BSTBBCISSBMEKT CONGÉNITAL DU PYLORE
critique des cas publiés, en contestant la réalité d'une lésion pylorique.
Depuis cette époque, les travaux se sont multipliés à ce sujet. (Cautley, Shaw et Elting, Ibrahim à l'étranger). En France, les travaux de Romme, de Gheynosse, la revue générale de Weill et Pehu, les thèses de Ddval, de Richard, l'observation de Variot, enfin en dernier lieu la thèse de Parvonat, limitent bien la question s'ils ne la définissent complètement.
Anatomie pathologique. — L'autopsie d'enfants morts avec le syndrome décrit ci-dessus, montre en général un pylore hypertrophié, quelquefois en état de contracture persistante, formant une tumeur dure nettement délimitée à ses deux extrémités. Le volume de la tumeur est variable, de celui d'un crayon à celui des deux doigts de 1«"*,4 de diamètre à 4<^%75 (Still, cas 111 et II) pris à l'extérieur, La lumière du canal pylorique subit aussi ces variations dépassant 3°^°^,5 de diamètre (Still) jusqu'à V imperméabilité complète. La muqueuse qui tapisse ce canal paraît saine, elle forme autour de l'orifice une série de plis radiés dont l'aspect ressemble pour Cautley à celui du veru moatanum. L'estomac est plus ou moins dilaté mais les grandes dilatations sont rares, et on ne trouve pas une hypertrophie nette de la musculeuse du reste de l'organe.
La coupe de la tumeur pylorique offre microscopiquement une épaisseur variable. Celle-ci peut aller de 4 millimètres à à 8 millimètres et l'hypertrophie semble le plus souvent se perdre dans les tuniques de l'estomac.
L'hypertrophie de la région pylorique porte principalement sur \di paroi musculaire ; et dans celle-ci, c'est la couche de libres circulaires qui se trouve la plus augmentée de volume. Il n'y a pas de lésions des fibres musculaires, elles seraient seulement plus volumineuses que normalement. La muqueuse sousjacente ne présente pas d'altérations, c'est à peine si on a signalé un épaississement de la couche sous-muqueuse avec quelques formations lymphoïdes.
DB I, BSTOHAC
Étiologie. — On a proposé les théories étiologiques sui-
. Anomalie congénitale due à une malformation : dévelopîpemeni exagéré (Nicoi.le, Turkel), atavisme (Lyscm). 2. L'hypertrophie résulte du spasme dû lui-même à : a) L'incoordination luasculaire due à un trouble fonctionnel
6] L'irritation gastrique (Pflavsdek) :
c) Lhyperchlorhydrie (Frëuxd) .
Les lésions que nous venons de décrire sont assez peu
f Bettes etsouTent si peu développées que l'existence de Thypcrtra-
J)kie coiigÉnitale a pu être mise en doute. S'agit-il d'une mal-
l'formation ou d'un spasme réflexe parti de l'estomac et pro-
[■roquQnt !ii contraction du pylore. S'agit-il simplement d'un
[«stomac en contraction sans aucune lésion organique cougé-
Jb'. Dans 26 cas Ppal-koler a vu l'estomac normal et la sté-
B trouvée post mortem n'était autre qu'une contracture du
Ipylore o d'un estomac fixé, iromobilisé par la mort dans une
1 fonctionnement moteur u, en contractioa
^tystoli'iue. L'estomac peut en effet se présenter en contraction
Lpersislante portant sur toute sa surface, c'est l'estomac sys-
toiiqiie. Mais la coutraction peut disparaître du reste de l'or-
Jane et ne persister qu'au niveau du pylore, c'est l'es-
mac himisystoliqiie. Si Yoa .joint à cette explication qne
3 rétrâcissement était peu naarqué, que la dilatation stoma-
iale était peu accusée et même absente, que dans certains
l>^CB3 il y avait des symptûmes d'entérite, on comprendra pour-
Mjuoi PFAUNOLBit a pu nier l'hypertrophie congénitale du
(pylore.
Les partisans de la malformation congénitale, réduits du
' D'apr^a un certain nombre d'observ niions Iseptl, Ernest HayUrd Fïdmet iiu'il (exista an nombre «^onsidùnitilo d'ttlIl^clioDB chroniques 1 4e l'ostomac dues è. uiit ùtruiiesse coogiinilale do l'uHlice pylorlqne i sont gnéries vatlIi-aleiiiONt par la );aatro-ji:junotomie. Au i|toint (le vue (tnixtonjLqiiG. cette sténose pyloriquo serait duo non BIIMB à une hypertrophie de la région pyloriqae. iiiuiig il une so E d'exagération da repli ralvuluîrc.