‹ Chine ou description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinois première partie comprenant un résumé de l'histoire et de la civilisation chinoises depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours par m. G. PauthierChapitre 218 sur 238 · DE CONCUSSION · texte numérisé non relu

DE CONCUSSION

Dans la même année 1780, le viceroi ou gouverneur général {tsoungtou) de la province de Yun-nân, nommé Li-sse-yao, honoré du titre de mattre de la doctrine, grand de l’empire, d’une famille chinoise trèsancienne et des plus distinguées , fut condamné à mort, pour avoir déshonoré son emploi par des concussions.

Voici la déclaration de l’empereur à ce sujet :

« Khian-loung, quarante-cinquième année (1780), le cinquième de la quatrième lune.

« Li-sse-yao, de lieutenant général dans le service militaire, ayant passé à la dignité de tsoung-tou (gouverneur général de province), se distingua d’abord par son exactitude, sa vigilance et son attention extrême à remplir tous ses devoirs. Personne n’envisageait mieux une affaire, ne l’exposait avec plus, de précision et de clarté , ne la traitait avec plus de diligence et d’intégrité que lui. Il avait, outre cela, le talent de commander et de se faire obéir, et possédait dans un degré éminent l’art de ne mécontenter personne , en exigeant que tout le monde remplit son devoir. Je le regardais comme le ouverneur le plus accompli qui fût ans tout l’empire. Aussi, je lui ai confié cet important emploi pendant plus de vingt ans , et il l’a exercé dans plusieurs provinces. Très-satisfait de sa conduite, je l’avais décoré successivement des titres les plus honorables, jusqu’à celui de grajid moMre de la doctrine (ta-hio-sse), inclusivement.

La seule reconnaissance aurait dil engager Li-sse-yao à redoubler d’efforts pour justifier aux yeux du public le cas que je faisais de lui; et, s’il avait eu le coeur bien fait, il aurait été continuellement sur ses gardes pour ne rien faire dans l’important emploi que je lui ai confié en dernier lieu, qui pût déshonorer mon choix. A mon rand étonnement, Haï-ning, visiteur c la province, vient de m’écrire qu’il

CHINE

avait trouvé dans le Yun-nân bien des choses répréliensibles, dont il ne pouvait se dispenser de m’instruire, quoiqu’elles eussent pour objet une personne que J’bonorais de ma conUance , le gouverneur lui-méme, Li-sse-vao, qui s’était rendu coupable du crime de concussion (*} , en exigeant de l’aident de ceux qui avaient quelque affaire à traiter avec lui, etc. Sur-fe-cbamp, je nommai deux commissaires, Ho-chbn, l’un des grands de ma présence, et Haxinga qui était alors à ma suite (dans le Kiang-nân), en qualité de président du Tribunal des crimes, pour aller sur les lieux informer d’un fait si peu croyable , et m’envoyer tous les détails de leur enquête, afin que je pusse découvrir par inoi-méme la vérité.

«Ho-chen et Haninga s’acquittèrent exactement de leur commission.

Ils reçurent la déposition des témoins qui chargeaient Li-sse-vao des crimes dont le visiteur l’avait accusé. Ils interrogèrent Li-sse-vao lui-même qui avoua la plupart des faits; et ils me tirent savoir le détail de tout. Il en résulte que le nommé Tchang-young-

(*) Le Code pénal de la Chine s'exprime ainsi sur ce sujet :

