TUMEURS NON CANCÉREUSES
MicKE une ulcération du myome détermina la mort par hémorragie.
Fibromes et fibrosarcomes. — Ces tumeurs peuvent aussi se pédicuiiser vers la cavité gastrique, le cas de Robert est une belle observation de sarcome plexiforme pédicule, présentant à son sommet une ulcération qui avait déterminé une hémorragie mortelle. 11 existe au musée Dupuytren des pièces semblables ; dans presque tous ces cas les malades ont succombé à une hémorragie.
En somme f il y a deux sortes de polypes, les uns petits, multiples, coïncidant avec des lésions de gastrite chronique sont absolument latents ou se rencontrent chez des individus qui présentent des symptômes de gastrite chronique , les autres volumineux sont souvent aussi latents malgré leur volume et leur siège voisin du pylore (cas de Gornil) mais peuvent dans certains cas s'accompagner d'une symptomatologie grave : hématémèses, troubles de nutrition allant jusqu'à la cachexie, attribuables à Tobstruction du pylore ou encore à la gêne apportée dan§ le fonctionnement de l'estomac par le volume même de la tumeur (cas de Ghaput). Il est intéressant de connaître ces faits qui même dans des cas paraissant désespérés justifient la pratique de la laparotomie exploratrice.
2<> Tumeurs inûltrant les parois gastriques. — Adénomes. — A côté des adénomes polypeux, il existe des adénomes en nappe, bien décrits par Ménétrier. Les lésions histologiques des glandes sont analogues dans les deux cas, mais l'hypertrophie se manifeste sur une plus grande étendue dans l'adénome en nappe. La muqueuse épaissie, irrégulière, mamelonnée, revêt alors un aspect que l'on compare à celui des circonvolutions cérébrales. D'ailleurs dans ce cas aussi l'on retrouve sur toute la muqueuse gastrique des lésions d'inflammation chronique et la parenté de ces deux formes d'adénomes est bien établie par ce fait qu'elles peuvent coexister (Ménétrier).
Si la rausctilaris mucoss est intacte dans ces formes d'adénome et limite, comme nous l'avons vu, les lisions en profondeur, il n'en est plus de môme dans une autre forme d'adénome que nous allons maintenant décrire, Vrtititume 6ni»nerien. Ua été décrit pour lapremière fois par Haykm (fui «n a rHpjiorté deux cas, depuis irtâs oiservatïons ont éW publiées, celles de S<>ci:* el BKSSAtrbit, Uartscasn et SwcrpiUiT, de Rui'ViLLE et Martin, La ressemblance des figures reproduites par ces divers auteurs est telle qu'on les croirail dessinées d'après ks mêmes préparations et qu'il est impossible de nier l'existence et l'individualité des lésions qu'elles représentflBt. Le caractère essentiel de ces lésions, c'est qu'il y a des culs-de-sae glandulaires hypertrophiés au-dessus et tiu-itessotts de la mmeularis mueosx, quelques-uns envahissent mime la couche mmeulaire. On pourrait croire qu'il s'agit de la transformation maligne d'un adéniîme dont les éléments épithélianx commencent à envahir les couches profondes, c'est d'ailleurs l'opinion de Mbnétbieh. Mais outre que les cellules ne sont nullement atypiques et ne paraissent pas appartenir â une tumeur maligne, il faut se rappeler que certaines glandes de l'estomac, les ftlandes de Brunner présentent *ûnt à fait la disposition que nous venons de décrire, elles se rencontrent il esl vrai surtout au niveau du duodénum et c'est d'ailleurs là que siégeaient trois des adénomes cités pins haut, mais il en existe aussi en quantité plus ou moins considérable sur loulela surface de la mnqneuse gastrique et il est conforme aux données delà pathologie générale de penser que l'hypertrojAie de ces glandes, l'adénome développé à leurs dépens, présentera l'aspect qne nous avons décrit plus haut.
La surface occupée par l'adénome brnnnérieit est conaidéraile dans l'observation de Socca et Bcusai'de, 11x8 cm. Son tissu paraît pen résistant â, l'action du suc gastrique, dans toutes les observations les auteurs ont noté de« ulcératiims qui dans deux cas (Havem, de Rouville et Martin} ont amen* la perforation et ta mort par péritcnite.
