M1NISTÈBK UES FINANCES
(hoù poù )(*).
Ce ministère, composé de deux présidents (**), l’un ALmtchou, l'autre
(*) Ta-thsing-hoei tien; K. 10-18.
(*’) Dans \' Almanach imperia! de i S44, ce ministère, ainsi que celui des ojfices civils et celui des traça us publics , unt chacun un président supérieur aux deux présidents ordinaires , ce qui porte le nombre des membres
Chinois ; de deux assesseurs de droite et de deux assesseurs de gauche , toujours l’un Mantchou et l'autre Chinois, comprend dans ses attributions tout ce qui concerne l'administration , le gouvernement territorial ( ti tching) de l'empire , en même temps que la tenue régulière des listes de population, afin, disent les Statuts, d'aider l’empereur à nourrir et entretenir ses peuples.
Tout ce qui concerne les reglements pour la levée des impôts et taxes de toutes natures ; les dispositions à prendre pour le payement des salaires en argent, redevances en nature, alloués aux fonctionnaires publics; la détermination de la quantité d’argent et de denrées qui entrent dans le trésor ainsi que dans les greniers de l’Etat, et en sortent ; les ordres pour les transports de fonds et de denrees , soit par terre, soit par eau: toutes ces attributions appartiennent à ce ministère, qui est constamment tenu au courant de l'exécution des ordres qu'il donne , et des mesures prises par les nombreux fonctionnaires qui en dépendent. Les décisions en tout ce qui concerne les attributions du ministère sont prises en conseil , formé des sept principaux membres. Si les affaires sont graves et importantes, il en est référé à l’empereur; si elles ne le sont pas. elles sont expédiées par le ministère.
C’est à ce département ministériel qu’appartient la faculté de répartir le territoire de l’empire en diverses circonscriptions administratives , militaires et financières. Les circonscriptions administratives proprement dites sont, comme nous l’avons déjà vu, les départements {/où), iesdistricts{ting), les arrondissements ( tchéou ), et les cantons ( hién ) ; les circonscriptions milit aires sont les villes fortifiées {tching) et les autres places fortes. Le territoire de Pé-klng et celui de Moukden , en Mantchourie, ont une administration à
du conseil de ces ministères à sept au lieu de six. Ce premier président , de création nouvelle, était un Chinoia, pour le ministère des finances ( pan chi ngan), - grand gardien de l'héritier présomptif-, membre du cabinet , de l'académie des Han-lin, etc., etc. Lia premiers présidents des deux autres ministères étaient Tartans.
part, comme étant la résidence de l’empereur et de sa cour (*).
Une connaissance détaillée de ce ministère , aussi bien et encore plus que du précédent, nous paraissant d'une très-haute importance pour faire enfin justice de toutes les divagations écrites jusqu’à ce jour en Europe sur la population chinoise, et pour sortir de l’ignorance à peu près complète où nous sommes encore de tout ce qui concerne les finances de ce grand empire , nous continuerons de traduire ici les parties les plus importantes des Statuts.
Onzième livre du grand Recueil des statuts administratifs de la dynastie régnante en Chine , comprenant le Recensement de ta population, \e dénombrement des terres , et la répartition des impôts (**), les deux premiers constituant la base permanente et fondamentale de l’assiette des derniers. Ces trois parties forment un ensemble de renseignements si essentiels et si importants pour la connaissance du gouvernement et de la nation chinoise, qu’ils ne peuvent être suppléés par aucun autre (***).
(*) Le dixième livre de» Statuts est consacré à feire connaître les diverses circonscriptions administratives, les principaux fleures et les principales montagnes, etc., de la Chine, sur lesquels nous nous sommes suffisamment étendus précédemment.
1. Spfrçn statistique dt la Chine, donne colonie tiré de document! originaux, par fru Kl*proth , à b suite de la traduction française du Voyage à Péklng par Timkouski, Parta, uw.n'wt, ft très-peu de choac pré* que , la traduction pure et simple de Y Appendix anglais que M. P. -P Thom* u publié à la suite de «on édition du Hoa-tsien, Macao, d'après dr« document* chinois déjà vieilli*,
puisque la population n’y est portée qu'à «« million*, comme daa* le View of China de M. Morrisou, publié en uir à Macao. Tou* ce* chiffre*, répété* dan* presque tou* les ouvrage* de géographie et de statistique, ne représentent pas plus maintenant l’état réel des choses en Chine, que fe» Oisivetés de f-'auhan (composées, en I7M. à l'Imitation de* statistique* géographiques et politique* de la Cbtne, dont l’iUustre écrivain eut connaissance par le* relations de* missionnaires) ne représentent l'état actuel de* chose* en France. Quoique l’nn pense et que l’on écrive toujours le contraire, la Chine n’e«t pas plus stationnaire que l’ Europe : *on ex latence en est la preuve.
(***) 1-1 traduction de ce X!r livre du Ta-thsing hoel-tien avait déjà été publiée en tati, par l’auteur de cet ouvrage, chez MM. lildot frère* , avec (a reproduction de* dénomination* en chinois , son» le titre de : Documents statistiques officiels sur / empire de la Chine, tirés à j© exemplaires.