‹ Chipolata (volume 2)Chapitre 7 sur 11 · CHAPITRE M · texte numérisé non relu

CHAPITRE M

lE PAli TERRE D UN THEATRE.

Choisissez le théâtre qui Vous sera le plus agréable , mais cependant ne prenez pas un parterre dans lequel les femmes sont admises; ceux-là ne vous conviennent pas.

Franrois I*"" a dit :

« Un soir sans femmes est un printemps sans » roses. »

Mais en vérité, ces roses-là sont fort mal placées dans le parterre d'un théâtre, et d'ailleurs si toutes les femmes sont des fleurs, comme je

me plais à le croire, ce ne sont pas ordinairement les plus fraîches et les plus suaves qui pourvoir le spectacle vont se placer au parterre.

Nous avons donc un parterre d'hommes.

Nous le prendrons au commencement du spectacle, avant qu'il ne soit entièrement plein.

Du reste nous avons des parterres qui ne le sont jamais, même lorsque le spectacle est avancé ; il y en a d'autres qui ne sont bien garnis que les jours de premières représentations.

Ces jours-là," comme s'ils voulaient se dédommager de leur solitude habituelle, ils sont bourrés comme des omnibus par un temps de pluie ; on met dedans plus de monde qu'il n'en peut ou du moins qu'il n'en devrait tenir.

Bien entendu que ceux qui seront au milieu de cette foule n'auront besoin ni de se moucher ni de prendre leur tabatière dans leur poche, c'est un exercice qui leur est défendu, à moins

d'être un Hercule du Nord, un Alcide de

n'importe où, et de pouvoir, avec des bras de fer, dompter et contenir les mouvements de ses voisins.

128 CniPOLATA.

Quand vous êtes entre dans un parterre où la foule est compacte, où les portes sont encombrées, où toutes les issues sont parfaitement bouchées, vous devez vous résoudre à n'en plus sortir, malgré l'envie pressante que vous pourriez en avoir.

Si cependant vous ne pouvez résister au désir de prendre l'air, de respirer dans une atmosphère moins épaisse, alors, pour revenir à votre place, pour rentrer dans ce fortuné parterre, séjour des élus et des Ronutins, il faut vous attendre à faire une partie de boxe avec les personnes entassées à la porte...

Ce n'est pas toujours agréable^ surtout si vous n'êtes pas d'une certaine force à ce jeulà

Enfin, ce sont quelcpies coups de poing que cela vous coûtera.

Désaugiers vous aurait dit :

Une veslalc vaut bien ça.

Mais la pièce que l'on donnera ne les vaut peut-être pas.

N'importe; vous avez combattu, vous avez à peu près vaincu, c'est-à-dire que vous vous êtes

fait jour entre plusieurs personnes qui ne voulaient pas se déranger.

Ensuite, pour se débarrasser de vous plus promptement , on vous aide à entrer ; ce qui signifie que l'on vous pousse en avant ; vous tombez sur plusieurs têtes dont vous vous servez comme de point d'appui pour regagner votre banquette.

Après avoir nagé ainsi pendant quelque temps sur des flots vivants, qui ne sont pas enchantés de vous soutenir, vous parvenez à regagner votre place... que l'on a prise pendant votre absence.

Mais vous reconnaissez un voisin, et vous dites :

« — J'étais là ! »

L'intrus qui est venu se mettre à la place que vous occupiez^ ne vous répond pas et a l'air de lorgner quelqu'un à la galerie.

Vous vous impatientez, vous poussez ce monsieur en répétant :

0 — J'étais là. »

Alors il se retourne et vous dit :

« — Qu'est-ce qui me prouve que c'était vo- »tre place?... aviez-vous laissé un gant, votre M mouchoir?

8 — Je n'avais rien laissé, parce qu'on ne re- » trouve pas toujours ce qu'on laisse dans un » parterre ; mais voilà monsieur qui vous dira » que j'étais à côté de lui. »

Celui dont on invoque le témoignage est un de ces personnages qui craignent toujours de se compromettre en prenant parti pour quelqu'un.

Il répond en se grattant le nez :

— Ali! vous étiez là, ma foi, c'est possi- »ble... Mais quand il y a tant de monde, on » ne peut pas remarquer toutes les personnes » qui vous entourent. »

Tout cela ne vous satisfait pas , vous tenez bon, et vous repoussez votre usurpateur en vous écriant :

« — Je veux ma place! »

1/usurpateur ne cède pas. En général, l(\s

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gens qui se mettent à la place d'un autre n'ont pas pour habitude de la lui restituer; avant de se rendre coupable d'une action aussi hardie , ils en ont mesuré , calculé toutes les conséquences, tous les dangers, et ils se sont décidés à les affronter.

Ils se rappellent que le succès justifie tout , maxime qui n'est pas neuve, mais qui est désolante pour ceux qui sont usurpés.

