‹ Chine moderne, ou Description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinoisChapitre 43 sur 292 · RECENSEMENT DE LA POPULATION · texte numérisé non relu

RECENSEMENT DE LA POPULATION

[Texte.] Les registres de la population de l’empire seront exactement tenus.

[Commentaire.] Il y a des bureaux spéciaux, composés d’employés militaires mantchoux , mongols et chinois, placés sous la direction du Ministère des finances , qui tiennent ces listes, et s’en servent pour appliquer dans les différentes localités le salaire des huit bannières (l'armée chinoise). Les bureaux composés de militaires fdnt qui tiennent les listes de la population extérieure fan, dépendante des Tcha-tsarkke {Diassak , chefs militaires mongols), ressortissent à la Chambre des possessions étrangères ( lÀ-fan-youan ).

[Texte.] Les familles et les personnes de toutes conditions de chaque province ont des chefs qui en contrôlent exactement le nombre, et chaque année ces chefs en font part au ministère. Le recensement se fait par feux ou /wrtes {*). Les portes ou feux se divisent en plusieurs classes.

1° Il y a les feux (**) du peuple (minhou).

[Comm.] Ceux qui sont principalement attachés à la terre , ceux dont le séjour dans un lieu n’est que passager, mais qui sont inscrits sur les registres de recensement ; les individus qui ont fait partie des huit bannières, et qui sont attachés aux bureaux des lianniêrcs ; les militaires chinois qui sont sortis des bannières , et qui se sont établis dans des lieux fixes et tranquilles, où ils font partie du peuple; tous constituent les feux du peuple.

2° Il y a les feux militaires ( kiûn -

/boit).

Ce sont ceux qui étaient inscrits sur les listes du recensement primitif sous le nom de gardes ou colonies militaires ( tun wei , destinées à protéger des frontières ou des passages) ; les uns sont retournés au milieu de leurs compatriotes dans leur district, leur arrondissement et leur canton : les autres ont continué comme auparavant à rester attachés au service des colonies militaires, où ils ont obtenu des commandements. Ceux d’entre eux qui sont astreints à payer l'impôt 'personnel militaire constituent les feux

<*) Y in hoù. feus- port**.

(*•) Dorénavant nous emploierons de préférence le mot/ou pour hoù .» port*,- parce qu'lia i’avanlape d’être souvent employé arre la meme signification dans notre langue.

militaires. Tous’ceux qui sortent de chexeux pour occuper un emploi militaire, ainsi que leurs fils et petiU-fiû, s’ils suivent la même carrière et vivent ensemble, constituent aussi des Jeux militaires.

3° Il y a les feux d’artisans {thsiang-

koü).

Ils étaient sur la liste de la contribution personnelle du recensement primitif. Il y a des feux d'artisans dans chacune des provinces de l’empire, lesquels artisans se succèdent dans le même service, la même profession qu’ils exercent ensemble. Si les descendants d’artisans viennent à changer de profession , l’état de la famille est soumis à un examen, et l’impôt en argent (que cette famille doit alors payer) est expédie à la capitale, au lieu du droit de la profession; on nomme cela argent de la profession d’artisan {tksiang-pan y in) : ensuite ils se répandent peu à peu dans chaque province , où ils finissent par entrer dans la masse des contribuables de l'impôt personnel et foncier. Ce n’est que dans les rôles complets des impôts et des charges publiques que la liste des artisans est conserv ée.

4° Il y a les feux des foyers (thstiohait).

A chaque puits ou exploitation de sel, il y a des foyers sujets à l’impôt personnel ; ce sont ces foyers que l’on nomme feux ou familles des for ers.

5° Il y a les feux des pécheurs (itihoû).

Les feux des pêcheurs datent du recensement primitif; ils se trouvent partout où il Y a des fieu vas, des rivières, des baies où les barques peuveut aborder. Kusuite ceux qui les composent (après une plus ou moins longue absence ) retournent peu à peu dans leur arrondissement et leur canton.

6° Il y a les feux des musulmans d’origine {hôei-hoù).

La population d’origine musulmane se trouve disséminée dans divers lieux de chaque province; toute celte population est classée parmi les feux du peuple (pour le payement de l'impôt). C’est seulement dans la province de Kan-sou que se trouvent le* familles musulmanes de la race Sa-la-eurh (Sarar) , placées sous les ordres de* magistrats locau.v indigènes, dépendait! des autorités supérieures de la pro\inre. En outre, il y « dans l'arrondissement Ti-hoa du département de J chin-si (de la même province) des maîtres de postes musulmans. Dans le district de J-/it la population est composée de

tm

familles musulmane' indigène?, ainsi que toute celle qui dépend de chaque ville fortifiée de la route méridionale (qui communique de la Chine avec l’occident de l'Asie).

7° Il y a les feux des /An ou étrangers ( fûn-hoù ).

Les familles fdn se trouvent daus les districts de Siun-hoa, Tckouang-linjig , Koueite, Tchao-tcheou, de U province de Kan-sou; dans ceux de Tsa-kou, Meou-Koung et Tatùen-lou , de la province de Sst-t chouan ; dans ceux de Tsa-si, de Tchoung-tieny de la province de Yun-nan ; dans les lieux qui dépendent de magistrats fdn de districts dans Pile de Tai-wan (Formose), de la nrovince de Fo-kien. Toutes ces populations forment des feux ou familles fdn.

8° Il y a les feux des Kiâng ou Thibétains \kiâng-h<m).

Les populations qui dépendent de l’arrondissement de Kiai de la province de Kan-sou , relies qui dépeudeut de l'arrondissement de Mcou de Ia province de S se- 1 chouan , forment des feux de kidng ou Thibétaius.

9° Il y a les feux des Miào ou Miàotsèu ( miao-hoù ).

