‹ Chine moderne, ou Description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinoisChapitre 99 sur 292 · Des monuments érigés par des · texte numérisé non relu

Des monuments érigés par des

et le peuple ; cil un mot , dans toutes les affaires ou les projets qui tendront à accroître le bien public, ou à empêcher qu'il n'y soit porté atteiute, il en sera fait des enquêtes, et le résultat en sera placé sous les yeux de l'empereur lui-même, par les mandarins des six grands ministères de l'État.

* Les censeurs, les gouverneurs et lieutenants gouverneurs des provinces, chacun en ce qui les concerne, représenteront de même à l’empereur, avec fidélité et sans rien cacher, tout ce qui paraîtra bon à lui être communiqué sur les objets ci-dessus.

« Si un fonctionnaire grand ou petit, soit à la cour, soit dans les provinces , s’aperçoit de quelque irrégularité dans les actes de l'administration à laquelle il appartient, il en fera la déclaration claire et précise à son supérieur, quand le sujet méritera d’être inis sous les yeux de Sa Majesté Impériale, par un rapport fiJele, pour qu’elle en décide suivant son bon plaisir. Ceux qui, ayaut reconnu ladite irrégularité, laisseront passer beaucoup de temps sans en donuer avis à leurs supérieurs, ce qui établirait une connivence avec eux, serout sujets, si c’est à la cour, à être recherchés pour cette conduite par les censeurs, et, s’ils ont commis ce délit en province, par les gouverneurs ou leurs délégués. Lorsqu'ils serout reconnus coupables d’une telle omission, ils subiront la peiue voulue par la loi pour les cas ordiuaii es , où l’on manque de faire un rapport nécessaire sur les affaires publiques, à scs supérieurs ou à Sa Majesté.

« Daus toutes les représentations de cette nature adressées à l’empereur, les faits qui en feront le sujet et les raisons données à l’appui, devront être établis d’une maniéré simple et sans détours ; chacun de ces faits formera un article séparé, et bien exposé. Tout mot vide de sens et toute répétition inutile seront hanuis de ces adresses.

« Les fonctionnaires qui sollicitent un avancement en sc servant de termes insidieux sont punis de ceut coups de bambou. S’ils portent à tort des accusations contre un fonctionnaire dont ils convoitent la place, ou pour un autre motif, et, de plus, si, pour que leur adresse parvienne plus sûrement à l’empereur, ils empruntent un sceau et une euveloppc officielle, eux, et la personne qui leur aura prêté le sceau et mis la «uscription à l’adresse, seront condamnés à avoir la tète tranchée. » (Le délit est du genre mixte; G/vsc; c’est-à-dire que la peine en est comniuable en un lannisscmeut.)

On voit, par ce texte de loi , que si le gou-

fonctionnaires publics en leur propre honneur (*).

173. De la défense d’aller au-devant des fonctionnaires supérieurs , et de les reconduire au delà ae certaines limites (**).

174. Des envoyés ou commissaires officiels qui traitent avec hauteur et mépris les mandarins de province (***).

175. Des lois somptuaires concernant les vêtements et les habitations (****).

lentement chinois n’a pas, comme les gouvernements européens, des journaux quotidiens pour le ramener ou le maintenir dans la bonne voie, pour lui douner d'utiles avis (quand ils ne se bornent qu'a cela), il a d'autres moyens de connaître les abus et de les réprimer. — « Il faut convenir, dit G. •• Staiiuton, qu'il y a peu de monarchies ré- « gulières où la conduite personnelle du sou- • verain , et les mesures générales qu’il or- « donne, soient soumises autant qu’en Chine « aux lois, aux coutumes, et à l’opinion pu- « blique. »

(*) « Si quelque fonctionnaire public, dit la loi, pendant le temps de son administration , ose élever, dans les limites du pays soumis à son autorité, un monument public portant des inscriptions en sou propre honneur, lorsqu’il n’a effectivement rendu à l’État aucun service digne d’ètre rappelé à la mémoire de ses concitoyens, il sera puni de ccul coups de bambou. Les inscriptions seront effacées , et le monument abattu. »

(**) « Quand des fonctionnaires supérieurs du gouvernement ou autres, charges d’une mission spéciale de l’empereur, seront en route pour la remplir, si quelques-uns des fonctionnaires de la proviuce vont plus loin que les murs de leur ville, soit à leur rencontre, soit en les reconduisant, ils serout punis de quatre-vingt-dix coups de bambou.

« Quiconque souffrira que la suite d’honneur accordée à sa mission passe les bornes prescrites ci-dessus, subira la même peine. •»

Dans un des statuts supplémentaires, il est ordonné à tout soldat ou simple citoyen , sous peine de recevoir cinquante coups de bambou , de céder le pas à I officier civil ou militaire du gouvernement qu’ils rencontreront dans un chemin public, ou s’ils sont à cheval , d'en descendre.

(***) Ces commissaires sont punis de 6o coups de bambou.

(*•**) « Les maisons, dit la loi, seront bâties, les appartements serout distribués , les voilures, les vêtement» et autres articles i

176. Du respect que les prêtres de Fo et les Tao-ssé conservent envers leurs père et mère, et de leurs vêtements (*)•

177. l)e la négligence à observer les phénomènes célestes (**).

178. De la défense aux magiciens, aux sorciers et aux diseurs de bonne aventure, de prédire les événements futurs (*’*).

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