux adjoints de la droite et de la gauche (foii lois yù ssé.; les assistants mandarins supérieurs de l'Intendance de la maison impériale (J'soüng jlnfoù fois tching ) ; le grand référendaire près du conseil privé (thoûng tching ssè) (*);

(*) lot Cour des Référendaires , pris du conseil-privé ( Thoûng-tching-ssê ), reçoit les requêtes, pétillons . formules d'appel, etc., du publie, non cachetées, les mémoires des mandarin* de province, et les placent sous les

les deux premiers présidents de la haute Cour de justice) (*) (td-li-ssé hing ); le directeur du bureau des réviseurs, attaché au collège national (**) (tchén-ssêfoü Tchén ssé) ; les deux présidents de l'intendance des sacrilices (***) (Tditchdng -ssé Hing); les gouverneurs spéciaux de Pé-hing et de Moukden (fou yin); les juges criminels de chaque province(Gu» tcha ssé).

3- rang. 2' classe [mêmes insignes, mais de moindre dimension]. A cette classe appartiennent : les deux directeurs de l'intendance des provisions de bouche pour la maison impériale, et des victimes pour les sacrilices (Kir tin g lou ssè hing) ; les deux intendants des écuries impériales, ou grands écuyers (Tdl-po sse hing); les inspecteurs des salines (yin-ijùn ssé.).

4r rang. lr' classe [petite pierre précieuse bleue, ou petit globule en verre de même couleur], A cette classe appartiennent : les référendaires en second ( foti ssé) près du conseil privé; les vice-presidents (chao hing ) de la haute cour de justice; les sous-chefs (chào tchén sse) du bureau des réviseurs des documents publics; les vice-présidents (chao hing) de la cour des sacrifices; les deux grands maîtres des cérémonies de la cour impériale (hoAng tou ssé hing); le vice-grand écuyer de l’empereur ; les préfets adjoints de Péhing et de Moukden (fou tching) , et les inspecteurs des provinces (Ida).

4' RANG. 2' classe [mêmes insignes, mais de moindre dimension]. A cette classe appartiennent : les lecteurs impériaux (cAi tou hiô ssé), membres de l’académie des Ilân-im ; les explicateurs impériaux (chi hiana hiô ssé) de la même académie ; les deux grands proviseurs (Koué-tsèu tsi-tsiêou) du collège national; les lecteurs appartenant au conseil privé ; les préfets de départe-

veux du conseil privé ou des membres du robinet, apres les avoir corrigés, s’il y a lieu.

(*) Cour suprême, el en même temps Cour d’appel , siégeant à Pé-hing.

(**)Cc bureau littéraire prépare les document* destinés à la publicité , sous la présidence de membres de l'Académie impériale.

(•**) ('.elle cour a la direction des sarriGces, et autres cérémonies publiques et religieuses qui ont heu à Pé-hing.

CHTNK MODERNE.

ments (tchi fou) ; les préfets aborigènes (thoù tchi foù) ; les inspecteurs adjoints des salines.

5" iung. 1" classe [globule de cristal blanc ou de verre j. À cette classe appartiennent : les académiciens du rang de Tch (m fàng , de la droite et de la gauche ( litt. : allées du printemps de gauche et id. de droite); les conseillers (/«in «) do la cour des référendaires prés du conseil privé; les sous-directeurs de l'intendance des provisions de bouche de la maison impériale; les messagers de l'empereur (Ai ssé tchoùng) ; les mandarins attachés à l’intendance de la maison impériale (Il ssé kwdn) ; les huissiers introducteurs prés les divers ministères ( Idng tchoùng) ; les archivistes, id. ( tchi tchoùng) ; les deux directeurs présidents de l’observatoire impérial Kln-tien-kièn Kièn tching ; le directeur président de l'académie de médecine ( Tdl-i-youèn youèn ssé) ; les chefs de districts (toùng tchi); les chefs de districts aborigènes ( thoü thoûng tchi); les sous-préfets de la province de Tchi-lt.

