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ACCIDESTS SURVENANT PENDANT L'OPÉRATION

clignement. Il suffit, pour le faire disparaître, de saisir aussitôt entre le pouce et l'index la lèvre ciliaire de la paupière supérieure qui est attirée en avant et réappliquée au-devant du lambeau.

Le renversement n'a d'inconvénient que s'il accompagne l'issue du corps vitré, et c'est le cas le plus fréquent. Il est alors d'autant plus redoutable qu'il en facilite l'écoulement, cl la petite manœuvre que nous venons d'indiquer, nécessaire pour réappliquer le lambeau, augmente encore cet écoulement cl ne réussit pas toujours à le maintenir en place.

En cas d'échec, une rondelle mouillée est appliquée sur les paupières et on attendra quelques minutes ; le lambeau se remet souvent de lui-même en bonne position. Sinon, on cherche à le réappliquer et il est important de s'assurer, avant de faire le pansement, qu'il ne demeure pas renversé. Sans doute, la coaptation se fait d'ordinaire sous le pansement, mais il n'en est pas toujours ainsi : une inflammation adhésive peut se développer entre les deux surfaces épithéliales de la cornée mises en contact, la plaie est largement ouverte et l'infection très facile, la lèvre cornéenne de l'incision venant se mettre en rapport avec le bord ciliaire de la paupière supérieure et avec la conjonctive palpébrale.

Elle est cependant rare. Peu à peu le lambeau revient sur luimême, mais il persiste un enclavement énorme et le résultat optique est toujours très défectueux, presque nul le plus souvent. Ce renversement du lambeau, qui est un des principaux dangers de la perte du vitré, ne persistera jamais si on a fait la suture de la cornée ou le lambeau à pont conjonctival.

'■'> Collapsus de la cornée. — Il s'observe chez les sujets très âgés et sur les yeux d'une tension inférieure à la normale ou lorsque la cocaïnisalion a été très marquée et faite longtemps àT avance. Souvent aussi on ne trouve aucune cause pour l'expliquer. Aussitôt après la section, la cornée se déprime en cupule, formant avec l'iris un véritable entonnoir ; le corps vitré semble quelquefois participer à ce trouble. L'accident n'a aucune importance et ne gêne pas la cicatrisation. Il favorise seulement l'introduction de bulles d'air au cours de- manœuvres d'extraction. Celle-ci, qu'on avait accusées autrefois de déterminer l'infection, ne présentent aucun inconvénient. On peut le plus souvent les refouler par des pressions douces avec la spatule sur la cornée. Et s'il reste quelques bulles dans la chambre antérieure, elles se résorbent d'elles-mêmes.

o Hémorragie expulslve. — Cet accident, signalé pour la première fois par \\>n/< l. estlrès rare (0,2 p. 100 environ II peut suivre immédiatement l'opération ou apparaît quelques heures après. Nous I étudierons plus bas avec les complications |>ost-opératoires. L'bypertonie pré opératoire doit le faire craindre.

7'1 Collapsus scléral (Ophtalmorhalacie). — Le collapsus, au lieu de se limiter à la cornée, ce qui est fréquent, s'étend à la totalité du globe, qui devient brusquement très hypotone. La plaie demeure béante sans que le cristallin ait tendance à s'échapper; il faut faire l'extraction avec la curette mousse, l'anse de Snellen, quelquefois même avec le crochet harpon, le cristallin ne pouvant être mobilisé par manque de point d'appui postérieur. On en connaît une quarantaine d'observations (Canlonnet, Le Roux, A. Terson, Santos Fernandez, etc.).

Les suites opératoires sont généralement bonnes ; quarante-huit heures après, la chambre antérieure est reformée et l'œil a repris son aspect normal. Comme le collapsus de la cornée, la cause en demeure mal connue; sans doute s'agit-il d'une déshydralaLion brusque du vitré entraînant sa rétraction momentanée.

8° Hypertonie passagère. — Comme le collapsus, elle paraît la conséquence d'une variation brusque de l'équilibre hydrostatique du vitré, d'origine réflexe, mais en sens inverse. Il n'est pas rare de voir après l'extraction, en dehors de toute pression sur la coque oculaire, le vitré gonfler légèrement et venir entr'ouvrir les lèvres de la plaie. L'occlusion de l'œil pendant quelques minutes suffit pour tout faire rentrer dans l'ordre '.

Cet œdème essentiellement fugace, d'origine réflexe, occasionné sans doute par les modifications brusques imprimées aux conditions d'équilibre de l'œil, pourrait expliquer les poussées de glaucome qui peuvent survenir toutes les fois que le vitré est intéressé (après la discision des cataractes secondaires par exemple).

SUTURE DE LA CORNÉE. LAMBEAU A PONT CONJONCTIVAL. LAVAGE DE LA CHAMBRE ANTERIEURE. PARALYSIE DE IJORBICULAIRE.

Pour éviter les complications les plus graves de l'opération de cataracte, en particulier le prolapsus de l'iris (total avec l'extraction

1. Une fois même l'œdème vitréen était tel que nous vîmes, au moment de faire le pansement, la paupière supérieure soulevée par le vitré largement prolabé entre les lèvres de la plaie cornéenne. Ayant cherché en vain, en attirant la paupière supérieure en bas et en avant, à réappliquer le lambeau, une rondelle mouillée lui posée, et quel ne fut pas notre étonnemenl «le sentir le gljbe se durcir fortement sous le doigt qui maintenait doucement les paupières fermées. Comme le pansement allait être mis nous sentîmes le globe s'affaisser sous le doigt et la tension redevenir normale. En relevanl la paupière on

ruopiniAMi-: de certains accidents

simple, partiel el réduit aux angles du colobomc après l'iridcctomie, on a modifié la forme, les dimensions el la nature du lambeau : lambeau cornéen avec suture, lambeau cornéo-conjônctival, etc.).

Deux modifications doivent être retenues : la suture de la cornée et le lambeau à pont conjonctival. Les autres moyens ont pour but d'éviter la rétention des masses, opacifiées et la formation des cataractes secondaires. Nous avons indiqué déjà l'arrachement partiel de la crislalloïde antérieure avec la pince capsulaire. Certains auteurs pratiquent le lavage de la ebambre antérieure. La méthode, si elle ne doit pas être généralisée, répond à certaines indications.

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