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CONSTITUTION DU DOSSIER DE CHAQUE OPERE

Autrefois, le chirurgien était bien obligé de se contenter dans tout examen d’un malade, après un interrogatoire précis, des constatations que ses sens lui permettaient de recueillir en tenant compte des enseignements de son expérience. Il obtenait ainsi des notions de la plus haute importance, et arrivait à poser des diagnostics très poussés. N’est-ce pas un grand chirurgien anglais, John Hunter, qui, se basant sur des signes rencontrés pour la première fois et en les interprétant, a fait le diagnostic d’anévrisme artério-veineux, lésion inconnue jusqu’à lui ?

C’est avec leurs doigts, leurs sens que les médecins et les chirurgiens ont construit le magnifique édifice scientifique que nos pères nous ont légué.

L’emiploi du stéthoscope, des appareils à mesurer la pression sanguine, a constitué un immense progrès. Il n’y a de science véritable que là où il y a mesure.

Aujourd’hui, grâce à de nouveaux appareils d’investigation (en particulier les rayons X), grâce à des analyses de labo-

DES PROGRÈS RÉALISÉS

ratoire, on acquiert, et bien souvent avec une très grande simplicité, la certitude. Ce qui ne veut aucunement dire qu’il faille abandonner la vieille clinique. Les moyens nouveaux que nous avons à notre disposition ne suppriment rien, ils s’ajoutent.

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