Il y a des feux de Miào dans les districts de Foung-hoans , Young-soui , Tching-pou , et Soui-ning , ue l’arrondissement Kien , de la proxince de Hou-ndn ; dans ceux de Sitchang et Ying-chan, de la province de Ssetcliouan ; dans ceux de Loung-clùngt de lloaiyouan , de JVou-youant et dans la ville de Sset de la province de Kouang-si ; dans les cantons de Tou-jmh, de Uing-hi , du département de Li-ping , de Soung-tno et autres lieux <|tii en dépendent, dans la province de Kouett ch tou.

10° Il y a les feux des y do [yh o-hoü).

Les populalions qui dépendent de magistrats locaui de districts de race jao , dans les province! de Hou-tum et de Kouangtoung, forment de» feux Je Yao.

1 1° Il y a les feux des l.t ou noirs (((hou).

Il V a des feux on familles de Li dan! l'arrondissement de Kioùug de la province de Kouang-toung.

12° Il y a les feux des I ou barbares (i-hoù).

Il y a des feux ou familles de / dans les arrondissements de Yun-loung , de Taugyué, du canton de Chun-nitsg, dans la province de Yuu-nùu.

l)e tout ce qui compose la population

proprement dite, les mâles (parvenus a l’âne viril) sont appelés Hng ou hommes robustes, virils, c'est-à-dire, contribuables , parce qu’ils ont la force de travailler pour payer un impôt à l’Etat; les femmes sont nommées keoù , bouche», ne faisant que consommer. Les jeunes gens qui ne sont pas encore parvenus à l’âge viril (*) sont également classés parmi les bouches. Les nommes virils ou contribuables et les bouches {ting-keoü) seront inscrits surdcsceriteaux suspendus aux portes des maisons, afin que chaque individu de la masse de la population compte parmi les hommes virils ou contribuables et les bouches.

Pour établir le chiffre exact de la population de chaque province, le gouverneur et le lieutenant gouverneur fout recueillir dans tous les lieux qui tout de leur ressort, par des préposés nommés Pah-kid ou chefs Je Jix feux, les chiffres portés sur les tablettes en bois stlachées aux portes des maisons ( tuéu-pdi-tsi ), pour avoir le nombre réel des

Ecrionnes qui les habitent. Chaque année, à I dixième lune , ces listes de recensement réunies sont envoy ées au ministère, en même temps que la quotité des impôts qui sont prélevés sur cette tnénie population. Le ministère des Gnances, vers la Gn de l'anuée, réunit tous ces documents, qu'il met en ordre , et en forme la Liste jaune ou impériale ( huàng-tsf) des impôts et revenus de l'empire. Chaque aunée on examine l'accroissement de population qui est survenu , duquel accroissement il u'esl tenu aucun compte, s'il est trop peu important.

Voici maintenant quel était le montant de la population des Listes de chaque province, envoyées an ministère des linances, la dixseptième auuèe Kia-king ( i8ta de notre

ere).

Province de TcM-li, tlnç teoû, contribuables et bouches . s7.9So.s7i

Fana-tien oo Moukden,

Air in.

a" Province de Chan-toung, za — Chan-si,

sc — JlS-ndn,

sc — Ktang-sou,

O* — iVoaii-noel,

r> — Ainnp-i',1

so — Fo-kien, *« • .

Conlrlbusbîes/an de l*lle de Taiwan ou K. innove

0“ Province do Tche-kiang, contribuables

ei bouches . ac.îsa.ras 1(7- IlOU pe, td . . 97.170.it0

n« - llou-njn, id. . is.9v9.sa

Id.

Id. .

Id. .

M,'JS8 7M <4,001,910 95,037.171 57.S43.tfOI 34.UI.049 33,048.999 14,797.410

J r+nnrfter .

(•) « |.c‘4 inilr* qui ont *clif *n* *0l»t parvemii * l'ftge viril ou contribuable, tinç. " (Commentaire.)

I/UNIVERS

Peport ST? ,“..0,70*

it" Province de Chen-ti, Id . . io.«w vac

i»° — Kan-sou, Id . . li.m.iu

Partol et Ouroumoutsi (dépendant

de Han- sou) ici, 730

M* Province de Sse-tcAouan, contribua-

bl«*s et bouches . 91 4W,«7i »a° — Kouang-toung, Id . . 19,174.0»)

ta» — Xouang-si, Jd . .

*7° — i’unndn, Id . . tt.sci.st»

«r* — Kouei-tcheou, id . . a.aaa.mt

Total de la population de la Chine . . soi, «9^,179

Nota. On ne donne pas Ici le nombre do* contribuables des huit bannières tnrtares; qui résident a Potting. ( Comm .)

[Texte.] Populations situées au delà des frontières delà Chine propre, mais dépendant de J’empire, dénombrées par portes ou feux :

[Comm.] Ces populations se composent de musulmans, deÿâV/, de li, de miào, de yho et autres étrangers barbares, lesquels, longtemps errants , se sont enfin civilisés par l’exemple des Chinois (Jioà-tchè). Toutes ces populations, après le recensement fait des contribuables r t des bouches , doivent entrer dans le chiffre de la population générale de l’empire.

I.es populations qui dépendent du gouvernement de Hé-loùng-kiàne (fleuve du dragon noir , en mautchou Sagnalicn-ou/a) • les So-litn (ou Sso-ton archers), les Ta-hon-eurh ( Daour ), le* Go- lun-tchun ( Orotchun ) (ou conducteurs de rennes), et les Pie-li-eurh ( Pitar ) , comprenaut les individus qui ont atteint l’âge ae porter la peau de marte zibeline, et qui, par cela même, sont contribuables, s’élèvent, en les comptant par feux OU portes , à 4)497

