IL — PLAIES DU LARYNX ET DE LA TRACHÉE
Les plaies des voies respiratoires supérieures ne provoquent pas toujours d’accidents bien marqués. J’ai vu le cou traversé par une balle dans son diamètre transversal, sans que le blessé présentât d’autre symptôme qu’un peu de raucité de la voix.
Habituellement, il y a de l’emphysème et il peut prendre des proportions inquiétantes, envahir la paroi thoracique, la face, le thorax, quand il y a un trajet ne lui permettant pas un accès facile vers l’extérieur.
Il faut bien vite débrider largement la plaie.
On peut, quand la plaie est nette, propre, régulière, tenter la suture du larynx, à condition de ne pas suturer les plans superficiels.
Certains blessés du larynx ou de la trachée présentent au contraire des phénomènes de dyspnée angoissante et progressive. L’emphysème cervical, l’affaissement du larynx fracturé, la pénétration du sang dans les voies aériennes, tout cela entraîne un état d’asphyxie progressive qui commande la trachéotomie immédiate. C’est une des opérations les plus urgentes de la chirurgie d’armée et les postes de secours devraient être tous pourvus d’une boîte à trachéotomie et d’un assortiment de canules.
Bien entendu, quand une canule de sauvetage aura été placée au poste de secours, il restera à l’ambulance le soin de débrider la plaie laryngée, afin d’éviter l’infection des lames cellulaires, si abondantes au niveau du cou.
CHÏRÜRGIS d’ambulance.