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Biefswe par eau-p de pointe de sabre. Itustrument pii[uaiit large) -^ Laoiiey. Un solilat de la. gante reçoit un coup de poinl.u de sabre qui pénètre dans la. poitrine entre ]efi ^• et 8* ctilos gauches, coupe le diaphragme et perfore l'esloHiac dans aa grosse tnbéroaitâ. n La donleur locale, les voiniBsements sangnins, l'isHue par la plaie des liquides qun le bleasâ avalait, enfin la direction du la ptaie ainsi que sa prorondeur ne laissaient point de doutes sur l'ouverture de l'estomac. Les premiers jours furent très orageux, le malade se trouva plusieurs fuis aux portes du tombeau. CependB.nl à l'aide de rafralchtssants, des saignées locales et générâtes, de lu. diète prolongée et des lavements émoUienls et da la position du blos^à qu'on faisait tenir cooslammout sur le câtê droit, la plaie se ricatrisa. u 11 persiste une hernie du pouinon sous la cieatrice.
Bleuure par coup de lance (survenue accidentellement dans dss charges chez des cavaliers allemands). ~ La lance s'enfonce de 17 eentimâtres dans le creux épigastrique et an brise contre la colonne vsrtéùralo. A la pean, plaie longue de 'i centimètres. lIëniat4aièseB . répétées et abondantes, faiblesse prononcée, douleur de ventre, dyspnée. pouls rapide, ventre balloiiné. Le lendemain, amëlioralion. I ko onxièiM jour, péritonitn qui rdtrocéde le qnalrii'riie jour et guértt m bout de deux mois. Cinq semaines plus tard, le blessi^ remonte & cheval, mais an bout de cinq minutes douleurs dans le dos cl la région sacrée : développement d'une alfectiun méilullalre sans doute liée à, la lésion du corps de la i' lombaire. Retraite.
Chez un autre cavalier la lance pénètre par une plaie cutanée de 3 centimètres : bématémâees, douleurs abdominales, sensibilité à 1& pression et bullonnemenl. Guiirison en 71 Jours, Il persista des troubles slomacani.
Les pluies par instrumpnCs tranahants qui produisent une grande ouverture des Mscëres et de i' estomac en particulier s'accompagnent d'une piaie au moins égale de la paroi abdO' minale. il existe à cet égard une malheureuse exceptiou pour les coups de couteau que j appelle " à l'italienne u, car je les ai surtout rencoutii?B che? des ouvriers de chantiers italiens «t le mécanisme des lésions graves qui l'accompagnent m'a élé expérimentalement démontré par l'un d'eux sur un cadavre : l'instrument est nu couteau long, étroit, tranchant comme un couteau d'amputation, dit du poignet. Le coup est donné de bas en haut et l'instrument est enfoncé dans le ventre jusqu'à la garde qui est arrêtée par la paroi abdominale ; à ce moment, le manche, est tortement atiaissÉ, il s'ensuit que la ^fi^ota et le tranchant enl'oncés profondément décrivent une
PLAIES DE l'estomac 145
longue courbe, sectionnant intestin, mésentère, estomac. Le couteau retiré, il ne reste qu'une petite plaie insignifiante de la paroi, cachant des lésions profondes et souvent irrémédiables.
Le plus souvent le contenu de l'estomac s'écoule dans le péritoine, provoquant l'infection de la séreuse. La plaie abdominale peut être très grande et la plaie stomacale petite. Dans le cas de Hévin que nous avons en vue, la portion stomacale herniée à travers la paroi abdominale avait le volume du poing et la perforation qu'elle présentait avait la largeur d'un doigt.
Dans quelques cas Cestomac a pu faire hernie et les liquides se sont écoulés au dehors.
Un soldat présentait à l hypochondre gauche une plaie par coup de tranchant de sabre, longue de quatre travers de doigts, par laquelle sortait du lait avec lequel le blessé s'était désaltéré quelque temps auparavant. A chaque effort pour vomir l'estomac avec sa perforation se montrait à la plaie. PoNY et Bricot n'hésitèrent pas à suturer le viscère après l'avoir attiré au dehors, et le blessé guérit.
Ces cas sont très rares, de par la position élevée de l'estomac sous les côtes et ne s'expliquent que par l'état de dilatation physiologique ou pathologique de l'organe.