GOITRES
Le goitre s’entend du développement outre mesure du corps glandulaire qui entoure le larynx, et qui est désigné sous le nom de corps thyroïde (de ôvptor, bouclier, et uh?, forme, ressemblance), parce que ce corps et le cartilage sur lequel il s’appuie protègent la glotte ou l’ouverture du larynx, comme un bouclier dont il a également la forme. Ce corps est très-spongieux et s’engorge facilement, principalement chez les personnes d’un tempérament flasque et sous l’influence d’un air humide et non renouvelé, comme dans les gorges profondes des montagnes où le
goitre est endémique comme se rattachant au sol même. Dans le Valais, la majeure partie de la population porte des goitres, ou des gros cous , comme on les nomme dans le pays. Le traitement du goitre est plutôt hygiénique et médical que chirurgical. Les extirpations de la tumeur ont été généralement malheureuses. Nous pensons qu’il faut y renoncer. La ligature totale ou partielle compte quelques succès, mais aussi des revers.
M. Velpeau a vu la ligature de l’artère principale du cou, ou de la carotide’ primitive, dans un cas de plaie, amener la guérison d’un goitre que portait le blessé. On peut en inférer que dans des cas de goitres très-volumineux on pourrait recourir à cette opération, qu’on pratiquerait à la partie moyenne du cou, en ménageant soigneusement les veines et les nerfs avoisinants.