■ Tous officiers civils ou militaires, et aussi toutes personnes ayant des emplois sans rang dans le gouvemement, qui seront convaincus d'avoir accepté des présents à eux offerts en vue de faire réussir un projet légal ou illégal , subiront une peine proportionnée à la valeur desdits présents, comme il est établi dans la table ci-jointe, et de plus ils perdront leurs offices et leurs rangs , s'ils en ont , ou leurs emplois quels qu'ils puissent être. Ceux (|ui auront négocié de telles alTaires , et ceux par les mains desquekles présents auront passé, s'ils sont des personnes de la première classe citée , seront punis d’un de^e de moins que ceux qui les auront acceptes ; et s'ils sont des personnes de la seconde , de deux degrés de moins ; mais à quelques classes qu'elles appartiennent, elles ne seront sujettes , en aucun cas, à être punies de plus de cent coups de bambou et de deux années de bannissement, etc. (Code pénal de la Chine, traduit par M. Stauntoii , version française, t. II , p. soi.

chéou, l’un des domestiques de confiance de Li-ssb-yao, a exercé quantité de concussions sous le nom etoe l’aveu de son maître ; que Li-ssr-yao a reçu de Tchoang-kao-koueï, l’un des principaux mandarins delà province, parmi ceux du second rang, deux mille onces d’argent (15,000 fr. ); et de Tchang- LOUNG, gouverneur deLoung-tchouanfoii, quatre mille onces (30,000 fr.).

Li-sse-yao lui-méme en est convenu ; mais il a ajouté qu’il avait envoyé cet argent dans Kiang-nân pour les besoins de la province; que les cinq mille onces d’argent qu’il avait reçues deWANGstN étaient le produit d’un meuble d’or dont Wang-sin voulait lui faire

firésent, et que n’ayant pas voulu 'accepter, ledit Wang-sin l’avait fait vendre, et en avait donné le produit à Tchang-yomg-chéou son nomme d’affaires, qu’il envoyait pour lors à Péking pour faire faire des réparations à son notel; qu’il en était de même de l’argent donné par Soulfanga et par Te-ki. Mais ce qui met le comble à l’ignominie de Li-sse-yao, c’est d’avoir consenti que son homme d’affaires forçât deux mandarins subalternes à acheter de lui a un prix exorbitant, deux perles dont ils n’avaient que faire, et d'avoir reçu ensuite en présent les mêmes perles que ces petits mandarins avaient achetées de lui. J’avoue, qu'en lisant ce dernier article des accusations contre Li-sse-yao, je fus comme hors de moi-même, par les sentiments d’indignité qui s’élevèrent en foule dans mon cœur. « Est-il possible, disais-je en moi-méme , qu’un gouverneur général de province, qu’un grand maître de la doctrine, qunn homme qui a exercé pendant tant d’années les emplois les plus distingués de l’empire, se soit oublié de la sorte? qu’il ait été si ingrat envers moi ? qu’il ait souillé son nom et son rang par une basse cupidité, impardonnable aux hommes les plus vils? Dans les plus grossières erreurs d’un songe, je n’aurais jamais pu m’imaginer qu'un gou- • verneur de province edt forcé des mandarins, ses inférieurs, à acheter de lui des perles, et à recevoir ensuite

L’UNIVERS

I«s mêmes peri«i en présent. Je ne doute point que les autres gouverneurs de province ne soient aussi indignés que moi, quand ils seront instruits de la conduite de Li-ssx-yao. Je destitue Lt-sse-yào et tous les mandarins qui sont nonJmés ci-dessus. Que Ho-chxn et Hanihoa les jugent, et m’instruisent ensuite du jugement qu’ils auront porté. »

Aussitôt que les commissaires dont il est question ci-dessus eurent reçu l'ordre de l’empereur, ils ne traitèrent plus Li-sse-yao en gouverneur, mais en prévenu. Ils procSlèrent contre lui dans la forme juridique, et, l’ayant trouvé coupable, ils le condamnèrent à mort. Ils envoyèrent toutes les pièces de la procédure à Pé-king ; et l’empereur les donna à examiner au tribunal des grands, qui ont le titre de ta-hio-sse, ou de grands mattres de la doctrine, c’est-à-dire, des ministres ainsi que des hommes d’État les plus distingués, et aux neuf grands tribunaux de l’intérieur, avec ordre de se joindre au tribunal des crimes pour juger définitivement. Les ministres, les conseillers d’État, les neuf grands tribunaux de l’intérieur et le tribunal des cri mes confirmèrent et aggravèrent même la sentence portée par les commissaires spéciaux, en ajoutant que Li-sse-tao, ne méritant pas de vivre jusqu’à l’automne (temps ordinaire des exécutions), devait être exécuté sur-le-champ (*).