Les populations qui dépendent des trois tribus (son sert* ) : les Tthitche, les Peï-ya-khè, les Lt-eurh -kou-

ye, les Go- lun-tchun , les Go-khe-

A reporter. . . 4,497

* Le Hoei-tien (Kiotian , XIII, fol. 4) donne en toutes lettres le montant généra I de la population totale, civile, et militaire., contribuables et bouches. île toutes le* provinces de l'empire delà Chine: le chiffre est de Mi.mu.Mi. (Ain king chi tsi nien tti pttn rhi tsai khe seng khe. tehtng min tvn tina htou : san vren Ion tstrn i pé Ion chl kbleou won llslen eulh t>e san chl t.) Il y 11 une différence en moins, avec le total ei-desHiis, de i.»4«, laquelle est duc sans doute n l'admission, dans l'énumération des provinces, du chiffre rte quelques populations étrangères à ces mêmes provinces, quoique en dépendant réellement. Les rédacteur» officiels du Recueil chinois ajoutent que. parsiiiie du recentraient que font clique année, au milieu de l'hiver, les gouverneurs et les lieutenants gouverneurs des provinces pour connaître le nombre réel de la population generale de l'empire, et la quantité de grains et riz conservée dans les magasins ou greniers publics, la quantité de chi on û'hertolitres de ces grains et riz , pour l'année indiquée ci-dessus (istt), conservée dans les greniers publics, s'élevait à sz.stio sii chl ou hectolitres.

t es mêmes nombres pour la papulation de la Chine en tau. et la quantité de urtiins et de rte conservée dans les greniers publics . sont répétés dans 1rs Statuts, K. XIII. t® 4.

Report 4)497

la, formant en tout cinquante -six dans, sont au nombre de 9,^98

portes ou feux, cl 2,398

Chacun de ces feux donne en tribut une quantité de 960 peaux de marie zibeline.

Les villes de Ke - chi -go - eurh (Kachegar) , Ye-eurh-kiang ( Yarkiang ), Ho-ten (K ho tan), Ho-khe-sou ( Aksou ), Koutchaï IKoutché), Khe la-cha-eurh ( I/aracliar ), toutes maliométanes, dépendent d’un bey , on Pek {Pê-khé). Elles forment avec le territoire spécial de I-li , habile par des tribus de race musulmane, une population de 69,644 portes

ou feux , ci. 69,644

Les populations fàn qui dépendent de Tchouang-lang dans la province de Kan-sou , et dont chacune est soumise à un chef indigène , sont mi nombre de 96,7*8 Jeux, ci 96,7*8 l<es soldats contribuables des divers clans et pays du Tou lou-jan ( Tourfan ) ont 700 dénominations différentes; ceux de race musul-

mane forment *,368 Jeux, ci , *,368

Ceux de race musulmane la-pouno- eurh , i83 feux , ci .... i i83

Leur tribut consiste en 9,340 ta d’eaux (les ta d’eaux sont, selon les Chinois, des animaux ressemblant à des petits chiens , qui vivent dans l'eau cl se nourrissent de poissons.

Il est à présumer que ce sont des loutres.)

Les populations de race fàn , gouvernées par des chefs indigènes qui dépendent de la province du Sset chouan , sont an nombre de 73,374

feux , ci 73,374

Celles qui dépendent de chefs indigènes de la mer Verte (ou Kokonor ), au nombre de trente - neuf clans, forment 7,849 feux, à... 7,849

Toutes celles qui dépendent de chefs indigènes du Si-thsang (ou Thibet),au nombre de trente-neuf clans, forment 4,889 /êizr, ci — . 4,889

Les populations qui dépendent d 'Ou-li-yaisou-tai, les Thang-nou et les Ou-liang-hai, et qui donnent pour tribut des martes zibelines, sont au nombre de 595 feux, ci . , $99

Celles d’entre elles qui donnent pour tribut des écureuils sont au

nombre de 412

A reporter. . , , 199,930

Report 199,930

Les population' qui dépendent de Ko-pou-to ( Kohtn ) , le* Ho-curhtaie t les Ou-liang-haî, qui donnent pour tribut de* martes zibelines ,

sont au nombre de 256 feux , ei. . . a56

Celles d'entre elles qui donnent pour tribut des peaux de renards (hou) sont au nombre de 429 /eux,

ci 4*9

Les Ho-eurh-Jiai, les No- heur, les Ou-iiang-hai , qui donnent en tribut des martes zibelines, sont au

nombre de 147 /eux, ci 147

Ceux d'entre eux qui donnent en tribut des écureuils sont au nombre de 61

Chaque feu doit payer en tribut 5ao peaux de marte zibeline, ou f,o4o peaux de hou, ou 20,800 écureuils.

Il y a en outre des peuplades fdn et autres qui dépendent de chef* indigènes, dont on connaît bien le nombre de camps et le nombre do clans, mais dont on ignore le nombre de feux. Il y a encore des populations payant impôt, mais situées audelà des froutières , et dont on ne donne pas le dénombrement (*).

Total des populations placées en /«».

dehors des x8 provinces. . , , 193,82.3

[Texte.] Le nombre total des contribuables ou hommes payant l’impdt, est fixé d’après le recensement de la 50* année Khang-hi (1712).

[Comm.] Une proclamation de l'empereur, de la année Khang-hi (17 de notre ère), fit connaître publiquement le nombre réel des contribuables de l'empire, qui s'était accru à la suite des générations successives, et fixa les rôles des contributions pour l’avenir sur les listes de recensement des contribuables de la àn* annéede Khang-hi (17 12), n’ayant pas égard à l'accroissement annuel de la population , celle-ci pouvant augmenter sans que pour cria on dût jamais augmenter Pimpôt (*•}. Voici ce recensement des contribuables de la 5o* année Khang-hi (1712, un siècle avant le recensement de la population totale donné précédemment) :

tirn- K- XI, fol. 1-3.

trL 'Jïîl.li'iZ? rirn- K Xl- fo1 3- Ce passa Sl?{uft Prouve que l'impôt fo SE* e,t rru Irmérac en Chine d ml. a? 1 ?"**#** l'accroissement énn

JIê LrMmkË!: cl M,w d,",lc aa"1 le surcr. de* charges publique*, auxquelles le gouvcrnemr aura lait face par les impôt* indirect*.

