CONTINUATION DES TROUBLES INTÉRIEURS
L’avénenient au pouvoir d’une nouvelle dynastie ne fit point cesser les troubles qui agitaient la Chine. Il s’établit de nouveau deux empires, l’un méridional et l’autre septentrional.
Cinq familles régnèrent successivement dans le premier en peu de temps; mitre occupèrent le dernier, et deux taient d’origine tartare ou sian-pi.
On nomme l’^époqiie pendant laquelle r^nèrent simultanément toutes ces dy*
ifi' Livraison. (Chine.'
nasties, l’époque desdmasties du ?ford et du Midi {nânq>e-tchio). Mais, comme à l’ordinaire, il n’y a que la dynastie prépondérante qui ait été reconnue légitime par les historiens chinois.
La dynastie des Soung ne fit , pour ainsi 'dire, que passer au pouvoir; elle n’eut pas assez de force pour remplir dignement sa mission et pour donner de l’unité à l’empire. Il fallait encortf que quelques siècles s’écoulassent, que quatre autres petites dynasties passassent également au pouvoir, pour que l’empire chinois reprit sa grandeur et sa puissance. Quelles sont les causes qui, pendant près de quatre siècles, firent descendre l’empire chinois au rang de l’Europe au moyen âge? Il en est plusieurs qu’il serait trop long de caractériser ici ; mais l’une d’elles est assurément l’abandon des doctrines politiques et morales enseignées par le pnilosophe Khoung-tseu, et fadoption des doctrines monacales bouddhiques , ui ont tant de rapport avec celles qui ominaient au moyen âge en Europe.
Sans doute que les doctrines politiques et morales de l’ancien philosophe chi<noisavaient perdu la plus grande partie de leur force et de leur puissance, puisqu’elles avaient cédé la place à des doctrines étrangères; mais dès l’instant ue les esprits, n’étant plus satisfaits es doctrines anciennes qui avaient foit * la prospérité et la grandeur de l’empire, aspiraient après des doctrines nouvelles, et en adoptaient qui reposaient sur un autre ordre social moins parfait, il est évident que ce seul fait était un signe de décadence morale et par conséquent politique, et que l’adoption du bouddhisme, qui partout ailleurs eût été un progrès, n’était là qu’une marque infaillible de décadence.