‹ ChirurgieChapitre 43 sur 48 · OPÉRATION CÉSARIENNE · texte numérisé non relu

OPÉRATION CÉSARIENNE

Les Romains donnaient le nom de Cœsones , Cœsarcs, aux enfants qui avaient dû être extraits du sein maternel par une incision pratiquée au ventre et à l’utérus, l’accouchement par les voies naturelles n’ayant pas été possible à cause de l’étroitesse du bassin. Il en est de cette opération ainsi que de presque toutes celles qu’on tente comme moyen extrême; c’est-à-dire que son succès dépend de l’époque où elle est pratiquée. Faite en temps opportun, elle offre des chances telles qu’on serait coupable de sacrifier l’enfant à la crainte de faire courir à la mère un danger. Une femme est venue, à deux reprises, à l’hospice de la Maternité de Gand, se faire opérer, et deux fois le succès a récompensé son courage. Avec le chloroforme, on épargne à la mère la douleur de l’opération. Quelques accoucheurs penchent à admettre que le fœticide est préférable dans ces cas. Sans doute ils s’exagèrent les dangers de la section césarienne. Nous pensons, pour notre part, que ces dangers peuvent être évités. D’ailleurs la mutilation de l’enfant et son extraction par pièces et morceaux ne sont également pas sans périls. En général on a recours à ce moyen quand la femme est épuisée et qu’on a acquis la certitude que le fœtus a cessé de vivre. Trop souvent on a ainsi à déplorer la perte de la mère et de l’enfant.

AMPUTATIONS DES MEMBRES

AMPUTATIONS DES MEMBRES

C’est une triste nécessité que celle de devoir enlever un membre, mais qu’il faut cependant subir, d’après cetaxiome, que la partie doit être sacrifiée au tout.

Les cas qui entraînent ces amputations sont récents ou anciens. Les premiers exigent que l’opération soit pratiquée sans retard, les seconds permettent d’attendre que tous les autres moyens aient été épuisés.

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