Province de 7 cki-ll , population contribuable ,

min 3,274.070

Pays de Fouriç-tlen ou Montée*, min ting . . . a\, i.to

— JCirin, td 33, osa

— ( Aun-founo , population

contribuable 2.170,1m

Soldats contribuables rultlvant des terres ( tun ting) . as, *10 — CJutn-si, contribuables. . 1,737.111

Soldais contribuables cultivant de* terre* 33,11»

— Uo-nan, contribuables . . 3,i»4,i.so / 1“ Contribuable* dépendant du receveur général de Kiang-

„ nipg ose. 930

Soldats contrl- . buables cultl- Kiang-f vant des terres. 33032

sou . \ 2° Contribuable»

dépendant du receveur général de Sou-

tchéou I.WW.SM

Soldats contri- 1 buables cultl- \ vant de* terres. sis

— Ngan-hoci, contribuables . 1.3*7,020

Soldats contribuables cultivant de» terre* 40,833

— A'ianp-fi , contribuable*. 2,171*07

Soldats contribuables cultivant des terre* s «7§

— Fou-kicn , contribuables. 700,3*1

Soldats contribuables cultivant des terre* 20.490

— TcMé-kiang, contribuable* . 2,710,319

Soldats contribuables cultivant des terres 4,277

— Itou pe , contribuables . . 433,9*-.

Soldats contribuables cultivant des terres 7*9

— Itou-min , contribuable* . 1 . 333,0:.»

.Soldats contribuable* cultivant de* terres 1,2*,

— Chen-si , contribuables. . 2,ibo.«m

Soldats contribuable» cultl-

d« terre* 40c, fur.

Chef» de clans mobiles .... »

— Kan-tou, contribuables. >

Soldats contribuables ...» 3C*,5*a

— Srr-tchouan , contrlbua-

— Kouang-taunç , contribua-

ble*. ........ . , < 142 747

Contribuables noir* ( ll-tlna ). ’ *‘*8*

Soldat* contribuables cultivant de* terres # 7S4i

— Mmtanq-sl, contribuable* . 210,074

— „ Tun-nAn, contribuables . 4434*4

Contribuable* militaire* (Asum

ttnO <jç, jyj

Population contribuable à demeure* mobiles (che ting) . s. 394

— JCoucitchcou , contrtbua-

ble* - 37.73»

Total général des contribuables . 29,0e*. 49*

H C’est ce recensement par individu contribuable qui a servi de base à tous les calculs plus ou moins erroné» de* écrivain* européens sur la population chinoise, depuis 1’ésoquc ou le P. Amiot le lit connaître dans les Mémoire! sur le* Chinois, t. VI p. l«79 après l’avon* extrait de la première édition de la Grande Géographie impériale Tai-thsino ltnoutiç-tcni (174*). et que l'on retrouve avec quelques modification* dan* la seconde édition du inéme ouvrage (i7«4). I)*n* celle-ci, comme dans celle de ,7*°- [■* population de certaines provinces est dénombrée en contribuables seulement, comme, par exemple, la province de Tcki-ti. qui n’est portée qne pour 3.404.03* contribuables (jin-ting) dans l’édition de *7*4, et pour 3,004.03* dan* l'édition de 1790 ; tandis que la province de Kiang tott, qui n’est portée que pour 3,300,3*1 contribuables dans l'édition

Ï/ÜHIVEAS.

[ Texte .] L’aceroisswnent annuel du nombre des personnes contribuables , et par chaque génération, ne fait pas augmenter les impôts ( pou ki& foi ijén) (*). Toute la population doit être inscrite sur des registres particuliers nommés tsi , lesquels se divisent en quatre classes. Ceux de la première classe sont nommés Registres du peuple (ml« tsi).

[Comm.] Les individus de toutes conditions, de tout pays (lût. de toutes couleurs), s'ils ne sont ni dépendants d'autres personnes (lu), ni inscrits sur les registres des militaires, des marchands , des foyers mobiles , font tous partie des registres au peuple.

[Texte]. Ceux de la seconde classe sont nommés Regis très militaires ( kiûn tsi.)

[Comm.] Les feus ou familles militaires forment , par conséquent, les Registres militaires; et même il y a de: ces Registres aux-

3 uels on donne la dénomination de Registres es préposés à la garde des passages (a/eilsr).

[Texte.] Ceux de la troisième classe sont nommés Registres des marchands (chàng tsi).

[Comm.] Les marchands, leur» enfants, et toute la suite qu'ils emmènent avec eux en l>arcourant les provinces dans lesquelles ils se jnulagent. Ce sont ceux qui forment les Registres des marchands.

[Texte.] Ceux de la quatrième classe sont nommés Registres des Joyers ( thsdo tsi).

[Comm.] Les feux des familles des foyers forment les Registres des foyers.

[Texte.] On recherchera avec soin quels sont les auteurs des personnes de ces différentes classes , ceux à qui elles

(If i70«. l’est pour aj.oo.ifM contribuables et bouches dans l'édition de 1790. La différence énorme des deux nombres, * moins de w ans de distance pour la même province, ne peut se Justifier que par la différence de base, du dénombrement , de même que la différence de uombre de retic même province de hiunç-sou avec celle de Tchi-ll, qui éUit

fins peupler en 1744 et I7««. On a cependant addlinnué ensemble ce* deux especes de recensement* pour obtenir un chiffre vénérai uiensonecr de h population de la Chine, d environ mu millions. Voyez les ouvrages cités de Murrison, P. P. Thoms et |£laprolli. Le P. A ni lot , pour obtenir son chiffre de -Ht «t de no millions, avait multiplié le chiffre de 99,049,1*2 par a, qu’il considérait comme le mullipliCaU'nr jppfoxliuatif propre a obtenir le chiffre de la population générale, comme étant le chiffre moyen des membre» de chaque famille; ce qui ne donnait encore qu’un chiffre vague de cette même population.

