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ALPHABET HÉBREU

Gaffarel prétend que les lettres hébraïques furent inventées par les premiers astronomes , qui tracèrent leur forme d'après les constellations, et il essaie d'en donner la preuve dans son planisphère kabbalistique.

Rien n'est plus probable, et, si cela était et cela doit être, l'alphabet kabbalistique serait un résumé du ciel, et les lettres pourraient par conséquent avec des significations particulières (et modifiées par la place où elles se trouvent) être rangées parmi les autres signes tracés dans les mains par l'influence des astres.

L'alphabet hébreu fut d'abord l'alphabet sacré connu des prêtres seuls. Le peuple avait un alphabet à part, mais pendant la Captivité il avait adopté l'alphabet et même en grande partie le langage des Assyriens. Les prêtres s'efforcèrent de bannir de la langue les mots étrangers qui la dénaturaient, et, pour y arriver d'une manière, plus • efficace, ils communiquèrent au peuple l'alphabet sacré qui fut alors adopté par tous. Chacune de ces lettres avait une signification qui a été conservée par les vingt-deux premières figures symboliques du Taro, aussi ancien qu'elles et auxquelles elles correspondent.

Les lettres, au nombre de vingt-deux, étaient gravées sur le rational du grand-prêtre, et contribuaient aux sens des oracles lorsque le grand-prêtre consultait le Seigneur.

Le rational était composé de douze pierres précieuses portant chacune le nom d'une tribu ; elles étaient taillées à six facettes. Chaque pierre avait ses vertus et représentait une idée, et sur chacune de ces facettes se trouvaient gravés trois des soixante-douze noms du Seigneur, ayant aussi chacun leur signification particulière.

Le grand-prêtre s'approchait du tabernacle, détachait de sa poitrine le rational, et en priant, et les yeux fermés, il le tournait dans les mains, et le posait au hasard sur la table d'or, au centre de l'arche sainte, entre les chérubs ou sphinx à corps de taureau et ailes d'aigle. Les deux onyx qui servaient d'agrafes aux chaînettes du rational signifiaient, celui de droite Gcdulah ou miséricorde, et celui de gauche Geburah, rigueur, ou oui et non.

Les figures des chérubs venaient se refléter dans telle ou telle facette des pierres précieuses, et, d'après la signification des noms des lettres et des chiffres tracés sur les différentes facettes qui recevaient les reflets, on lisait l'oracle qui se trouvait modifié en Gedulah ou en Geburah, en miséricorde ou en rigueur,' selon la place des onyx.

C'était, comme on voit, la lumière qui annonçait les volontés du Très-Haut, les ordres de Jehovah.

Nous donnons* ici les lettres de l'alphabet sacré.

. Chaque lettre a une signification dans les trois mondes : divin, intellectuel, naturel.

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