à" a a kg. 2* classe [mêmes insignes , mais de moindre dimension], A cette classe appartiennent : les lecteurs et les explicateurs de l'académie impériale des Hdn-lin ; les officiers des haras de l’empereur; les grands maîtres en second [chào klng) des cérémonies de la cour impériale; les censeurs ordinaires ou informateurs impériaux de province ( uü ssé) ; les mandarins subalternes de l'intendance de la maison impériale; les écri va i ns (yoûen wdtldng); les sous-préfets d’arrondissements (tchi tcheoû) ; les sous-préfets aborigènes (thon tchitcheoû) ; les assistants inspecteurs des transports des grains (yùn J'où) ; les régulateurs du prix des grains (/I klu).

6* rang. 1'* classe [globule en pierre précieuse blanche \. A cette classe appartiennent les lecteurs du conseil privé ou du cabinet; certains membres de l’académie impériale, du collège national, des divers ministères, de la cour des censeurs, de l’observatoire impérial, de l'académie de médecine, de la direction des haras impériaux , de l'intendance des sacrifices ; les principaux membres de l’académie impériale de inusi<]ue(<'Ain-yci-/cAt Tchi tching); les

procureurs de districts ( thoùng pan 1: les maîtres en doctrine des prêtres bouddhiques et Taô-ssé (*).

6e han G. 2* classe [mêmes insignes].

A cette classe appartiennent : les assistants officiels aux sacrifices ; les correcteurs et compilateurs ( siéou te houe n ) de l’académie impériale; les mandarins inférieurs de l’intendance des provisions, de l’observatoire impérial, Mantchous et Mongols ; les secrétaires des recettes générales ; les sous-préfets adjoints; les docteurs de la loi des religions bouddhique et Taô-ssé.

V rang, t” classe [globule d'or ou doré]. A cette classe appartiennent : les compilateurs de l’académie impériale ; les mandarins inférieurs delà haute cour de justice, de l'intendance des sacrifices, du collège impérial; les greffiers ou archivistes du conseil privé ; les secrétaires de la chambre des référendaires; les sous-secrétaires; les greffiers de l’intendance des sacrifices; les mandarins inférieurs de plusieurs autres administrations; les récitateurs de prières de l’intendance des sacrifices et de la direction des cérémonies religieuses publiques; les chefs de cantons ( tchi hien ); les secrétaires des chefs de justice de chaque province ; les directeurs des études de districts.

V rang. 2# classe [mêmes insignes.] A cette classe appartiennent : les membres de l’académie impériale nommés (Aie# tào) ; les secrétaires de la carrosserie impériale ; les secrétaires particuliers du cabinet de l'empereur (/cAounÿchoû-ki ) Tchoùng choù,); les secrétaires particuliers du conseil privé ( nét-kà tchoùng choù); les greffiers du bureau des réviseurs des documents publics; ceux de l'intendance des provisions impériales ; les membres inferieurs du college national; les inspecteurs assistants des études [tsôu kiao); les secrétaires du préfet de Pé-king; les membres inférieurs de l’observatoire impérial ; de l'intendance des sacrifices ; de l’académie impériale de musique ; les gardes des receveurs généraux ; les secrétaires des inspecteurs du sel , les sous-préfets adjoints.

(*) Les chefs supérieurs des bouddhistes se nomment Stng loù ssé tsù y tou cht h du s ceux des Tad-ssé : Tau loù né ts'ojtou tchingi.

I/UNJVF.RS.

8' ban g. I" classe [mêmes insignes].

A cette classe appartiennent : les directeurs de l’arrivée et du départ des dépêches ( ssé woù ) ; les lettrés habiles dans la connaissance des cinq King («•où king po ssé) ; les professeurs (|n collège national ( Knuê tseù kién hio Iching) ; les historiographes ( tchoùpù ) de l'observatoire impérial; les médecins impériaux (yû I) de l'académie de médecine; les mandarins inférieurs de l’intendancedes sacrifices ; les trésoriers (khoû là ssé) des receveurs généraux de province; les intendants des greniers à sel placés sous l’autoritédes inspecteurs énéraux des salines , des magasins pulics de sel livré h la consommation; les inspecteurs particuliers de la même administration ; les employés principaux (khi ssé ) des receveurs généraux de province; les secrétaires (klngti) des préfets; les assistants des chefs de canton ( hiên tching) ; les chefs des institutions littéraires, nommés ssê-chi-hid/Ild loù ; les principaux des collèges d’arrondissements; les principaux des collèges de cantons ( kiao yû) ; les principaux des colleges bouddhiques; ceux des collèges des Tao-ssé.

