‹ Chine moderne, ou Description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinoisChapitre 57 sur 292 · mwtftn · texte numérisé non relu

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Totaux

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Terres des colonies militaires.

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«norme dans l’empire , comme peut le faire supposer une population de trois cent soixante millions d’âmes, dont le poissori, dans les provinces maritimes, et même dans les autres, qui sont arrosées par de nombreux courants d'eau, forme une partie considérable de la subsistance.

Le produit des salines fut, en 1753, de 5,560,540 llàng (44,484,320 fr.) (*) ; et celui des douanes, à la inémc date, fut de 4,324,005 Han g (84,592,040 fr.). Ces produits dépassent de beaucoup, le dernier surtout, la somme lixc portée par prévision au Budget des recettes (soin mes fixes de prévision portées sur notre grand Tableau, d’après V Almanach impérial de 1844, et que les résultats dépassent toujours plus ou moins, ce qui augmente considérablement le chiffre général des impôts fixes). Les autres droits divers s’élevèrent, à la même époque, à 1 ,052,706 liàng (8,421,648 fr.). Ce chapitre du Budget des recettes se trouve augmenté, en 1812, de 150,245 liàng (1,201,960 fr.) seulement.

Cette étude que nous venons de faire du Budget des recettes de la Chine, à différentes époques (dont la dernière est celle de 1844), d'après de nombreux documents officiels chinois, n'aura peutêtre pas beaucoup captivé nos lecteurs; mais nous pensons qu'ils n’en auront pas méconnu l'importance ; car ce côté de l’histoire d'une grande nation (**), qui est née et s’est développée en quelque sorte comme sur une planète isolée, pendant plus de quatre mille ans, présente un intérêt tout particulier, et montre comment l’esprit humain, avec des inst ruments et des moyens divers, arrive cependant presque toujours au même but. En contemplantce phénomène, on ne peut. s’empêcher de penser que l’homme, une fois entré dans la carrière de la civilisation, est soumis aux mêmes lois

(*) Hori-tien, édit, de 1764, K. XV, f“ 3.

(**) De quel intérêt ne serait pas pour nous maintenant la connaissance Ultime de l’histoire territoriale et financière des grandes nations qui ont disparu de la surface de la terre, comme celle des Assyriens, des Modes, des babyloniens, de l’Égypte, et même de la Grèce et de Rome , dont nous ne possédons que des lambeaux !

tlo développement progressif qui mènent toutes les sociétés comme à leur insu.

Si les limites de cet ouvrage nous l’eussent permis, nous aurions montré comment la propriété territoriale, l'impôt foncier et les autres impôts sc sont établis successivement en Chine, depuis le commencement de la monarchie chinoise, c’est-à-dire, depuis plus de.

quatre mille ^ans ; les modifications, les transformations qu'ils ont subies sous les différentes dynasties qui se sont succédé ; on verrait que tous les modes possibles peut-être de possession et de payements d'impôts ont été expérimentés en Chine, et que le mode aeluel , qui s’est dégagé de tous les autres. comme une résultante rationnelle, parait être celui qui peut le mieux satisfaire tous les intérêts.

Nous passons maintenant au Budget des dépenses.

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