‹ Chine ou description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinois première partie comprenant un résumé de l'histoire et de la civilisation chinoises depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours par m. G. PauthierChapitre 111 sur 238 · LES AHABBS ET AUTIUBS ATATS DE L'ASIE SOUMIS A LA CHINE · texte numérisé non relu

LES AHABBS ET AUTIUBS ATATS DE L'ASIE SOUMIS A LA CHINE

L’histoire chinoise fournit un grand nombre de renseignements curieux semblables à ceux que nous venons de citer. On y trouve qu’en 715 de notre ère, le roi du Thibet ayant fait une rande irruption dans le pavs de Paan-na, qui faisait autrefois partie du royaume des Ou-sun, le prince du pays , allié des Chinois , vint dans le Gan-si (comprenant les gouvernements militaires chinois dans l’Asie occidentale) , chercher du secours. Le général chinois qui y commandait assembla ses troupes , prit en outre dix mille hommes du pays de Kiu-tse, fit plusieurs milliers de à l’ouest, soumit plus de cent villes, et envoya des lettres aux pays voisins, pour qu’ils eussent à reconnaître la souveraineté de l’empereur de la Chine. Le royaume de Ta-chi (ou des Arabes) et huit autres États reconnurent l’empereur de la Chine pour leur suzerain. Le général chinois revint glorieux, après avoir fait ériger, dans le pays occidental, une colonne où il fit graver le détail de son expédition.

L’année 7 17, les Turcs occidentaux , mécontents des Chinois , portèrent le khalife et le roi du Thibet à les aider de leurs troupes pour s’emparer des gouvernements chinois de l’Asie occidentale. Les Thibétains, les troupes du khalife et les Turcs assiégèrent deux villes dans le pays de Kaschgar.

Les Chinois , aidés de plusieurs hordes turques du voisinage deTourfan , firent lever le siège de ces villes, et il y eut une trêve de faite avec les Turcs occidentaux et avec le Thibet.

En 718, les Turcs du Nord demandèrent la paix aux Chinois.

En 719, les rois de la Sogdiane et

d’autres États voisins envoyèrent des ambassadeurs à l’empereur de la Chine,

fiour le prier de les protéger contre es vexations des khalifes.

Les Mémoires de l’histoire des Thang sur le royaume de Ta-ihsin ou Fou-Un (empire romain d'Orient) , disent que l’année 719 de notre ère , le roi ou empereur de cette contrée offrit un tribut à l’empereur chinois par l’entremise d’un religieux ou prMre d’unegrande vertu, etqu’il lui fit hommage d’un lion.

« L’an 713, dit le P. Gaubil , le prince ou roi de Kia-che-nU-to (Cachemire) avait envoyé une ambassade à l’empereur Hiouan-tsoung. Le roi de Cachemire , de même que celui du milieu des Indes, était grand ennemi du roi du Thibet. L’an 720, l’empereur donna au prince de Cachemire les patentes de roi. Ce pays, dit l’histoire chinoise, est difficile à attaquer; il est environné de très -hautes montagnes (*), et la ville royale est près d’un grand fleuve; le pays est abondant en tout, et il y a d’excellents fi'uits, des raisins, de l’or, de l’argent , des éléphants. Lès le temps de l’empereur Taï-tsoung, le roi de Ou-tchang (voisin de Ki-pin, Kopène, ou Samarkande) envoya à l’empereur des ambassadeurs. Depuis ce temps-là, le roi de Ou-tekang et les princes voisins furent fortement attaqués par les khalifes; mais ils ne voulurent jamais reconnaître leur autorité ; ils rendirent touj'ours hommage à l’empereur. On dit aussi que les princes de Tabaristan {To-po-sse-tan), sujets du roi de Perse (Po-sse), avaient le titre de généraux des pays orientaux de Po-sse ; ils résistèrent longtemps aux khalifes , et ils reconnaissaient pour leur souverain l’empereur de la Chine.

L’année 752, le roi du Tsao occidental ( pays vers le nord-ouest de Samarkanae) et celui de Gan (à l’est de Samai kande) envoyèrent des ambassadeurs à l’empereur pour le prier

(*) I.a dcacriplion du Cachemire par Ma- ’iouAH-i.in e»l coiiforitic à rcllc<i.

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LU INI VERS.

d’envoyer une armée contre le khalife à habit noir.

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