8* bang. 2* classe [mêmes insignes ].

A cette classe appartiennent : les archivistes (tièn ) )où ) de l’académie impériale, ceux du collège national, ceux de l’intendance des cérémonies; certains membres de l’observatoire impérial , de l’intendance des sacrifices, et de l’académie impériale de musique; les gardiens des sceaux des receveurs généraux de province; les employés principaux (tchi ssé) des inspecteurs des salines; les chefs de grandes institutions littéraires(A/u» trio)-, lesprétres bouddhiques nommes kiô i (d’une vertu manifeste)-, les prêtres (ta'o-ssé) nommés tchii (d’une vertu parfaite).

t)' bang. I" classe [mêmes insignes].' A cette classe appartiennent : les principaux traducteurs du bureau de traduction attaché au ministère des rites (li poil ssé yi h de 1 thoimg koûan ta ssé)-, certains membres de l'observatoire impérial ; les chefs des clercs (ssé choû) dans toutes les administrations ; les assistants officiels chinois de l’intendance des sacrifices ; les gardiens des sceaux des présidents de cour de justice de

province; les employés principaux des préfets (J'oü tchi ssé). et les greffiers des chefs de cantons ( hién tchoü pv).

9' bang. T classe [mêmes insignes].

A cette classe appartiennent : les huissiers liai tchcio) de l’académie impériale ; les traducteurs en second du bu reau du ministère dt-s rites ; les archir vistes du collège national ; les hérauts d’armes de l’intendance des maîtres des cérémonies ; les geôliers du tribunal des peines, ou ministère de la justice; les astronomes (ssé c/tin pù ssé) de l’observatoire impérial ; les agents médicaux (i linwu ) de l’academie de médecine; les employés (ssé yo ) de l’intendance des sacrifices ; les agents du ministère des travaux publics ( koûng-poù ssé tsiang) ; les gardiens des sceaux des départements et des districts ; les employés (li mou) des sous-préfectures ; les inspecteurs du trésor ou des finances (tau hou ta ssé) ; les principaux officiers de police ( siouén-khd-ssé ta ssé) ; les receveurs d’octrois ( choül-khô-ssé là ssé) ; les geôliers en chef des départements et des districts; les conservateurs des greniers publics des mêmes circonscriptions territoriales ; les chefs de villages fstûn kién)-, les chefs de villages aborigènes ( thon si/in kién).

Tous les employés qui ne sont pas compris dans ces neuf rangs sont dits non encore entrés dans tes classes distinctes officielles (wélji liéou) (*).

Ces derniers sont encore très -nombreux ; nous nous dispenserons d’en faire ici l’énumération. Celle que nous venons de donner , d’après les Statuts impériaux, pourra ne pas être d’une lecture agréable ; mais nous pensons qu’elle contribuera puissamment à faire connaître à fond I organisation séculaire du gouvernement chinois.

I.es mandarins qui ne sont pas compris dans l’un ou l’autre de ces neui ordres de distinction , et qui cependant occupent des fonctions dépendantes du gouvernement, sont les employés inferieurs qui rentrent dans la classe ordinaire des salariés.

T,e titre de mandarin ou de fonctionnaire du gouvernement est en Chine, encore plus qu’aiileurs peut-être , l’ob-

(*) Ta-duing-hocï-tien,K. VI, f* 1 — 1.

jet de bien des convoitises, parce que , outre la perspective d'un traitement ou revenu assure, sans que l'on soit obligé de se donner beaucoup de peine, il y a aussi en perspective la possibilité de satisfaire des sentiments de vanité et d’orgueil , que fait naître, dans les esprits étroits, l’exercjce d'une portion déléguée, tant minime soit-elle, de l'autorité administrative ou judiciaire. Le gouvernement chinois a trouvé bon de tirer parti, au profit du trésor, de cette faiblesse puérile; et il vend quelquefois, mais chèrement toujours, à de riches négociants qui se retirent des affaires, ou à d’autres particuliers n'occupant aucun emploi public, |e droit de porter l’un des insignes des neuf ordres de maudarins. Mais ces mandarinats personnels ainsi achetés inspirent fort peu de respect au peuple chinois, qui en connaît l’origine (*),

Toute infraction à la loi, toute action qu’elle punit , emporte préalablement la dégradation du rang et le retrait de l'emploi.