Les exemples que l’on vient de citer de la manière dont les affaires se traitent dans le gouvernement chinois ; ces communications franches , claires, nettes, naïves même, de l’empereur avec ses sujets (*‘) , sont bien loin de donner l’idée d’un souverain absolu qui n’agit que selon son bon plaisir, et ne daigne rendre compte à personne

(*} Mémoires sur 1rs Chinois, t. IX, P«*. 4i.

(*') Ces comptes rendus de l’empereur de la Chine sont publiés dans un Moniteur impérial qui parait chaque jour, imprimé aux frais au gouvernement, et qui est distribué gratuitement dans toutl’empire.yoyez la seconde partie de cet ouvrage.

de ses actions. Il serait difficile de trouver, sous le régime de nos gouvernements représentatifs, de pareils exemples de déférence à la raison publique.

siivéRiTÉ DE khiah-loono envers les

mandarins 1‘RéVARICATEORS.

On a déjà vu , par l’exemple précédent, que l’empereur Khiaw-louno exigrâit de la probité dans les fonctionnaires publics. Il était parËutement secondé dans ses fntentiohs par l’activité et le dévouement d’AKOüT, son premier ministre, dont l’âme honnête autant qu’élevée ne pouvait tolérer que ceux dont le devoir était de donner les premiers l’exemple de la probité et du désintéressement, osassent s’enrichir impunément aux dépens du peuple. Il avait parcouru plusieurs fois l’empire pour découvrir par lui-même les abus , et il en avait rendu compte à l’empereur. Des commissaires de la cour et du tribunal des crimes furent envoyés dans les provinces pour faire des enquêtes et juger les mandarins convaincus d’avoir été prévaricateurs.

Ces commissaires trouvèrent qu’en plusieurs lieux il manquait des sommes considérables dans les trésors de l’État, parce que les mandarins , chargés de ce dépôt , ayant placé l’arçent ou trésor pour le ftire valoir à leur profit, n’avaient pas eu le temps de le replacer avant l’arrivée subite des commissaires. Ils trouvèrent aussi que le peuple avait beaucoup à souffrir de la part de ceux qui le gouvernaient, parce qu’il était hors d’mt de fournir chaque jour des aliments à leur insatiable cupidité. Trms centquairemngU mandarins furent jugés coupables, et subirent la punition due a leurs crimes en raison de leur gravité. La destitution fut la moindre des peines infligées; plusieurs de ces mandarins, outre la privation de leur emploi , furent exilés a Ili, dans .la Tartarie, et les autres furent mis à mort.

FIN DO RÊQNB DE UlUN-LOnNO.

A mesure que l’empereur avan^it en âge, il devenait oe plus en plus

ooglc

CHINE

«tant à s'acquitter des cérémonies qui font partie en Chine des devoirs du souverain. H était aussi de plus en plus occupé «ux afifaires de l’Etat ; et a Tige de quatre-vingts ans, il se levait au milieu de la nuit , dans la saison la plus rigoureuse , pour donner ses audiences ou travailler avec ses ministres. Cet empereur régnait encore, lorsque la première ambassade anglaise (*) arriva à Pé-king, en 1793, et même lorsque celle de la Compagnie des Indes Orientales hollandaises y arriva , en 1795 (**). Il abdiqua le premier jour de l’année Phtng-chin (8 février 1796), en remettant, par une déclaration qui fut rendue publique, les sceaux de l’empire à son fils, lequel donna à son règne le nom de Kiaddng {excellente ou suprême félicité). Il avait régné soixante ans. Il vécut encore quelques années , et mourut dans la quatre- vingt-neuvièmeannée de sou âge, le 7 février 1799 de notre ère. Le titre posthume qui lui fut donné, et sous lequel il sera connu dans l’histoire de sa dynastie, est Kao-tsouno-chun-hoano-ti.

