INSTRUMENTS DE CHIRURGIE DES ARABES
Nous renvoyons le lecteur à l’article du docteur Paul Seidmann, dans le traité de Laignel-Lavastine (vol. I, page 395), pour tous les détails concernant la vie magnifique de Galien, qui peut être considéré, avec Hippocrate, comme le père de la médecine.
Dans la belle bibliothèque de la Faculté de Médecine de Paris, les étudiants peuvent voir, à la place d’honneur, les deux bustes d’Hippocrate et de Galien.
Un des plus importants ouvrages de Galien, De V utilité des parties du corps humain, a été traduit par Daremberg.
Ligatures, résections de côtes pour empyème, résection du sternum, réduction et consolidation des fractures, traitement des luxations, trépanation et même chirurgie oculaire et chirurgie otologique, lui furent plus ou moins familiers.
Dans le domaine de la chirurgie, Galien était passé maître.
Galien est le type du savant d’autrefois, d’esprit encyclopédique, à qui l’étude des diverses sciences touchant son art ne paraissait même pas suffisante. Il eut l’ambition d’être omniscient.
« Qu’il ait savouré sa gloire, qu’il ait joui de ses succès, c’est possible ; le travail ne devait d’ailleurs pas lui en laisser beaucoup le temps. Les biens de la fortune sont venus à lui qui comparait les riches à une fontaine. « On y vient puiser l’eau tant qu’elle en contient ; mais quand elle est tarie, on y satisfait aux besoins de la nature, après avoir relevé sa tunique. » (Paul Seidmann.)