I.a carrière des emplois publics est soumise à des règlements que la Direction dont nous nous occupons est chargée de faire observer. C’est surtout des Chinois que J'on pourrait dire, à juste titre, au’ il* sont tous admissibles aux emplois civils et militaires ( Charte constitutionnelle , art. 3). Cependant, pour pouvoir remplir des fonctions publiques en Chine , il faut appartenir à i’une ou à l’autre des huit categories suivantes :

i° Avoir le grade littéraire de tsin sic, tilt. docteur ayante dans ses grades, équivalent à celui de docteur (**) ;

5“ Avoir celui de kilt jin (hoinuie recommandé , équivalent à celui de licencie ('** ) ;

(*) D'après un mémoire fort curieux adressé à l'empereur régnant, en iSai, à l'époque de sou avènement, et que nous reproduirons ailleurs , la vente des oflires avait procuré au trésor, pendant vingt ans (de ittuoà i8n), trois crut mille taels ou a, 400,000 fr.

(**) Des Hantchous et des Mongols, unplo)è* comme traducteurs du chinois eu mantchouei en mongol, sont placés dans cette catégorie.

("*) Même observation. Le nombre de ces docteurs et licenciés est si considérable, que beaucoup d'entre eux ne peuvent parvenir à

3“ f tre toungsêng; : «pb-e. de

4» Ktre rin srng; I ••tgr.de. «péricr- .

a. -i.r ,p tel iniiinn» fjHlii*»rrun*ut

5" Etre kirn srng; Mu, Rr„,riq„e lU.

6° Klre sèngyouên ; 1 *»û liai , hommes lir talent (•);

70 Être koutin hio srng , disciple d’un fonctionnaire;

8° Être du grade de //, ou de lettre subordonné.

Ceux oui exercent des emplois dans l’art médirai, ou parmi les sectes bouddhiste et Taô-sséy restent chacun dans leur sphère d’action , sans concourir , pour r avancement, avec les autres employés civils.

Nous n'entrerons pas ici dans les détails donnés par les Statuts sur les autres attributions de la Direction du personnel du Ministère des emplois publics. C es détails, qui concernent les règlements à observer dans l'admission aux emplois, les promotions, les per* mutations, les époques fixées pour la présentation des mandarins à l’empereur, sont plus intéressants pour des Chinois que pour des lecteurs européens , quoiqu’ils aient encore le même caractère d’ordre et de régularité qui forme l'essence des mœurs chinoises ,

obtenir des emplois publics. En i8ai, il y avait plus de 5,ooo tsin-ssc ou docteurs , et plus de 37,000 kiu-jin ou licenciés sans emplois !

(*) Les koung séng sont des siù (sut, qui prennent rang immédiatement après les A Ht J (n ou licenciés. Il y a six sortes de hachetiers koung séng :

1 9 Ceux qui le août par une faveur spéciale de l’empereur; ou les nomme gau koung séng;

a° Ceux qui sont choisis dans un canton pour leur mérite supérieur, une fois en douze ans; on les nomme />d koung séng ;

3° Ceux qui sont bacheliers siu tsai par accession, et eu seconde ligue ; on les nomme fuit koung séng ;

4° Ceux qui sont admis dans ce grade, selon de certaines règles, dans un certain nombre d'années ; on les nomme soin koiing séng ;

5° Ceux qui sout patronnés parle doyen du canton, eu considération de leur bonne conduite et de leur zèle laborieux; on les nomme y cou koung séng/

6° (.eux qui payent certaines taxes exigée* par la loi; on les nomme lt koung séng.

Les kién séng sout aussi des t ”, 5* et C* classes précédentes. Yoy. ci-après l' Exposé des é Huées chinoises.

L’UNIVERS

et qui manque peut-être un peu trop aux nôtres.