PORTRArr DE KIIIAN-LOONG.

Kuian-loung , a dit M. Abel Rémusat (***), est certainement un des empereurs les plus illustres de l’histoire chinoise. Son long règne , qui égala la révolution d’un cycle, ajouta beaucoup de splendeur à celle dont le règne de son grand-père avait déjà entouré la dynastie des Mandchous. Il était doué d’un caractère ferme, d’un esprit pénétrant, d’une rare activité , d’une grande droiture; mais peut-être d’un génie moins élevé et de moins de grandeur d’âme que son aïeul . Il aimait ses peuples comme un souverain chi-

(*) Celle de lord Macartney. Une Relation de cette ambassade a été publiée en anglais par S. G. Slaunton, et traduite en Transis.

(*^) Toy. la Relation du voyage de celte dernière ambassade, par Van- Braam , publiée à Philadelphie, en a vol. in-4°.

' (***) Nouveaux mélanges asiatiques, t. Il , |Mg. 56.

nois doit les aimer, c’est-à-dire , qu’il était attentif à les gouverner avec sévérité, et qu’à tout prix il maintenait la paix et l’abondance parmi ses sujets. Six fois dans le cours de son règne, il visita les provinces du midi, et chaque fois, ce fut pour donner des ordres utiles , pour faire construire des digues sur le nord de la mer, ou punir les malversations des grands, envers lesquels il se montrait inflexible. Il régla le cours du Hoang-ho et du Kiang :

cinq fois, à l’occasion de l’anniversaire de la naissance de sa mère ou de la sienne, il accorda la remise générale de tous les droits qu’on paye en argent, et trois fois il dispensa de tous ceux qu’on acquitte en nature. On ne compte pas les remises partielles qu’il fit à différentes provinces, dans des temps de s^beresse ou dans des inondations, ni la distribution de plusieurs milliers d’onces d’argent parmi les pauvres.

La paix qu’il sut entretenir dans l’empire ne fut interrompue que par des conquêtes au dehors. Les pays des Oelets , des Hoeî-tseu , le grand et le petit Kin-tchouan (pays des Miaotseu), furent réunis à ses vastes États. Enfin, parmi les événements qui ont honoré son règne, les ambassades des Anglais et des Hollandais peuvent être comptées, quoique les Oiinois, qui regardent cet honneur comme leur étant dû, y soient moins sensibles qu’ils ne le furent à la soumission volontaire des Tourgaouts.

Khian-loung joignit à tant de soins la culture des lettres, qui avait été son unique occupation avant qu’il montât sur le trône. Il s’occupa beaucoup de perfectionner sa langue maternelle , en faisant faire des traductions des meilleurs livres chinois, dont souvent il composait lui-même les préfaces. Il fit revoir et publier de nouveau les A'fnp et les autres livres classiques en chinois et en mantchou. Il célébra les

maux événements de son régne » morceaux d’éloquence et de poésie, qu’il faisait ensuite graver sur la pierre. De ce nombre, sont l’histoire de la couquête du royaume des Oelets , gravée sur un monument érigé en 1757

L’UNIVERS

dans le paysdece.s mêmes Tartares; le monument de la transmigration des Tourgaouts , et la pièce de vers sur la réduction des Miao-tseu (*).

