BUDGET DES DÉPENSES
Tous les payements et toutes les dépenses qui ont lieu pour les besoins de l’Etat, se font au poids de l'argent (excepté dans certaines circonstances). On s'assure de la quantité d'argent qui est entré pendant l’année dans le trésor, afin de bien déterminer le montant des sommes qui devront être conservées dans les caisses provinciales, et de celles qui doivent être expédiées à la caisse centrale de Pé-king. C’est nu printemps et à l’automne que l’on rétribue les services publics.
Dans chaque province , il y a une caisse publique. Chaque année, au printemps et â l'automne, on fait le relevé exact de ce qui est conservé en argent dans ces caisses provinciales, et on en fait des bordereaux que l’on envoie au ministère des finances. Celui-ci vérifie ce qui est sorti de la caisse et ce qui doit y rester, après avoir tenu compte des dépenses occasionnées par les liesoius du service, à l’exception delà solde de l’armée. Ce qui reste dans les caisses provinciales est ensuite employé selon l'usage prescrit par le ministère des finances.
(*) Tai-thting-hon-àtn, k. XII.
L’UNIVERS
Toutes les dépenses annuelles sont classées sous douze titres ou chapitres spéciaux que nous allons énumérer.
Chapitbe 1". Frais de culte ou service des sacrifices et cérémonies publiques ( tsi-ssé-tchl-khouàn ).
Dans la capitale, chaque autel ou temple (*) destiné aux sacrifices reçoit ses subsides de la Cour des sacrifices (Tditchdng-ssé), et cette dernière est sous la direction immédiate du ministère des rites. Tous les lieux où sont les tombeaux des empereurs et où l’on offre des sacrifices de riz et de blé dont la valeur est pavée en liant j d’argent, tirent leurs subsides du ministère des rites sous la dépendance et la direction duquel ils se trouvent- Dans chaque province, les liàng en argent qui sont consacrés à l'entretien des sacrifices dans les temples et aux autels, sont prélevés sur les revenus qui proviennent des impôts foncier et personnel, et constituent une partie des dépenses générales.
Si, dans une. province, il y a une réserve de fonds restés sans emploi au chapitre des digues et chaussées (non endommagées) et à celui des réserves pour les temps de diset te et de famine, dans cette même province on conserve, comme argent ou fonds public, celui qui aurait été employé aux services spécifiés, et il est affecté, dans l’intérieur de la province, à constituer un fonds de. secours pour être utilisé dans les années où les besoins l’exigent.
Voici le tableau de la quotité en argent que chaque province paye pour la branche de service indiquée ci-dessus :
liàng.
xr* Tchi-fi a(»,aio
F ou n g- tien ou MouMen . . . . 966
Kirin 93
' a* Çhan-taung 11 >774
3r Cita nsi i5*748
4e Hostau 11,140
1a. Trésorerie générale de Kiangoing (Nan-king). fi, 434 ti.ia.de Sou-tcliéou 5,854
G' Kgan-lioei io,a5i
5e Kiang-si i3,oifi
8' Fou-tien io,55o
A reporter iia,o3G
(*) Voy. ci-devaut, p. 39-4».
Report iia,o.10
9e Tchc-kiàng 18,004
10° Hou-pc. 11, 144
11' thu-nan 6,301
13' Chen-si 10,19a
1 3' Kan-sou 7,365