‹ Chine moderne, ou Description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinoisChapitre 56 sur 292 · Kouel-tchéou · texte numérisé non relu

Kouel-tchéou

Totaux. . .

En hectare»..

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Nous avons négligé de placer, dans ce Tableau , les terres des huit bannières tartares , comprises dans les provinces de Tchi-li et d eChan-si , qui avoisinent la Tartarie, et qui s’élèvent à 225,209 king (1,351,254 nectares), ainsi que les terres du domaine privé de l’empereur, près de Pè-king , qui se montent à 20,820 king (160,920 hectares), de même que quelques autres terres que l’on trouve dans l’énumération du dénombrement précédent.

« cetle contrée ( Hang-tchcou-foii dans le « Tche - kiang), s’en ferait certainement une •> fausse idée. La connaissance d'ttn certain « nombre de villes fort étendues ne suffît pas « pour en porter un jugement exact; el,sans « l'occasion cpi’ont eue les missionnaires de « parcourir l’empire, pour en dresser la carte « géographique, nous ignorerions encore que, « dans la plupart des grands gouvernements, m on trouve J es contrées de / dus de vingt « lieues très-peu peuplées, presque incultes , « et assez souvent si sauvages , qu'elles sont « tout à fait inhabitables. » On voit que les chiffres sont inexorables î

On voit, par ce Tableau récapitulatif, que les terres possédées en propre et cultivées par le peuple chinois s’élèvent à 42,266,436 hectares. Ces terres, comme nous l’avons déjà dit, sont consacrées presque exclusivement à produire des fruits destinés à nourrir la population; tandis qu’en France, les terres consacrées à la nourriture de l’homme en produits du sol, c’est-àdire, en grains d’automne, froment t seigle , méteil , et en légumes secs , plantes sarclées , etc., ne s’élèvent qu’à 10,378,966 hectares !

5° L 'impôt foncier est encore , en Chine, le même aujourd’hui qu’il y a plus d’un siècle (*). Il n’a pas varié depuis l’époque où l’empereur Khang-hi (en 1709) substitua l’ impôt foncier a la capitation qui était d’un recouvrement plus difficile ; cette substitution eut lieu

(*) Voici le releu* synoptique de la quantité de terres possédées et cultivées par la population chinoise, en 1753, avec le moutaut des impôts en argent et en nature dont elles étaient frappées. Il est tiré du Ta-thsinghoci-tien , édit, de 1764. C’est un document curieux à plus d'un titre , surtout comme point de comparaison.

F.n conférant ces chiffres avec ceux qui sont portés dans le grand Tableau , on trouve, pour le dénombrement des terres de 18 ta, une diminution de 554,007 king 09 mèou (ou 3,3*4,o'»a hectares) sur celui de *7.53; tandis que l’impôt foncier de ce dernier budget présente au contraire un excédant de 771,891 Hong, et de 4,287,510 hectolitres de grains et riz, sur celui de 1812. Cette différence tient à d’autres causes que celle d’avoir compris Ching-king , ou la province de Moukden en Tartarie, dans le relevé de 1753; ce que nous avons omis dans celui de 1812, pour ne représenter que la Chine propre. Ces causes sont trop peu importantes pour nous y arrêter ici.

Nous dirons seulement que le budget chinois est bien loin de suivre la matrhe ascendante des budgets européens qui tendent, avec le système des emprunts inconnus en Chine, à absorber complètement le revenu des particuliers, et par suite toute la richesse publique.

13' Livraison. (Cuise moderne.)

L'UNIVERS

également afin que les revenus de l’Etat eussent une base solide et fixe, au lieu d’être sujets à tonte la mobilité et à toute l’incertitude de l’impôt par tête, et afin aussi de diminuer les abus nombreux auxquels donnait lieu l’impôt de capitation, livré en quelque sorte à la discrétion des agents du ministère des finances. L'impôt foncier, ainsi établi, était en même temps pour les possesseurs des terres une sorte de redevance ou de fermage fixe envers l'État, à un taux très-modéré, comme on peut le voir dans la colonne où nous avons donné les chiffres proportionnels relatifs de l'impôt foncier en argent par hectare. Pour que ces chiffres représentassent la proportion relative reelle de l'impôt foncier pour une contenance donnée, il faudrait que la valeur proportionnelle de la dernière colonne , où ligure pour neuf provinces un impôt foncier en nature, y fût comprise ; ce que nous n’avons pas fait , parce que nous ignorons la valeur réelle de cet impôt en nature. D’ailleurs, le chiffre proportionnel reste vrai pour les provinces qui ne payent point d'impôts en nature.

Quant à l 'impôt sur le sel, impôt très-peu populaire maintenant en Europe, on doit être surpris de le retrouver en Chine, établi comme il existait chez nous avant la révolution de 1790, c’est-à-dire, perçu par 'des fermiers qui donnent à l’Etat un revenu fixe, en profitant, comme on peut le croire, de l’excédant des recettes, ce qui fait que ces fermiers des salines acquièrent toujours de grandes richesses par leur industrie. On pourrait croire que cet impôt du sel en Chine a été une importation européenne , si on ne savait , par l’histoire de ce grand empire, que, des les premiers temps de la monarchie , le sel a été soumis à une législation spéciale, et que son exploitation , ainsi que son usage, ont été l’objet d’une constante sollicitude de la part du gouvernement.

Pour que les fermiers des salines n'abusent pas trop de leur monopole, le gouvernement chinois a établi près d’eux des commissaires régulateurs (les prix ( ti-kiu ) gui maintiennent la balance entre les frais de production des fermiers et le prix de vente pour le sel livré à la consommation, laquelle est

Tnhteau synoptique Je in quantité de terres cultivées et imposées en i ?53.

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