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COMPLICATIONS DE LA GASTROSTOMIE ET LEUR TRAITEMENT

Je devais exposer ces principaux procédés de gastrostomie mais je puis indiquer maintenant les conclusions de ma pratique.

Lorsque les sujets à opérer sont débilités, faméliques et en hypothermie, comme cela est malheureusement encore la règle, le procédé simple sans anesthésie générale avec valvulation à la Fontan me donne de très bons résultats. Il remplit les conditions de rapidité opératoire indispensable dans ces cas. Si au contraire l'état général du malade permet une opération longue avec anesthésie générale, la torsion de Ullmann

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Lonligouro et le Marwedel donnent de bons résultats, peut-être avec une sécurité plus grande, surtout dans les premières semaines. Toutefois, il faut bien savoir que le succès de la continence n'est pas certain, malgré le procédé le mieux exécuté vous pourrez voir survenir plus ou moins tard rincontinence et tous ses inconvénients. Il y a dans leur production un facteur mal étudié : l'intolérance gastrique, l'état du sujet, l'acidité du chyme.

J'insiste sur les termes, sans perdre de temps, ils ont une importance toute particulière en chirurgie gastrique. Les lésions contre lesquelles nous avons à intervenir provoquent une dénutrition rapide; l'organisme se défend alors en utilisant ses réserves et ses propres matériaux constitutifs. L'alimentation insuffisante est remplacée par Tautophagie tant que les compensations peuvent s'établir, l'équilibre persiste et souvent les malades semblent présenter une résistance suffisante ; mais souvent la faillite de l'organisme se fait brusquement et le sujet qui se promenait encore deux ou trois jours auparavant succombe en vingt-quatre heures. J'ai été témoin d'un fait de ce genre chez une femme atteinte de sténose pylorique, très amaigrie, très déprimée, mais faisant encore sa promenade au grand air chaque jour. Je proposai une intervention à très brève échéance ; pour diverses raisons, la malade ne pouvait être opérée que quatre jours plus tard. Lorsque je la vis lu veille de son opération, je la trouvai en hypothermie, les extrémités froides, subdélirante, aucune intervention ne fut possible et malgré tous les stimulants employés elle succombait le lendemain. Il n'y a rien là qui doive nous surprendre, c'est ainsi que meurent les faméliques, c'est ainsi que meurent les anuriques, présentant jusqu'au dernier jour l'aspect d'une résistance organique relativement suffisante. La suppléance viscérale et cellulaire lutte jusqu'à la fin, mais dès qu'elle devient insuffisante, toutes les réserves étant épuisées, la mort a lieu brus(iuement. Aussi dans tous ces états pathologiques, convioulil de ne pas diiïérer trop longtemps une intervention inévitable.

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