(•) (.cci confirme l avant-dcrulère note.

auront été confiées ou de oui elles dépendront, et les lieux qu’elles habitent. [ Comm.] Les individus qui forment la po-

fiuiation (jin-hou) doivent être inscrits sur es Registres publics , là où ils font leur séjour, où ils ont leur habitation, dans les régions et les localités où ils sont établis, où ils ont les tombeaux de leur famille, leur retraite, et où ils ont déjà passé vingt années. S'ils quittent leur famille pour occuper des emplois publics, et qu’ils acquièrent de l’éclat et de la renommée , ils cessent d’ap-

fiartenir au Registre de leurs auteurs. Si un ettré quitte sa magistrature ou son mandarinat, il ne lui est pas permis de résider dans une province différente de la sienne ; si les auteurs d'une famille ne sont plus, et que les fils et petits-fils de ces auteurs demeurent dans d'autres provinces où ils possèdent des terres et payent des contributions personnelles et foncières; s'ils désirent être inscrits sur les Registres (des localités où ils se trou** veuf), que cela leur suit accordé. Les fils et petits-fils de militaires, ainsi que de ceux qui n’ont point de position fixe, pour qu’ils puissent également être inscrits sur les Registres , il faut qu’ils soient soumis à un exameu approfondi ; et ils ne pourront être placés sur les Registres qu'apres une résidence complète de dix années dans la localité. C’est par cette adjonction (aux Registres de la population) que les gouverneur» et lieutenants gouverneurs de province font parvenir au ministère des informations exactes.

Les marchands et négociants qui habitent le pays de Foiwg-thien (ou Motikden), et se livrent au commerce d’échange, ne sont pas astreints à se faire inscrire sur les Registres d’une localité fixe et déterminée. Les etrangers I de Gan-tclia et Gan-ndn , de la province de Kiang-sou , auxquels on a accordé la faculté d’entrer sur les terres des fonctionnaires publics ou mandarins (pour les cultiver), si on leur permet de se marier avec des filles des habitants indigènes, seront inscrits sur les Registres publics de la population. Les ét rangers fan ou Tbibélaius des huit camps retranchés ue la tribu liang-hoang du Sse tchouan , doivent se faire inscrire sur les Registres du peuple de l’arrondissement de Afeou , en qualité de commissionnés ou employés du gouvernement ( Tchang-tchaï ).

\ Texte.} On déterminera avec exactitude la parenté ascendante et descendante de ceux qui sont inscrits sur les registres des contribuables.

[C’omm.] Les personnes sans enfants sont autorisées a adopter toute une parenté, pour

Digiti;

rétablir entre elles les rapports sociaux qui existent entre les père et mère et les enfants (tcfwo-mêou), et ces devoirs réciproques entre les parents, afin de perpétuer leurs familles. D’abord il faut que les père et mère, et les plus proches parents (des enfants adoptés) , n’e xi stent plus; en second lieu, il faut ue ces enfants , étant plongés , pour ainsi ire, dans le sein des cinq sortes ae deuil {ou fou tchi net), soient dépourvus de tout. Dans ces circonstances, il est permis à des personnes sans enfants de choisir et d'adopter une famille éloignée. Il en est qui choisissent et adoptent des personnes sages sur lesquelles ils puissent reporter leurs affections , et les aimer en même temps que leurs proches, pour ne pas être privés des rapports et des dispositions de famille ; à ceux-là il a’est pas permis de désigner l’adopté comme membre de leur parenté, afin de ne pas donner lieu, dans l'ordre régulier de leur succession , à des discussions fâcheuses et à des querelles, etc.

[Texte.] On classera toutes les personnes inscrites en honorables et viles 0 liàng tsién).

[Corwn.] Ces quatre sortes de populations (énumérées précédemment) sont honorables ifimig). Les esclaves (hoü), les serviteurs à gages ( poiih ), ainsi que les courtisanes (tchdng)% les acteurs et actrices (yàou), étant astreints à des services publics , sont vils (tsién). Dans les provinces de Chan-si et du Chen si , les familles désignées sous le nom de familles de plaisir (lo hou); dans celle de Kiang-nan , les familles désignées sous le nom de familles mendiantes (Jkâi hou); dans celle de Tché-kiang , la population que l’on nomme déteeuvrée, j ai ne tinte ( tho hou); toutes ces familles, avant et après les première, septième et huitième années jourt»tching{i 7a3, 17*9, i73o de notre ère), furent placées sur les Registres des personnes viles, etc.

[Texte.] Les registres d'inscription des aventuriers (mào tsl), ceux des passagers (tooûatsi),* c.exw des individus qui traversent les frontières et logent dans les auberges, seront tenus avec beaucoup de surveillance. Chaque chef de section pào-kià) préposé à la garde des listes de recensement, étant pourvu des écriteaux attachés aux portes de chaque fam il fpme/icdi), écrira le nom du chef de ces fam i îles avec le nombre des contribuables males, et chaque année il fera à ses registres les change-

ments convenables (*). Dix familles constituent un pâï (ou rôle de porte) ; chaque pâï a un chef {théou); dix pài forment un kiâ (ou décurie ) ; chaque klâ (ou décurie) a un ancien ( tchâng ) qui est à sa tête; dix kiâ font un pào (ou centurie ) ; chaque pào (ou centurie) a un directeur (ou centurion , tchina ) (**). Ces magistrats populaires surveilleront attentivement les infracteurs des lois , et ils les signaleront à l’autorité compétente.

Les bâtiments servant de marchés dans les villes, les logements de trou-

f>es dans les bourgades et les villages, es foyers des employés aux exploitations du sel, les abris couverts des mineurs , tes temples et les monastères (des sectes de la Raison et de Bouddha non soutenues par l'État), les boutiques élevées sur les berges des fleuves et des rivières, les huttes situées dans les montagnes, les réduits d’une simple ouverture, les habitations des défilés des frontières, seront tous immatriculés (pién) ; les bâtiments maritimes, et autres bateaux employés sur les fleuves , seront aussi enregistrés, et placés sous la surveillance des kiâ ou décurions .

