III. — LES PRO.IEGTILES INTRAPULMONAIRES
Je n’ai pas parlé de l’extraction des corps étrangers intrapulmonaires, parce que je ne crois pas que ce soit une chose à tenter, quand la blessure fraîche . La raison de cette abstention est contenue dans ce que j’ai dit sur l’inutilité et les risques de la thoracotomie d’emblée, pour le traitement direct de la plaie du poumon, par le tamponnement ou la suture.
Quant à l’extraction tardive, dans les hôpitaux de l’intérieur, que certains de mes collègues voudraient systématique, sans autre indication que celle du diagnostic radiologique, je me sens peu enclin à les suivre dans cette voie.
Quoi qu’on en ait dit, et en dépit des séries présentées
par quelques opérateurs, extraire une balle ou un éclat d’obus du parenchyme pulmonaire n’est pas une intervention insignifiante, et je demande pour la pratiquer, plus qu’une simple inmtation radiologique ; il me faut une indication précise : abcès pulmonaire, foyer de gangrène, pleurésie interlobaire, ou tout au moins des troubles fonctionnels importants.