IOC 22.CS
lit SO.CIJ
204 42 Ctiti
Si l’on réunit, ce chiffre de l’infanterie à celui de la cavalerie, donné précédemment, on aura un effectif, pour l’armée chinoise, de 888,725 hommes. Cet effectif, qui remonte à l’année 1812 , n’est pas considérable par rapport à la population ; mais il paraissait suffisant, avant la guerre des Chinois avec les Anglais, pour le maintien de l’ordre dans l’interieur de l’Empire. Il a pu être augmenté depuis (*).
L’effectif de l’armée chinoise est obtenu par les contrôles que les généraux de division sont obliges d’adresser nu ministère de la guerre. Ces contrôles doivent mentionner l'augmentation et la diminution que l'effectif a subies ; c'est-a-dire le nombre des recrues, et le chiffre des hommes rayés des contrôles par une cause ou par une autre.
Kechuteuent de l’arsike. L’armée chinoise se recrute par des enrôlements volontaires , et par les enfants
(*) M. P.-P. Thorax a publié en i8a4, à Mat-nu, des documents statistiques d'après lesquels l’armée dtinoi.se «'élèverait à i,a(»3,ooo hommes. Nous ignorons quelle confiance on peut accorder à ces docuuieuts, ainsi qu'à d au Tes de même nature. Nous nous eu rapportons de préférence à l'autorité des Statuts officiels
des anciens soldats, qui restent au service jusqu’à un âge très-avancé. Chez les Tartares Mantchous et Mongols, le godt naturel pour l’état militaire fait en quelque sorte de chaque homme un soldat- Les Chinois préfèrent de beaucoup la carrière des lettres et des emplois civils.
On pourra se former une idée assez exacte des préférences pour l’état militaire chez les Tartares et les Chinois, par l'énumération suivante des individus appartenant à des familles de militaires,! pour l’année 1812.
1° Dans la capitale et dans tous les
cantonnements des provinces :
bouches.
i° Mantchous 122.968
a0 Mongols 55,639
3° Klcuths a,58 1
11° Dans les dépendances du gouvernement de Tchatliar, habité par des tribus mongoles 16,489
— Commissionnés de Mao-ming-
gan, îd. a85
— Bar bonis , dépendants du com-
mandant militaire de Hè-loung -
i.îîi
— Fils de musulmans dépendant
de U première bannière blanche du ministère de la maison impériale , et des cinq antres bannières u3
— Chinais militaires des huit ban-
"‘èro 43,554
1 — Domestiques mantchous et mongols 5o,i63
Total 3<(3,o5j
Avancement militaire. L’émulation dans l’état militaire, en Chine, est sollicitée par différents moyens. Les trois premières bannières, qui forment un corps d’élite et qui constituent la garde impériale , se recrutent dans trois autres corps de troupes tartares ; ceux-ci, dans d’autres, et ainsi de suite. Les autres moyens d’éiMllatiOD sont encore nombreux ; ils s'étendent même jusqu’aux enfants, qui sont promus avantageusement dans des emplois civils ou militaires. Les moyens d’intimidation pour maintenir la discipline sont la dégradation, ou simplement de faire
’ Tai-thsing-hoei-ticn , k. XII, f" ai
descendre d'un corps d'élite dans un corps moins considéré.
Le code militaire est très-sévère, surtout pour les officiers revêtus d’une autorité importante. Nous en ferons connaître les principaux traits à l’article Code pénal des Chinois.
Remplacement militaire. Le remplacement militaire est interdit sous des peines sévères, excepté par un (ils, un petit-tils, un neveu, un frère, ou un autre parent habitant avec la
fiersonne obligée au service, et lorsque e remplaçant s'oft're volontairement et sans vue mercenaire.
Les troupes chinoises sont encore en partie armées, comme l'étaient autrefois les Partîtes ou lés Scythes, avec des flèches, des carquois cl dès boucliers (*), sur lesquels sont peintes ordinairement des figures propres à faire peur aux enfants ; mais ils commencent à se servir des armes à feu européennes, dont ils ont été autrefois les inventeurs.