Quelle est la cause de ces néoproductionaî Hai'ser a décrit autour des ulcères chroniques des pi'oduclions adénomntenses
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formées par des glandes de Brûnner, il y a dans le Traité de pathologie générale de Bouchard (article de Ménétrier sur les Tumeurs) une belle* figure représentant ces lésions. On pourrait à la rigueur se demander si la formation de l'adénome brunnérien n'est pas consécutive à l'existence de l'ulcération que l'on retroure dans chaque cas. Mais dans les productions adénomateuses qui entourent les vieux ulcères, les glandes hypertrophiées par places sont en d'autres points étouffées par du tissu scléreux abondant, tandis que dans l'adénome l'hypertrophie glandulaire est identique dans tous les points. D'ailleurs cette interprétation n'aurait aucune valeur dans les cas de vaste adénome. Socca et Bensaude les considèrent comme une malformation congénitale, comme un groupe de glandes pyloriques aberrantes.
On a signalé dans les observations que nous avons rapportées des points ou la tumeur dégénérait en cancer ; on peut répéter à ce propos ce que nous avons dit plus haut à propos de l'adénome polypeux, mais il faut ajouter que le diagnostic histologique est souvent difficile et qu'il est douteux lorsque le malade est en bonne santé six ans après (cas de Soupault) .
Liinite plastique. — C'est Brinion qui a donné ce nom à l'affection que nous allons décrire. Ce vocable a l'avantage de rappeler l'aspect des lésions (reteexlino factum) sans rien préjuger de leur nature ; avant Brinton, Handfield Jones a décrit cette affection sous le nom de fibroïd induration et Haberson sous celui de maladie fibreuse du pylore. Les lésions histologiques ont été étudiées par Hanot et Gombault, Bret et Paviot, PiLLiET et Chaput. 11 faut aussi citer les articles de Brissaud, de Œttinger et enfin la thèse de Tourlet où sont réunies 41 observations.
Les lésions sont généralisées à tout l'organe, c'est la forme la plus rare, ou localisées au pylore, c'est la forme la plus fréquente, celle qui a d'abord été décrite par les auteurs; d'ailleurs même dans la forme généralisée les lésions sont en général plus prononcées au pylore. On cite comme tout à fait
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CRinURGrE DS t. KTOM.U
I dnns le(|uel les lésious siÔReaieni
exceplioniiel le cas de sar la grosse lubérositi
Les parties malades épaisses et rigides 'ne s'alTuissent pa; lorsqu'on pose le viscère sur la table d'autopsie. Suiranl k siège du mal, le volume de l'estomac est différeot : l'oi^ant est dilaté daos l'hypertrophie fibreuse du pylore, il est au coatraire géuéraleraent rétréci dans la forme généralisée. Uaos l'observaliun rapportée par M^vu Robsox il avait le calibre de l'intestin grfte. Sur une coupe on se i-end bien compte de l'épaisseur des parois qui peut être jusqu'à 6 el 7 fois l'épaisseur normale, elle diminue en amont où les parties malades se confondent insensiblement avec les parties saines, tandis qu'elle se termine brusquement au pylore qui fn il dans le duodénumuue saillie ressemblant au museau detauche. Le calibre du pylore peut t'ire rétréci au point d'empCchei' même le passage des liquides.
Les parties épaissies apparaissent sur la coupe rf un blaur nacré ou grisâtre, rappelant dit Bouveret s le tissu tendineux ou le tissu cellulaire sous-cutané des Œdèmes chroniques ". Eu regardant de près on arrive à distinguer les dilféren tes couches qui composent la paroi et l'ou remarque que l'augmentatiou d'épaisseur porte surtout sur la sous-muqueuse ' d'où partent des faisceaux ribreux qui en filaments nacrés envahissent la tunique musculaire etpénétueut jusqu'au lissu cellulaire sousséreux. La muqueuse eut parfois rugueuse et peut présenter de véritables saillies polypoîdes, on y rencontre quelquefo^ des ulcérations. Le péritoine est sain dans quelques observations, dans d'autres il est dépoli, opaque, couvert Je fausse» membranes; ces lésions ont été décrites par HANOTetGoBiBAL'u aous le nom de rétro-pcrilomlc calleuse. Dans certaines observations l'iuduration s'csl propagée aux organes voisios, le& épiploons épaissis, indurés englobent l'estomac dans une masse fibreuse dont il est diflicile de le libérer, le foie, le paucréas, la rate, le cûlon Iransverse sont envahis; dansuucftsie