II. — Dilatation de l'estomac
Nous parlerons ici seulement de la dilatation atonique, c'està-dire, de la dilatation dont l'origine réside dans une contraction et une résistance insuffisantes des parois de l'estomac indépendamment de tout obstacle pylorique ou duodénal.
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s (le la dilatation essentielle de 1' tomac sont celles de l'atoaie simple, dont elle est souvent l'aboutissant ; nous n'y revie udrons pas.
Symptomatologie. Signes physiqnes. — h'iii^ection ne Dons donne ici que peu de renseigaemenls et l'ondulation ipigaslrique eit fort rare si tant eU qu'elle eiinle. dans des cas d'ecLosie par relâchement de la tunique musculaire. contraire la paroi abdoifiinale est llosque, reUcliée. coni trop grande pour le contenu de l'abdomen.
La palpation montre que le bruit de clapotnge se produit bien au-dessous de l'ombilic et quelquefois même au to nage du pubis. Le bruit de succussion est per^'u facilement comme dans l'atonie simple. L'organe ne peut être percuté utilement qu'après iosufflation modérée. Si on le percute comparalÎTement après une insufllation légère etune insufflation marquée, on voit qu'il se laisse distendre arec une grande facilité et qu'il y a entre les deux contours obtenus une différence très marquée '.
' M. Zivertc u institué une série de recherches consistant, d'une . pari, à déterminer — b, l'aide de la palpation, du plmneadoscope et do la percuBEÎon après ingestion d'un mélange gazogène — ta limite droite et la limite inférieure de l'eBlomnc, et, d'antm part, à évalner — au moyen lie lnviagcs de la cavité gastrique, praliqués un certain laps de temps aprôs les repas — ]^ pouvoir mott^nr ou pins oxiusteiaenl-\e pouvoir évacualew de l'estomac. Il résulte île ces recburcheB, qui ont porté sur 30 sujets dont l'estomac foDCtiouniLil iioi'malemaat , et Bur 3S antres chez losqnuls le pouvoir évacualeur de cet organe 1 dlwt allaibli, qae, à l'état normal, la linile droite de la caTÎtë gas- I trique se ti'ouvc à une clista.Dee moyenne île S ci'ntimëtrea de la i ligne médiane du corps, tandis qu'en cas d'insuflisance du pouvoir évacualeni', la limile droite est. le plus souvent, tituée t 9 centimètres en deliors de la même Signe médiane.
Dans les cas de gastrectasi«, ce déplacement de in région pylolique à droite est plus Traquent que rahaissemunl de la limite intérieure de l'estomac. C'est ainsi que. snr les 3â rails de ce genre examinés par l'auii'ur. le premier eigne a été noté ï! fois {c'est^fa-dire dans 6;t p. 100 dus cas), ut le second seulement IR fuis (Si p. 100). M, Zïverte estime que la détermimttion de la limïle ilroïln de i'eslo- DusIJtue un élément important du disguoslie Je la gastrau-
CathëtÉrisme. — L'estomic contrairement à ce qui se passe dans l'iitonie simple contient des résidus alimentaires plus de sept heures après un repas ordinaire. Il en contient pres(pie toujours le matin à JeuD, de même il n'est pas rare de retirer aux mêmes heures une certaine quantité de suc gastrique.
La teneur de l'acidité du repas d'épreuve est sujette à de grandes morliQcations, et ne donne aucun renseignament.
Symptômes fonctionnels. — L'appétit est généralement diminué, et le malade est en proie au syndrome dyspeptique llatulent: sensition de plénitude et de pesanteur à t'épigastre, émctalion, pyrosis, prostration, somnolence, accablement, quelquefois palpitation, etgêne respiratoire. Ce sont lessympl&mes de lii myosthénie, mais plus accuses.
Contraiiement ii ce qui se passe dans In dilatation d'origine pylorique, le vomissemenl est rare. H existe presque toujours des symptâmes iatestiaaux, surtout de la constipation.
iVfai génêml eU beaucoup plus influencé que dans l'atonie «impie. Le malade est ordinairement amaigri, d'ailleurs il est rare que In dilatation de l'estomac existe à l'état isolé, elle coexiste ordinairentent avec le prolapsus de la plupart dei organes abdominavxie foie d'abord, le leio droit e=l abaissé 1 atéras est prohibi'^ et le côlon transverse tombe au vomnage du ilétpoit supérienr. Il existe une vpi itable piuoptosp L estomir lui-même est d'ailleurs fréquemment abatae en mSme temps que dilaté.
DiagnoatiQ. — Nous avons vu que la dilatation gastrtque essentielle était souvent confondue atec la gastroptose la dislocation verticale de l'estomac et la myosthénie Nous. avons dit précédemment comment on pouvait la distmgaer
tasie li^e k l'ingumsanue du pouvoir t:vj,caal u iiaestlon. Ansai convienL-il de ne [lai se bomi-r t d'habitude, à recliiirclior la limilj nfcraurc df lanL-il délimiter celui-ci en m^rae tpmps lu cil.
flHIBDRSIE DE t. BSTOUAC
de la myoslhénie. Daus la gustroplose on ne constate jamais de rétenlion sepl heures après le repas.
De plus Levbn et Barret ont montré quel parti ou pouvait tirer de leur méthode de radioscopie pour arriver au diagnostic. D'après ces auteurs, quand l'estomac est normal ou dilaté et le malade placé dans le décubitus latéral droit, on voit nettement l'ombre du liquide contenu dans la cavité, venir en contact immédiat avec la coupole diaphragmalique. Dana cette même attitude, pendant les périodes de contraction gastrique, l'estomac tout entier se présente sons l'aspect d'une masse noire, moulée exactement dans la concavité du diaphragme. S'il y a ptôse au contraire dans le décubilus latéral droit. l'ombre du liquide reste distante de la courbure diaphragmatique, et pendant les périodes de contraction gastrique, on ne voit plus la masse noire stomacale exactement moulée dans la concavité du diaphragme.
Il reste à faire le diagnostic de la variété de dilatation, et à distinguer la dilatation atonique de la dilatation d'origine pylorique.
Pronostic. — Lorsque la dilatation n'est pas très marquée, E que la tonicité de ta tunique musculaire n'est pas très aCTai- } lilie, le traitement peut guérir la dilatation. Mais lorsqu'elle a duré des années et qu elle est considérable, la dilatation n'est pas réparable. Le patient gardera toujours son estomac dilaté. Le traitement aura seulement pour objectif de modérer les troubles fonctionnels et d'i'carter les oomplica- Uons.
Traitement. — Le traitement médical est à peu près celui de l'asthénie ga.strique. A. Cromde et J. Bukenhah (de Londres) avaient obtenu de très bons résultats par les courants de haute fréquence.
Le lavage ne doit être dans cette variété de dilatation qu*un moyen accessoire et rarement employé, même dans le cas rare où il existe une rùtention importante, il est nuisible d'y recourir trop sout'cti/; en tous cas il faut laver l'osto-