VIII. — TRAITEMENT POST- OPÉRATOIRE
Le ventre est fermé ; le pansement est fait; l'opéré est rapporté dans son lit chaud. Il est réveillé, réchauffé. Que convient-il de faire ? Deux cas peuvent se présenter : i° l'opéré^a subi une entérostomie, c'est-à-dire que le chirurgien a établi un anus artificiel; 2° l'opéré a subi une entérorraphie quelconque, entérorraphie latérale, transversale ou circulaire, entéro-anastomose.
Le premier cas est spécial : l'opéré doit être traité comme tout laparotomisé ordinaire, avec les soins que réclame son anus anormal pour lui-même.
Le second cas est particulièrement intéressant. Tout sujet ayant subi une suture intestinale quelconque se trouve dans la double position d'un laparotomisé ordinaire et d'un entérorraphie', que l'on me passe le néologisme. Comme laparotomisé, il exige des soins particuliers ; comme entérorraphié, il réclame des ménagements spéciaux. Je suis de ceux qui pensent qu'il importe de rétablir au plus vite les fonctions intestinales chez les laparotomisés, et principalement chez ceuxdontl'intestin a été hernié et étonné par des manipulations. Non seulement le retour de la contractilité intestinale témoigne de l'asepsie péritonéale, mais il la procure; car