‹ ChirurgieChapitre 8 sur 48 · HÉMORRAGIES ARTÉRIELLES · texte numérisé non relu

HÉMORRAGIES ARTÉRIELLES

L’hémorragie artérielle réclame l’emploi de la compression, de la ligature ou de la torsion. Dans ces cas, il faut, en attendant que le chirurgien arrive, faire une constriction circulaire entre le cœur et le vaisseau ouvert, en meme temps qu’on comprime la plaie avec des linges imbibés d’eau froide ou de vinaigre. Quand le membre a un certain volume, comme le bras, la cuisse, on applique un garrot qu’il est facile de fabriquer sur place au moyen d’une bande, d’un ruban ou même d’une corde et d’un bâtonnet qu’on fait glisser au-dessous, et qu’on tourne en forme de moulinet jusqu’à ce que le sang s’arrête. On fixe

DES PANSEMENTS

ensuite le bâtonnet à la bande, et on attend l’arrivée du chirurgien, qui fait la ligature de l’artère.

Les soldats anglais et hanovriens ont tous dans leur sac un tourniquet, instrument qui se compose d’une vis de pression agissant sur deux plaques dont l’une est mobile, et d’une courroie bouclée munie à l’une de ses extrémités d’un coussinet destiné à comprimer l’artère principale. Semblable précaution devrait exister dans toutes les armées.

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