SALLES DES MALADES
Le service est divisé en salles, chaque salle comptant une trentaine de lits. A la tête de chaque salle, un assistant déjà très expérimenté (quarante ans et plus), un assistant plus jeune (vingt-cinq ans) et une surveillante de choix.
La moitié des lits, dans chaque salle, est en chambres et l’autre moitié en deux petites salles de huit lits.
J’ai estimé de tout temps, et les années n’ont fait qu’affermir ma conviction à laquelle je tiens maintenant plus que jamais, qu’un service de chirurgie, en tout cas un service de clinique, qui a pour mission d’enseigner et de publier, doit compter un nombre important de lits, trois cents au minimum.
Si l’on veut bien réfléchir aux annexes indispensables à un service chirurgical complet, annexes qu’il doit posséder en propre, sans aucun partage, avec les services voisins, on ne peut penser différemment, et il devrait être inutile — cela ne paraît malheureusement pas l’être — d’insister sur ce point.
Un service de chirurgie, pour fonctionner convenablement, doit avoir de nombreux assistants de chirurgie, des attachés médicaux, des anesthésistes spécialisés, un service complet de radiologie , de bactériologie, d'hématologie, des laboratoires expérimentaux, un service de photographie , de nombreux assistants de consultations . Or, il y a impossibilité à doter une série de petits services d’un personnel aussi sélectionné et d’organismes aussi compliqués. Il y a, de toute évidence, intérêt à grouper, autour des deux centres qui constituent les organes vitaux de tout service (le Bloc opératoire et le Pavillon des laboratoires) , un grand nombre de lits.
UN SERVICE DE CHIRURGIE