DBNOMBHEMENT DES TERRES.

[ Nota. Avant de donner le dénombrement des terre* , le Hoei-tien (IL XI, (° 8) indique les positions de Pé-kiug, des dixhuit provinces et des principaux lieux de ces mêmes provinces, en degrés de longitude et de latitude, ces derniers comptés par U hauteur du pâle au-dessus de l'horizon de Pé-king. Nous croyons inutile de reproduire ici ces positions. Nous ajouterons seulement que, selon les Statuts , cinq pieds chinois (tchln) font iin/wd; 36o pou font un fi ; le» degrés de latitude et de longitude sont composés de xoo fi. K suit de là que le pied ehi-

(*) Le Commentaire dit qu'il en éliminera ceux qui seront partis, et qu’il y fera entrer ceux qui y seront venu». St une famille change de résidence. U en informera en temps convenable ceux qui dirigent les Inscriptions des portes.

Les noms de pài, de theou icbef) , de kiâ, de tchdnç, de pào, de trftiiirj, sont des noms de majris tritures publique» et -rji luttes créée* pour dlrfërr et administrer le peuple , et pour faire connettre I» véritable situation des choses, Ceux qui possèdent en propre leur* personnes ri de* maison* ;les hommes libre* et les propriétaire*} remplissent ce* fonction* . qui cesarnt a la fin de chaque année , époque ou on les renouvelle. ( Commentaire. ) C'c*t notre magistrature muMctpmte.

L’UNIVERS

nois étant de o,3i5 mm., le pou est de i m. 575 mm., le /i de 567 ni. , le degré de 11 3,4oo m.]

[Texte.] Toutes les terres cultivées sont appelées champs ( thién ); les champs se nomment aussi terres {thi).

[Comm A Dans les contrées méridionales, par exemple, les champs cultivés dont le sol est bas sont des thién, champs ; ceux dont le sol est élevé se nomment the, terres . Dans les contrées septentrionales , les champs aqueux sont des champs; tout le reste du sol est désigné par le nom de thi, terres , etc.

[Texte.] La totalité des champs et des terres forme plusieurs divisions.

1° Il y a les champs du peuple ( min thién).

[ Comm .] Parmi le peuple, ce qu’il possède à titre perpétuel est sa propriété ; le sol qu’il est autorisé à acheter et à vendre constitue le champ du peujde (*).

2° Il y a les terres apanagères {kéng ming thi).

[Comm.] Ce sont les terres distribuées, du temps des premiers Ming, à dès étrangers pour subvenir à leur subsistance.

3* Il y a les champs des colonies militaires (tûn thién).

[Comm.] Ce sont des champs situés dans des localités où des troupes sont stationnées pour la garde du territoire. 11 y en a qui servent à payer en argent et en nature les commandants des lieux à protéger. Il y en a dont le produit réalisé retourne aux magistrats des arrondissements et des cantons. Les uns et les autres sont des champs de colonies militaires ( tûn thién). Ces champs ayant été successivement cultivés (par la troupe) , sont aussi nommés terres concédées aux troupes (chen kiun thi). Ces terres sont situées dans les districts de 1-li, de Ou-rou-rnou-tsi, de Pa-li-cliin , de Tour-fan , de Hn-mi, de Tou-pou-to et ailleurs.

4“ Il y a les terres des foyers ( Ihsdo

thi).

[Comm.] Les terres qui produisent de grands roseaux dans les provinces de Chantoung, de Tche-kiang, detFt»-X/V/i,de Kouangtoung , terres dont l'impôt se paye par foyer, sont appelées terres des foyers.

5® Il y a les terres des bannières (MI thi). •

(•) Voici le texte chlnol« : Min kièn hènp thsàn thi nt) IM mal mal trA * : wH min tAiSn. Ix droit de propriété, comme oh l'entend en Europe, eut positivement reconnu dans ce passage des Statuts.

[Comm.] Ce sont les terres que sèment les habitants des bannières des quatorze villes de Ching-king (ou pays de A foukden) , ainsi que les terres situées dans un rayon rapproché de la capitale, lesquelles terres sont données à ferme aux bannières qui y tiennent garnison. Les unes et les autres sont appelées terres des bannières. Foung-thien (le territoire de Moukden proprement dit) et le Chan-si eurent d’abord des terres appartenant aux bannières; elles furent ensuite données à cultiver et à ensemencer au peuple : on nomme celles-ci terres qui ont fait retour dans un rayon déterminé.

f>° Il y a les champs fertiles (du domaine privé) (tchoûang thién).

[Comm.] Les terres affermées par le conseil du domaine privé de l’empereur , pour eu retirer un revenu en nature, sont des champs fertiles. Il y en a dans les arrondissements et cantons voisins de Pé-king , et chaque ville de la province de Ching-king (ou Moukden) en possède.

7° Il y a les terres données gracieusement (par les empereurs) ( gan chàng thi).

[Comm.] Le fondateur de la dynastie (régnante), dans les arrondissements et cantons voisins de Pé-king , donna des terre* aux huit bannières, pour y placer et entretenir leurs chevaux. Ensuite les bannières étant venues à se disperser, les établissements abandonnés ne servant plus à aucun usage, les successeurs du fondateur de la dynastie très-pure donnèrent les terres à cultiver au peuple. Ces terres changèrent alors de nom, pour porter celui de terres données gracieusement par te souverain.

8* 11 y a les terres des bergers ( moü

thi).

[Comm.] Ce sont les terres de rebut, pro- >res au pâturage des moutons , situées dans es provinces de Tclti-li et de Chan-si , ainsi que d’autres situées au delà des frontières, etc.

9° Il v a les terres d’inspection (kién thi).