Le recueil de ses poésies , imprimé à Pé-king, contient vingt^uatre petits volumes (**). On lui doit encore un abrégé de l’histoire des Ming, publié sous le titrede Yvrtchi-kang-&an (***), et une collection en plus de cent volumes, de monuments chinois anciens et modernes, accompagnée d’explications auxquelles il faisait travailler sous ses yeux un grand nombre de savants et d’artistes. Il avait aussi entrepris de faire imprimer un choix de ce qu’il y avait de mieux dans la littérature chinoise, et ce choix devait contenir cent quatre-vingt miUe volumes (****). L’empereur se faisait rendre un compte exact du progrès de ce travail immense, et en t787 il était déjà très-avancé. Il ne faut pas oublier une magnifique édition du Thcnmgtüan-ka-ng-mou en mandchou, ni la nouvelle rédaction du Miroir, ou Dictionnaire universel des mots mandchous et chinois, avec des index et des suppléments , où sont rassemblés tous les mots nouveaux inventés par l’empereur lui-même pour exprimer les idées qui manquaient aux Tartares, et qu’ils ont puisées en s’instruisant

(*) Ces trois morceaux ont été traduits par .4miot et publiés, les deux premiers dans le tom. 1" des Mémoires concernant les Chinois, et le troisième séparément.

Ils sont à la Bibliothèque royale de

Paris.

(**') Cet abrégé s’y trouve aussi.

(****) Ce chiffre estcelui donné parÀmiol. Un autre missionnaire , le P. Bourgeois , dans une lettre écrite de Péking, le 19 novembre 1784 , et insérée dans les Mémoires des missionnaires, t. XI, p. 577-9, porte le nombre des volumes à six cent mille. «II peut se faire, dit Amiot (Mémoires concernant les Chinois, t. XIV, p. 470), que je confonde la collection entière avec le nombre des volumes qu’on n’avait pas encore livrés à l’impression , ou ces derniers avec le nombre total. Je n’ai pas encore pu savoir positivement de quel côté est l’erreur.»

dans les livres des Chinois, des Mongols ou des Thibétains.

VERS DE KiüAN-LOONG SCR LE THÉ.

Ces vers furent composés par l’empereur dans une des parties de chasse qu’il avait coutume de faire pendant rautomne en Tartarie, au delà de la grande muraille. Dans ces parties de chasse, l’empereur, pendant quinze jours, mène la vie d’un véritable chef de horde tartare, et rappelle ainsi à l’esprit de ses sujets naturels le souvenir de leur ancienne origine. Tous les chasseurs, au nombre de plus de dix mille, et l’empereur lui-même, sont sous des tentes meublées à la tartare, c’est-à-dire, avec les ustensiles d’un ménage, quelques dépouilles des bêtes tuées et quelques arbrisseaux à (leurs.

Le sujet des vers de l’empereur est représenté au fond d’une tasse à tbé; on y voit trois espèces d’arbres qu’on ne laisse guère croître qu’en arbrisseaux dans des vases de médiocre grandeur, afin qu’ils n’embarrassent pas dans une chambre. La traduction de ces vers de l’empereur a été faite par Amiot, et publiée à la suite de la traduction de VÉhge de Moukden du même empereur.

« La couleur de la fleur mei-hoa n’est pas brillante, mais elle est gracieuse ; la bonne odeur et la propreté distinguent surtout le fo-cheou; le fruit du pin est aromatique et d’une odeur attrayante; rien n’est au-dessus de ces trois choses pour flatter agréablement la vue, l’odorat et le goût. En même temps mettre sur un feu modéré un vase à trois pieds , dont la couleur et la forme indiquent de longs services; le remplir d’une eau limpide de neige fondue; faire chauffer cette eau jusqu’au degré qui suffit pour blanchir le poisson ou rougir le crabe; la verser aussitêt dans une tasse faite de terre de yué, sur de tendres feuilles d’un thé choisi ; l’y laisser en repos jusqu’à ce que les vapeurs, qui s’élèvent d'abord en abondance, forment des nuages épais, puis viennent à s'affaiblir peu à peu , et ne sont plus enfin que quelques

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