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HÉMORRAGIES CAPILLAIRES ET VEINEUSES

Le sang des plaies provient ou bien des vaisseaux capillaires, ou bien des veines ou des artères. Dans le premier cas, on le voit sourdre par gouttes, comme s’il était exprimé des tissus ; il est rouge et se fige promptement. Dans le second cas, il coule d’une manière constante et est d’un rouge foncé. Dans le troisième cas, il est lancé par saccades et est d’un rouge vif.

L’hémorragie capillaire s’arrête par la coagulation du sang à sa sortie, parles styptiques, la compression ou la cautérisation.

Admettons un cas souvent embarrassant, celui des piqûres de sangsues chez les enfants.

Quand le sang ne s’arrête point de lui-même, en laissant la partie exposée au contact de l’air, on applique sur les piqûres une poudre absorbante, par exemple un mélange de charbon et de résiné ; on peut encore se servir de brûlin ou d’amadou. Si la partie est susceptible d’être bandée, on la comprime. Si tous ces moyens échouent, on passe à travers les morsures une aiguille très-fine, et on les ferme par un point de suture.

Les hémorragies nasales s’arrêtent par l’eau froide, le vinaigre, l’eau alumineuse, et, à leur défaut, par le tamponnement. Ici il faut l’intervention du chirurgien, parce qu’il ne suffit pas de tamponner la narine antérieure, mais toute la fosse nasale, afin que le sang ne s’écoule point dans l’arrière-bouche. Pour y faire arriver le tampon, on a la sonde nasale, dont le bout, monté sur un ressort, permet d’entraîner le tampon d’arrière en avant. (Voir plus loin.) *

Les hémorragies utérines que le froid ou les astringents ne parviennent point à arrêter, exigent également le tamponnement.

Les hémorragies veineuses s’arrêtent d’ordinaire d’ellesmêmes, quand il n’existe aucun obstacle au libre retour du sang. Il faut donner beaucoup d’air, faire respirer profondément et enlever tous les liens.

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