INCISION DES ABCÈS PÉRI-CJECAUX
Si les abcès péri-cascaux peuvent avoir pour origine une typhlite vraie, ils dépendent le plus souvent d'une appendicite. Mais si l'appendicite est la cause, c'est l'abcès qui constitue le danger, à telles enseignes qu'on peut se borner à traiter l'abcès, en respectant l'appendice malade. Il convient donc d'étudier à part l'ouverture des abcès péri-caecaux d'abord, la résection de l'appendice ensuite.
A quelques rares exceptions près, les abcès péri-cascaux ou périappendiculaires siègent dans la cavité péritonéale, où ils sont enkystés par des anses intestinales soudées au moyen d'adhérences. Il faut donc ouvrir la cavité péritonéale pour atteindre ces abcès.
Technique opératoire. — 1. Anesthésie. — L'anesthésie locale par la cocaïne peut suffire. Cependant, l'immobilité et par conséquent la confiance de l'opéré, sont indispensables ; un faux mouvement risque de causer la rupture ou la déchirure d'adhérences protectrices. En outre, la manipulation intestinale, nécessitée par la résection de l'appendice, qui est le complément habituel de l'ouverture des abcès, le lavage de la cavité purulente, comportent une douleur non cocaïnisable ; c'est pourquoi je préfère l'anesthésie générale.
2. Antisepsie. — C'est l'antisepsie commune à toutes les opérations. Il faut, en outre, prévoir le lavage de la cavité purulente au moyen de l'eau boriquée à 4 0/0 ou de l'eau bouillie, voire même de la solution de permanganate à 1/1000.