Il y a certaines lunes fixées pour les nominations et promotions. Toutes les lunes paires sont appelées lunes de grandes promotions ; les luues impaires sont des lunes de promotions urgentes (*). Aucune nomination ni promotion n’a lieu dans la lune intercalaire. Les nominations et promotions des mandarins manU-hous et mongols, ainsique des mandarins militaires chinois, ont lieu le cinquième jour de la première décade (siûn): celles des mandarins chinois dans la dernière décade , le vingt-cinquième jour du mois ; celle* des Pie tié chi , secrétaires interprètes mantchous et mongols, attaché aux divers ministères et aux nombreux mandarins de ces nations exerçant . leur autorité en Chine , ont lieu dans la seconde décade de chaque lune , le vingtième jour du mois.

11 est dit, dans' les règlements concernant les nominations des mandarins : « Un homme plein de vertus et « de capacité, ftlt-il votre ennemi, doit « être présenté et promu ; un homme « vicieux, fût-il votre ami, doit être « écarté. »

Nous ne voudrions pas soutenir que cette belle maxime est toujours observée en Chine. Là , comme ailleurs , l'injustice prévaut souvent sur la justice, et la faveur sur le mérite et le droit ; mais c’est contrairement à l’esprit , sinon à la lettre de la loi. Néanmoins, il serait difficile de trouver dans le monde un Etat où le mérite et la capacité, le travail enfin , aient autant d’accès a tous les emplois publics, même aux plus élevés. Il n’y a guère que l’empire ottoman, lequel est encore tout empreint de son origine scythique, dont il a conservé l’cmbieme caractéristique sur sou étendard (**), qui offre, comme

(*) La a', la 4\ la G", U 8', la xo* et la la- lunes sont de» Innés paires; la ire, la 3% la S', la 7', la yr et la ix* sont des lunes impaires.

(*■) Le» Turcs, qui tirent leur origine du nord de la Chine, ont encore un assez grand nombre de coutume» qui ont beaucoup de rapport avec celles des Chinois ; mais le signe s) mbolique de leur étendard , le croissant de

la Chine, des exemples assez fréquent* d’hommes parvenus de l’état le plus humble aux plus hautes fonctions publiques.

Tout mandarin nommé ou promu à un nouvel emploi doit être présenté à l’empereur, avant que d’entrer en fonctions. Les formalité; prescrites dans ces circonstances sont décrites en grands détails dans les Statuts { K. VI, t4 27 et suiv.).

Voici le résumé qu’a fait un missionnaire de cette partie de la seconde édition des Statuts (*) :

« Si ceux qui ont obtenu le grade de docteur, soit de lettres , soit d’armes , ou qui ont déjà été en charge , ont une conduite répréhensible, on en présentera la liste , pour que leur nom , qui est sur le tableau des candidats, ne puisse passer aux promotions qu’après avoir eu des preuves de leur amendement.

x Ou abrège le temps du service et la durée des emplois dans les endroits où l’air est malsain. On donne des emplois plus près de leur pays aux mandarins qui ont passé soixante ans. On propose de préférence, pour rentrer en charge, ceux qui ont interrompu leur service , ou à raison de maladie , ou pour cause d’un deuil , ou qui seraient allés assister et soigner la vieillesse de leurs parents âgés.

• Le père , le fils , le frère , l’oncle ou le petit-fils , ne peuvent pas faire partie d’un même tribunal. Cette défense a lieu dans les provinces pour quatre degrés de parenté ou affinité , soit directe, soit indirecte, ou collatérale. Aux raisons de politique de ce reglement , il faut ajouter celle de la piété liliale; la convenance (/f) ne permettant pas aux fils, aux neveux, ete., de contredire un père, un oncle , etc., ni même de s’asseoir en leur présence, surtout au même rang.

ta Ituie , accuse d'une manière frappante une origine scythe, celte dernière nation, que le» Chinoi» nommaient youè tchi (en sanskrit tchandra vansa\y de race binaire , ayant eu aussi pour emblème sur ses étendards , et nu-mc sur ses mouuaie» , te croissant de la tune.

(*) Mémoires sur tes Chinois , tom. IV ,

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