CHAPITRE VIII
Gomment faut-il régler, dans les ambulances, le traitement des fractures des membres et des plaies articulaires ?
Voilà une des questions les plus importantes de la chirurgie d’armée. En raison de la grande variété des aspects sous lesquels elle se présente, elle soulève des problèmes thérapeutiques multiples et leur solution ne paraît pas encore établie avec toute la précision désirable.
Nous sommes partis en guerre avec une foi profonde dans les vertus de la chirurgie conservatrice. N’était-ce pas la première fois que, dans une guerre importante, la chirurgie militaire allait mettre en œuvre les ressources de l’asepsie et de l’antisepsie ?
Et voici que, comme après toutes les guerres de la période préantiseptique, comme au temps de D. Larrey et de Percy, de Baudens et de Sédillot, les discussions renaissent, contre toute attente, sur les mérites respectifs et les indications relatives de la conservation pure et simple, de l’extraction des esquilles, des résections atypiques ou typiques, et des amputations.
CHIRURGIE d’ambulance