Ces messieurs s'échauffent , des mots piquants sont échangés ; la querelle va devenir sérieuse, déjà on a entendu ces phrases :

« — Je suis Français, vous êtes Français, ça » ne peut pas s'arranger. •

Mais les voisins qui aiment mieux voir la pièce nouvelle que d'avoir à entendre une querelle, se serrent un peu de chaque côté, de façon à ce que ces deux messieurs puissent s'asseoir, alors chacun ayant une place, le motif de la dispute n'existe plus.

On se calme, on s'apaise, et ce petit incident est bien vile oublié , d'autant phis qu'r

est très-commun dans le parterre d'un théâtre.

Il y a quelques parterres qui sont toujours pleins, même lorsqu'on ne joue pas une pièce nouvelle, ceux-là sont les heureux du siècle, et en général on remarque qu'ils sont les moins méchnnts.

Pourquoi? cela me semble assez facile à expliquer.

Les théâtres où il y a beaucoup de monde doivent être nécessairement ceux oîi le monde s'amuse le plus ; or, peut-on être méchant quand on est heureux ( et l'on est heureux quand on s'amuse ).

Encore une maxime qui n'est pas neuve, mais celle-ci est consolante.

C'est une singulière chose qu'un parterre de théâtre.

Pour celui qui pourrait observer, écouler, que d'études à faire, combien de types sont cachés là, assis modestement dans la foule, que de gens d'esprit, d'originaux , de sots, de nullités, et si l'on pouvait lire dans la pensée de

tèus ces hommes jeunes, vieux, riches, pau^ vres, tristes, gais, malheureux, contents, honnêtes, intrigants, que le hasard vient de rassembler là.

Combien ne serait-on pas parfois surpris de voir à côté l'une de l'autre deux personnes si peu faites pour se trouver réunies.

Mais le hasard qui vient de vous placer ù côté de quelqu'un avec qui, durant la soirée , vous avez échangé quelques mots ne se renouvellera peut-être jamais.

Vous ne rencontrerez plus cette personne avec qui vous avez causé pendant quelques heures et dont les remarques, les réflexions piquantes, vous ont fait oublier la longueur des entr'actes.

Vous regrettez de ne point savoir quel était ce monsieur; vous seriez charmé de le retrouver encore.

Vous espérez que le hasard vous replacera près de lui.

Mais non. Vous allez tous les soirs au spec-

t iclc, ce monsieur y va aussi souvent de sSli côté, et cependant vous ne vous rencontrez plus.

Mais en revanche, vous ne pouvez entrer dans un théâtre, sans qu'un individu ennuyeux, remuant, insupportable par son bavardage, (;t dont vous avez déjà eu le malheur d'être le voisin , ne vienne se placer encore près de vous. C'est le hasard qui le veut ainsi, et il ne nous est pas toujours favorable.

Vous croyez peut-être que le même motif a conduit dans cette salle tous les hommes que vous voyez rassemblés dans le parterre ; qu'ils sont venus parce que le spectacle annoncé leur promettait une soirée agréable!

Détrompez-vous 1

Parmi ces persnnnes qui sont, en effet, attirées par les pièces que l'on joue, combien d'autres se trouvent là par un tout autre motif.

Ainsi, ce monsieur que vous voyez là-bas dans un coin... avait un rendez-vous avec un ami pour causer d'un placement de fonds ,

CUIfOLiVTA. 135

c'est pour lui une affaire importante, mais son ami n'est pas venu au rendez-vous.

Après avoir attendu longtemps, ce monsieur a diné dans ce quartier, parce qu'il était trop tnrdpour rentrer chez lui; puisse trouvantprès de ce théâtre, il y est entré i)ourse distraire, et sans savoir même ce que l'on jouait.

Mais au lieu d'écouter la pièce il pense toujours à ses affaires; à son placement de fonds , et après le spectacle je crois qu'il serait bien embarrassé de vous dire ce qu'on a joué.

Cet autre a dîné chez un traiteur avec un ami; ces messieurs se sont mis en gaîté, ils se sont donné une petite pointe, et ils se sont dit ensuite :

« — Allons au spectacle. »

Pendant que l'on joue, ils parlent sans cesse, ils rient, ils toussent, ils crachent, ils ont trop chaud, ils ne sont pas une minute sans se remuer, ils ne sont pas en état de comprendre la pièce , mais ils s'écrient de temps à autre :

« — Mon Dieu, que c'est mauvais 1 »

136 CIIIPOLA-TA.

Demandez-leur ensuite ce qu'ils ont vu, ce qu'on a joué, et ils seront aussi embarrassés que le monsieur au placement.

Voilà un spectateur qui paraît bien attentif , qui semble nei>oint perdre un mot de la pièce.