[Comm.] Le fondateur de la dynastie régnante, pour se conformer à l’administration de la dynastie Ming (qui l’avait précédée) , établit dans la province de Kan-sou sept grandes ménageries, pour y élever des chevaux. Ensuite ces établissements ayant été supprimés, on donna les terres qui en dépendaient au peuple pour les cultiver. Ce sont les terres d'inspection.

10° Il y a les champs cotpmiiiis (, hoûng thién ).

[ Comm .] La province de Kiang-sou en possède. Chacune des autres provinces a aussi des terres quelle possède de fondation , telles, par exemple, que des terres entourées de clôture et plantées d'arbres , des terres destinées à l’entretien des communautés. En outre, dans le district de Klrin, dans celui du Fleuve du Dragon noir (Saghalien-oula , dans la Mantchourie ), on a donné à la population robuste des* terres à ensemencer. On les nomme aussi champs communs.

11° Il y a les champs des études (hiô thién).

[Comm.] Dans chaque province il y a des établissements pour l'instruction publique , qui ont des champs destinés à l’entretien de ces éludes ; ces champs servent à la dépense commune de tous ceux qui font leurs études dans ces établissements. Les provinces de Tchi-li, de Chang-toung, de Kiang-sou, de Ngan-hoeï , de Kiang-si , de Fo-kien , de Tchc-kiang, de Hott-pe, de Ilou-nân, de Ssetchouan, de Yùn-ndn, ont constitué de pareils champs destinés à l’enseignement; ces champs rentrent , par conséquent, dans le nombre des champs du peuple. Les provinces de Chan-si , de /fondu , de Chen-si , de Kan-sou, de Kouang-toung, de Kouang-si , de Kouei-tchéou , ont des champs destines à l'enseignement public en dehors et à part des champs du peuple ; c’est aulaut d’épargué aux produits des champs du peuple.

12° Il y a des champs de secours ( tchin thién),

[ Comm.] La province de Kouei-tchèou en possède.

13° Il y a les champs des grands roseaux {loû thién).

f Comm.] Dans les provinces de Kiang-sou , Ngan-koeï , Kiang-si, Hou-pe , Nou-nàn , sur les bords des fleuves et des rivières, il y a des terrains qui , selon les saisons , sont inondés par les eaux ; on les nomme champs des grands roseaux.

[Texte.] Tous ces terrains ont été mesurés, et il en est résulté que le nombre réel des king et des mèou qu’ils contiennent a été inscrit sur les registres de dénombrement ( tsë ). Dans tous ces terrains mesurés, cinq tchi ou pieds font un arc {hoûng) ; deux cent quarante hoûng ou pou font un mèou ou arpent.

, Comm,) Le mèou est uu carre de quinze

pois (ou koûng^=. ?4 mètres 975 millimètres, ou 6x3 mètres centimètres carrés).

[Texte.] Cent mèou font un king (*).

[Comm.] Le king est un carré! de cent quatorze pou (environ 190 mètres de chaque côté).

[Texte.] Toutes les provinces et toutes les villes prises ensemble contiennent en nombres ronds kln*et en champs cultivés »,»«.•«« •«

[Comm.] Les champs et les terres de chaque province réunis ensemble. Chaque aunée, les terres livrées nouvellement à la culture donnent un accroissement de sol cultivé. On rapporte ici la liste énumérative qui fut présentée à l’empereur Kia-king , la 17® année de son règne (18 ix de notre ère.)

1® Tchl-lt.

Champ* du peuple.. . . . 1

Champ* des colonies ml- J ensemble... . &s«,7iu 40

llUlre* t

Terrain* couvert* momentanément par

le* fleuve* et rivière* ts n

Terre* de* huit bannière* • 37, su si

Tour les quatre bannières de Faite gauche des Tchnho-enrh (de la Mongolie) . et pour la moitié de la première bannière jaune de l'aile droite ; en outre . les terrain* prl* sur le* eaux du fleuve dan* le district de Founç-hieu. et livré* à

la culture 4. Ma »

Champs et terres du domaine privé et des

maudarin* . s*

Terres restant à la disposition du peuple. . is.jso is Terres qui ont fait retour au peuple dans

un rayon déterminé 7,mo si

Terre* de* bannières i4«.soa as

Terres de surplus laissées aux bannières. . ts.xas s t

,4 reporter. . ost.374 sa

(•) Il résulte de ce texte officiel que. le iUnn chinois doit équivaloir a « hectare* sa arcs sa centiare*, en prenant pour base la valeur de o m. r.u mm. pour le pieu { tcAI ) employé par le gouvernement chinois. Le koûnç ( ou pou) vaudrait alors 1 m. «sa min., et en carré t m- 77* mm. Le mèou vaudrait (ua.c ms mm. , et le kimj «.wï in. c, ou « hcct. os ar. M cent.

Nota. D’après ta figure du pied officiel chinois , donnée dans tes Statuts \\oyei ci-devant p. 4«. note 2, colonne *),ce pied, tcht. n’cquivaudralt qu’à o.sia mm ; ce qui fait une trop petite différence avec le chiffre de o.ir.s min admis dan* ce travail , public en tau. pour mériter de refaire tou* nos calculs de réduction de* mesures chinoises en mesures françaises. Non* ajouterons seulement ici que, selon la figure précitée*du pied chinois, le king équivaudrait a a hectare* sa arcs so centiares , le mcom à as arc* 20 cent, le pou . ou le koûnç, vaudra 1 in. *74 nui. . et en carré * n*. 4*o mm. «a. Voy. ci-devant. p ao, note. .

C*) Kn adoptant tes bases métriques de la note précédente ( le pied ou tchi compte pour ni.j, le nombre total des champs cultivés en Chine . eu «sis, serait de 4t.ua 1.7.» hectare*. Ce chiffre . qui est en rapport avec b surface totale de la Chine (su uoo.ooo hect), comme environ 1 a 0 , doit être très-inférieur au chiffre réel des terres cultivées. La cause île l'erreur se trouverait alors, ou dan* une fausse déclaration, par le* cultivateur* a l'autorité chinoise . des terres qu’ils cultivent , oui dans une faussa appréciation de ia valeur en mesure» européennes des mesures agraires des Chinois. La première cause d’erreur est plus probable que la seconde.

