‹ Chirurgie d'ambulance; le premier traitement des blessures de guerreChapitre 13 sur 39 · I. — BLESSURES VERTÉBRALES PURES · texte numérisé non relu

I. — BLESSURES VERTÉBRALES PURES

Elles sont relativement plus fréquentes que les blessures crâniennes pures.

La moelle, entourée de son étui durai, est au large dans le canal vertébral, à distance des parois osseuses, et, de ce fait, elle échappe plus facilement et plus souvent que l’encéphale à l’action du projectile et des fragments osseux qu’il détache.

Il faut aussi se représenter que s’il y a des blessures du crâne qui peuvent s’accompagner de lésions cérébrales sans symptôme, on ne voit rien d’analogue au rachis. Il n’y a pas, dans la moelle, de zones silencieuses comme au cerveau. Quand, dans une blessure du rachis,

toute symptomatologie médullaire fait défaut, on peut être tranquille et affirmer sans crainte d’erreur que la moelle est intacte.

Les principes généraux du traitement des blessures de guerre sont applicables à ces blessures du rachis sans lésion médullaire : débridement de la plaie, extraction des esquilles libres et du projectile, après repérage radioscopique.

L’extraction du projectile peut présenter de grandes difficultés, quand il est logé dans les corps vertébraux et on peut sans inconvénient, surtout quand il y a presse à l’ambulance, réserver les interventions de ce genre pour les hôpitaux de l’arrière. Car on ne voit pas, autour du rachis, ces septicémies gazeuses ou non, qui créent l’urgence de l’extraction, quand il s’agit d’une blessure des membres ou de la fesse. Du reste, on ne peut même pas y songer, quand le projectile, éventualité fréquente, a traversé le thorax ou l’abdomen avant d’aller se loger dans le rachis.

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