C'est un homme d'une trentaine d'années , fort bien mis, assez joli garçon, mais dont la figure est sérieuse et même sévère.

Vous croyez que celui-là serait le soir en état de faire une critique raisonnée de l'ouvrage que l'on joue en ce moment... vous n'y êtes pas.

Ce monsieur est marié. 11 a une femme qui est jolie et coquette; il est bien rare que l'un aille sans l'autre, cependant nous voyons des femmes laides qui sont coquettes aussi.

Ce monsieur est jaloux; c'est un malheur, c'est plus qu'un malheur, c'est une maladie , c'est plus qu'une maladie, c'est une inlirmité.

Quand on est jaloux, on est donc malheureux et infirme, et quelquefois on est encore autre chose.

Lemarijaloux est rentre chez, lui plus lot qu'à

son ordinaire. Ceci est une faute , quand vous êtes en ménage, il ne faut rien changer à vos habitudes, les dames aiment beaucoup cela.

Ce monsieur est donc rentré trop tôt ; il a trouvé chez lui, avec sa femme, un de ses amis qui, depuis quelque temps a pour lui une recrudescence d'amilié extraordinaire, mais qui pourtant trouve moyen de ne lui rendre visite que lorsqu'il est absent.

A son arrivée, l'ami a paru un peu embarrassé ; la femme s'est troublée, et il y avait une chaise bien près d'une causeuse. Ce monsieur n'a rien laissé paraître, mais il a des soupçons ; il n'a rien dit à sa femme, mais il lui a fait une moue très-prononcée.

Enhn , il est sorti le soir, poursuivi par ces malheureuses idées , qui reviennent toujours à l'esprit d'un jaloux. 11 est entré au spectacle dans l'espérance d'y oublier ses ennuis.

Vous croiriez qu'il écoute attentivement la pièce, et il n'entend pas un mot de ce que di-

j38 CHIPOLATA.

sent les acteurs; il pense continuellement; à cette chaise qui était si près cle la causeuse.

Piu's il se dit :

« — Cijrtainement je me tourmente mal-à- » propos, ma femme a bien le droit de s'asseoir » sur la causeuse... et mon ami sur une chaise, «cela \aiit encore mieux que s'ils avaient été K tous deux sur la causeuse.

«Et puis ma femme est incapable j'ai

» tort. 1)

Pauvre mari i et dans ces pièces que l'cui joue il n'a entendu que : « femme , époux , » amant! » Ces mots-là lui tintent continuellement aux oreilles.

Ce jeune homme, qui a sans cesse le nez en l'air et regarde dans la salle au lieu de regarder sur la scène, cherche une dame qui lui a fait espérer qu'elle serait au spectacle ; il la cherche de tous côtés; ses yeux ont parcouru chaque lo-^c, chaque rang de galerii; , il ne la voit pas; le pauvre jeune homme est désolé, c'est pour \oir celle dame qu'il est venu à ce théa-

tre ; que lui importe à lui les pièces , l'esprit de l'auteur et le talent des acteurs ; il est amoureux!

Pendant que l'on joue, il se demande quel obstacle a pu empêcher cette dame de tenir sa promesse, et il pousse de {;ros soupirs dans les moments les plus gais de la pièce.

Plus loin, un autre jeune homme est amoureux aussi, mais c'est d'une actrice de ce théâtre, qui joue dans la pièce que l'on donne

qui est en scène en ce moment.

Aussi voyez quel feu brille dans les regards de ce monsieur, comme il s'agite à sa place; on croirait qu'il va s'élancer sur la scène; il rit, il parle tout seul. Puis il regarde quelquefois autour de lui comme pour chercher des visages qui partagent son enthousiasme ; il s'adresse à tout le monde en s'écriant :

'« — Comme c'est bien joué! — comme elle » a dit cela, elle est charmante, elle est ravisusante... c'est la meilh'ure actrice de Paris! »

Mais comme il rencontre fort peu de gens de

son avis, alors il tùche de concentrer son admiration, et tant que l'actrice est en scène, il ne la perd plus de vue.

Mais à peine est-elle rentrée dans la coulisse qu'il s'adresse de nouveau à un voisin, en lui disant :

0 — On vient de renouveler son engagement «pour trois ans... sans quoi Bordeaux nous B l'enlevait. »

Le voisin hausse les épaules, et se contente de murmurer entre ses dents :

« — Qu'est-ce qne ça me laii à moi, Bordeaux «peut bien nous l'enlever tant qu'il voudia je » n'y tiens pas!

î) — Qu'est-ce qu'il a donc, ce monsieur. »

Un peu plus loin vous apercevez un personnage entre deux âges, mis avec une prétention ridicule; un camée monstre au nœud de sa cravate, une perruque ébouriffante, une lorgnette qui pourrait servir de télescope ; des gants serins et une figure qui s'harmonie parfaitement avec les gants.