L’UMVEHS.

Report »*.*;< sa

Terres du domaine privé et d» mandarins. 7,11» *r

Terres rncloscs ( pour le* usages privé* ou

pour les sépultures) . . ses sa

Terrains de pAtnrage, ou det bergers . . 3,81» SI

Possessions du district de Kirin, ù A Ingou-ta (A'uip - goûta ) , Pé-lou-na; dans le* trois clans des Hoeurh-tsou ( Ortfou), de À e la lin ( Keralin > :

a champ* du peuple. . « • • 14,3a* Si

b champs communs 840 »

c champs communs dans le district de Ne-ioung-klang (Saghalien-

oula ) sis »

Total général pour la province de Tchi»li

et ses dépendances sa», 74% 43

a® Chan-toung.

Champs du peuple «*M7i ci

Champs des colonies militaires i«

Champs des études 4i« ‘a

Total général tw,M? n

S* Chan-si.

Champs du peuple 107,107 «0

Ko outre, terrains élevé* . Jamais arrosés par des eau* courantes, la chang O.

Terrains montagneux, 1 rjo (*).

Champs des colonies militaires aa.an os

Terres qui ont fait retour au peuple* . . sis ai

Terre* concédées à l'année a, si» va

Terres de fondation appartenant k Tal -

youan/ou «s 11

Terre* non inscrites Khé ngaV , appartenant aux deux départements de Ta»-

thoung et de Sou-ping 7<7 sa

Terres devenue* pures au département

de Val-fAoung • 117 ua

Champs d'étude (ou appartenant aux établissement* d'instruction publique). . . t77 »e

Terres de* quatre bannières de l'aile droite , des six bannières de la garde de droite de Tcha-ho-rurh ; des Talon et nuire* du même genre . ainsi que le* pâturages de* bergers de la mouta-

gne très-verts . tison il

Total général «33,212 no

«o H6-nan.

Terre* du peuple «j»,7«3 «

Champs donnes à de* etrangers (King-

ming-tien) 07

Champ* des colonies militaire* so.oii to

Champ* des études 7*2*

Total général. . .» . . 7*1,11,* a* s° Kiang-sou.

I- Champ* du peuple, dépendant du receveur général de Kiang-ning (ou Nan-

king). 101,01s a*

Champs des cotonic-s militaires (ld.). . vr.,007 si Terrain* des fossés de la ville , d'origine très -ancienne . de Xiang-ning

ou Xan-kltig (ld.) ion »

Champs des hauts roseaux tld.) .... 33410 41 II. Champs du peuple, dépendant du receveur général du département de aou-

ti fieou *4*,K23 «4

Champ de* colonies militaires (ld.) . . su: 47 Champs communs dans le district de

(ld.) tas os

Champs de liant* roseaux (id.) .... 11. sis 14

«• Ngan-hoe f.

Champ* du peuple •

Champ* des colonies militaires .

Champs de* études .

SK

• Il, CM

ISO

IB

r* Kiang-si

Champs du peuple

Champs des colonies militaires

Champs des hauts roseaux * • •

Total général -

a® Fov-kim

Champ* do pennte

Champs de* colonies militaire* . . . , .

Champs de JSàv-gno (port* méridionaux)

et de Yûn-thsing-gao

Champs de Tal-wan-fou (Ile de Forroose',

enclos

Il y a en outre ar.sai Ma. (?)

laa.oao 10

B" 7 chc-kiang.

Champs du peuple

Champs des colonies militaires. .

Terres vaseuses et sablonneuses.

Total général. .

io° Hou- pc.

Champs du peuple.

Champ* des colonies militaires. .

Champs des liants roseaux. . . .

. 430.449 no

. süs.oîu r«3 . 20.171 70

i#) flous ignorons La valeur agraire de ces termes, qui indiquent sans doute des mesura locales.

Champs du peuple tra.oas 01

Champs donnés à des étranger*. . . . r.,n»i uc.

Champs des colonies militaires. . . . mmi i*

Champs des hauts roseaux 1.773 2 «

Total général. . . . sm.mj 00

ia* Chtn-sl.

Champs du peuple . cjb.x^i ms

Champs des colonie» militaire*. • • • 4o.u74 sa

Terres des départements d ct'oung-t slang, de Han-tchoung,dc Ihnn ngan du district de Tchun-ngan, abandonnées par les torrents et devenues productive*. . > ic

Terre* données autrefois à des étranger*, «.oss nj

Champs appartenant aux établissements

d'instruction publique si 4 *

Total général. . . ."sot 77a 22

Champs da peuple its.trn

Terre» des cotonics militaires w.na

Terres concédées autrefois à des étranger* 13.11»

Terres destinées A entretenir des communautés mis

Terre» d’inspection (ATferti-fAl). ... i,7«4

Terres des J an (étrangers limitrophes) dans les Quatre déparfeinrnts de l/tntchcou. de Xouug- Uhang , de À tng-

tcheou , de Sl-tunrj

Plus. «18.814 parcelle* (formant chacune moins d'un inéou).

Champs des études. 313

Champs du peuple dan* l’arrondissement de Ti-hoa. du departement de Tc/un-u. o.4.ta Total pour la province propre. « . *a7,aos

[ Dépendances extérieures.]

Champs cultivé* par de* colonie* mUitntr^A — k Pa-ll-konan ,) . . ’ sos

Champs — a Ha~tnl. .... hs

Champs — « Tour/an. ... 147

champ* — * f htrsumovtsi . . Ml

Champs à 1-li tt k l/nu-ymg chi-pa . aat;

Champs — à Tarpanjn taf . . 14»

Ctiamps — * Karochar. ... «

Champs — a Oui:hi *0

Total pour les colonie» militaires

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