‹ Chirurgie de l'intestin [electronic resource]Chapitre 18 sur 95 · ACCIDENTS · texte numérisé non relu

ACCIDENTS

la constriction siège sur une région plus élevée du tube intestinal, les opérations sur l'intestin grêle exposent plus au choc lorsqu'elles portent sur le jéjunum que lorsqu'elles portent sur l'iléon. Le voisinage du plexus solaire y est évidemment pour beaucoup.

La longueur de l'opération résulte de la minutie des sutures; c'est pourquoi un grand progrès a été réalisé le jour où, grâce au perfectionnement des sutures et à l'invention du bouton anastomotique, il a été possible de taire avec sécurité, en quelques minutes, une entérorraphie circulaire ou une entéro-anastomose qui naguère réclamait plus d'une heure. La rapidité de l'opération constitue en réalité la meilleure garantie contre le choc: ce n'est pas tant en effet l'intensité que la durée de l'irritation opératoire de l'intestin qui constitue le danger. La meilleure preuve en est donnée par l'expérience clinique qui affirme que, à asepsie égale, plus une opération intestinale est courte, moins elle est grave.

La péritonite par perforation ou sphacèle de l'intestin résulte d'une faute opératoire, à savoir : choix d'un mauvais procédé de suture, compromettant la vitalité des lèvres de la plaie intestinale; dissection du mésentère dans l'entérectomie (voir Entérectomie) ; application de la suture sur un intestin malade et par conséquent a priori mal nourri.

La septicémie intestino-péritonéale est la conséquence ordinaire d'une infection au cours de l'opération ou de manipulations trop violentes de l'intestin opéré.

L'obstruction intestinale par rétrécissement dépend d'une suture mal faite; par coudure ou par brides, elle résulte d'adhérences intestinales ou épiploïques, qui, les unes et les autres, ont pour origine une péritonite adhésive, dont les causes sont multiples. Je n'ai pas à reprendre ici et à critiquer les nombreux travaux qui ont été faits sur les causes des adhérences péritonéales après la laparotomie. L'irritation simple, née du contact et des manipulations les plus aseptiques y suffit-elle? Ou bien faut-il une inoculation mitigée, purement phlogogène ? Je ne résoudrai pas la question : toutefois je répondrai volontiers par l'affirmation à la deuxième partie; et cela parce que toutes les laparotomies où l'intestin a été manipulé ne laissent pas d'adhérences.

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