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SYMPTOMATOLOGIE DU CANCER DE L'ESTOMAC

On peut, à l'exemple des classiques, essayer de donner du cancer de l'estomac un tableau clinique prétendant s'appliquer à la plupart des cas. Mais l'inconvénient de cette manière de faire est de laisser souvent le médecin dans l'embarras, car deux malades peuvent simultanément se présenter à lui porteurs l'un et l'autre d'un cancer stomacal, et affligés cependant de troubles entièrement dissemblables. Les causes sont nombreuses, en effet, qui modifient l'aspect de la maladie : siège de la tumeur, structure histologique, extension plus ou moins grande aux parois de l'organe, âge du sujet, etc., de sorte qu'une description d'ensemble de cette affection, outre qu'elle serait diffuse, désordonnée, fastidieuse, présenterait surtout le gros désavantage de n'être applicable à aucun malade et se bornerait à dire Dyspepsie, hematémèse noire, tumeurs, amaigrissement progressif, teinte jaune paille.

Il est plus conforme à la réalité des faits de décrire des formes cliniques du cancer de l'estomac qui sont, comme l'écrit justement M. Bard, « des subdivisions d'une maladie unitaire en groupements de cas similaires, assez rapprochés par leurs caractères symptomatiques essentiels et par leur évolution pour constituer de véritables unités en possession d'une certaine autonomie ». Quant à l'établissement de ces formes cliniques,

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il doit être fait sur des bases solides et non conventionnelles, qu'on peut diviser en trois classes : l*' caractères macroscopiques de la tumeur surtout, visant son siège, sa topographie stomacale ; 2"^ caractères histologiques de la tumeur, ces derniers ayant une importance moindre que les précédents; 3^ existence d un symptôme ou d'un groupe de symptômes tellement marqués et saillants qu'ils donnent à la maladie nne physionomie particulière.

M. Bard, dont nous avons adopté la classification, admet trois formes cliniques principales ba^es sur le siège du néoplasme : 1<* des formes pyloriques, dans lesquelles prédominent les troubles de sténose pylorique ; 2** des fohmes extra -pyloriques , caractérisées surtout par les perversions glandulaires, les troubles des actes digestifs; 3** des formes sous'péritonéales, plus rares et moins nettement accusées an point de vue clinique.

Des subdivisions doivent être établies, dans les deux premiers groupes surtout, les plus intéressants pour le chirurgien, et il faut y distinguer des formes typiques, des formes frustes, des formes larvées. « Les formes typiques sont celles qui reproduisent dans leur ensemble, et assez au complet pour être facilement reconnaissables, les symptômes cardinaux de la maladie. Les formes frustes sont celles où Tabsence de Tun des termes habituels du syndrome enlève à celui-ci quelque chose de sa netteté ordinaire . Les formes larvées sont celles où un symptôme, étranger au type habituel, occupe le premier plan du Uibleau morbide et met un masque sur la physionomie habituelle de ce dernier » (Bard-.

Au point (le vue chirurgicdL on devrait décrire : un cancer (it:s orifices et un cancer des faces ou courbures formes les moins int«'Tessantes au point de vue chirurgical.

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