CHIPOLATA. 1 /il

Celui-là a soin de se placer toujours contre l'orchestre ; dans chaque entr'acte il s'adosse sur la séparation , tournant le dos à la scène et lorgnant toutes les dames, leur faisant des mines, des œillades, quelquefois même se permettant de leur sourire d'un air d'intelligence , et pendant tout ce manège fort divertissant pour les spectateurs, s'amusant à faire ses réflexions tout haut :

a — Voilà une brune là-bas qui serait bien , »si elle avait des dents; mais elle n'en a pas, » c'est dommage. Ne riez pas, madame, je vous » en prie , afm que l'on puisse croire que vous » avez des dents.

» Ah! cette petite blonde à la galerie fait bien «voir ses épaules, elle croit donc les avoir belles. » On pourrait suivre là-dessus un cours d'ostco- » logie, j'aime mieux autre chose.

«Voyons dans cette baignoire un petit

«bonnet assez piquant... le bonnet seulement, » quant à la tête qui est dedans, hum! je crois » qu'elle a bien fait de se mettre à l'ombre. »

Iii2 CHIPOLATA.

Et ce monsieur si difficile en apparence, a les poches remplies de petits billets doux , espèces de circulaires qu'il distribuera à la sortie du spectacle à toutes les femmes qu'il vient de critiquer, espérant que dans le nombre , il y aura une de ses déclarations qui obtiendra une réponse. *

C/est clans ce but seul que ce monsieur va au spectacle, il veut absolument être un homme à bonnes fortunes, il prétend que ses moyens le lui permettent.

Mais voici un nouveau personnage qui pénètre dans ce parterre : c'est un homme d'une quarantaine d'années qui paraît plus que son âge, grâce à une figure moutonne flanquée de deux gros yeux bien ronds, qui ont une expression de bctise très prononcée, et à des cheveux presque crépus qui s'avancent fort près des sourcils ; joignez à cela un nez en limace, une cravate qui a l'air de l'étrangler, et un col qui monte jusqu'au milieu des oreilles, et vous aurez une parfaite idée de ce monsieur.

CrilPOLATA. 1^3

Le voilà qui enjambe une banquette.... puis une autre —

Il a l'air fort embarrassé pour trouver une place, et il y en a partout.

Il s'asseoit enfin; mais il y a devant lui un homme Irès-gros qui le gêne ; il se relève et va se mettre autre part. Il s'aperçoit alors que le manche de la contrebasse est vis-à-vis de lui, il change de place.

Enfin le voilà qui se trouve bien.

Il sourit, il regarde ses voisins, il ôte son chapeau, il prend son mouchoir, il remet son chapeau sur sa tète, il se mouche, il prend sa tabatière, il regarde encore autour de lui.

Il a grande envie de faire la conversation avec quelqu'un.

Use décide pour son voisin de gauche, jeune homme de vingt ans tout au plus, et lui présente sa tabatière d'un air timide en lui disant :

« — En usez-vous? »

i[\ll CHIPOLATA.

Le jeune homme le rognrde d'un air moqueur, se met à riie et répond :

a — Parexemplel le plus souvent Du

j> tabac ù fumer, à la bonne heure. On ne fume » pas encore dans les théâtres, mais ça vien- »dra... Il faut que ça vienne... Le siècle des » lumières veut cela...

Ah! quel plaisir quand on écoutera une pièce «en fumant!... quand on respirera une bouffée » odorante en lorgnant une jolie actrice'....

«C'est alors qu'on s'amusera au spectacle.... »et qu'ils seront toujours pleins!

» — Il seront pleins de fumée... c'est juste., «mais les dames ... croyez-vous qu'elles s'ac- » commoderont de cette odeur de tabac?

» — Oh! que oui... et d'ailleurs elles fume- »ront aussi.

» — Oh! alors, c'est bien différent Mon-

» sieur, la pièce qu'on va jouer est-elle com- » mencée? «

Le jeune homme regarde son intcrlocu-

tour d'un air goguenard , en lui répondant :

» — Si elle n'est pas jouée, j'ai dans l'idée «qu'elle n'est pas commencée.

» — C'est que nous en avons entendu beau- »coup parler... mon épouse et moi, et comme a mon épouse a beaucoup d'esprit, elle ne peut «pas souffrir les pièces mauvaises; alors, elle «m'envoie d'abord les voir pour queje me for- » me une opinion...

» Elle m'a dit :

»Va voir cette pièce tu te formeras une

» opinion, et tu me la rapporteras.

» — La pièce.

» — Non , mon opinion. La connaissez- »vous?

» — Votre opinion?

» — Non, la pièce. »

Le jeune bomme se met à rire en murmurant :

» — Ah çà , dites donc, est-ce que ça ne va

«pas unir? »

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