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CHAPITRE III

ENTÉRORRAPHIE LATÉRALE.

Etymologie. — Evrepov, intestin; pacpew, je couds.

Synonymie. — Entérorraphie partielle. — Suture latérale de V intestin.

Définition. — On désigne sous le nom d'entérorraphie latérale toutes les opérations de suture partielle de la paroi intestinale.

Historique. — Il faut distinguer deux chapitres dans l'histoire de l'entérorraphie latérale. Le premier est celui de l'entérorraphie, appliquée aux plaies de l'intestin ; le deuxième est celui de l'entérorraphie latérale dans le traitement de la hernie étranglée.

Les premières observations bien nettes d'entérorraphie latéral e pour plaie de l'intestin, sans parler de Gelse, de Galien, de Rhazès et d'Abul-Kasem, appartiennent à des médecins italiens du moyen âge, Salicetto, Mondini de Luzzi, et à Guy de Chauliac, etc. Puis vint Palfyn, avec un point de suture suspenseur, sans nœud (suture en anse), qui porte son nom et qui fut repris plus tard par Le Dran. Garengeot (1748), le premier, fait un surjet; il est imité par Sabatier, Richerand et Bell. Tous ces chirurgiens affrontaient simplement l'une à l'autre les deux tranches de la plaie intestinale ; Chopart et Desault (1784) cherchèrent à produire l'invagination dans les plaies transversales; Cooper proposa la ligature, affrontant les muqueuses pour les petites plaies. Mais, c'est surtout à partir de Jobert (1824) et de Lembert (1 826) que l'opération se perfectionna- Le principal progrès était alors réalisé. A dater de là, en effet, l'histoire de l'entérorraphie latérale est uniquement faite de perfectionnements de détail dans la technique de la suture et aussi dans l'établissement des indications. Je citerai, en ce qui concerne la technique, les procédés de réunion instrumentale de Reybard (1827), Bobrik (i85o), Bouisson (1 85 1), Péan (1869), Bérenger-Féraud (1869), Faure et Suarez (1895); la greffe intestinale de Gély (1844), Privât (1845), Chaput(i896). Enfin, en ce qui touche les indications, les travaux de Chaput (1896).

Le deuxième chapitre, celui de l'entérorraphie latérale au cours de la kélotomie pour hernie étranglée, a été ouvert plus récemment. Il semble que ce soit Huguier qui, le premier, ait proposé de corn-

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bler par une suture partielle les perforations ou les menaces de perforation de l'intestin étranglé. Huguier fut suivi par Giraldès, qui cita sept opérations faites par Astley Cooper, Lawrence, Gibson, Cloquet et Laugier ; mais ce fut surtout Barette (1882), qui démontra l'importance et fixa les indications de l'entérorraphie latérale au cours de la kélotomie.

Xechnique opératoire. — I. Avant l'opération. —

i° Anesthésie. — L'anesthésie générale est indiquée par la laparotomie même qui va aboutir à l'entérorraphie latérale.

20 Antisepsie préopératoire. — On fera l'antisepsie préopératoire dans les cas rares où l'opération ne sera pas faite d'urgence. En général, il s'agit d'une plaie accidentelle ou opératoire de l'intestin et le chirurgien n'a pu préparer son opéré.

3° Aides. — Ce sont ceux d'une laparotomie pour intervention sur l'intestin.

40 instruments. — Matériel habituel de la laparotomie ou de la suture intestinale : suture classique avec des fils, ou suture instrumentale. Le lit à renversement peut être très utile.

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